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26 février 2008 2 26 /02 /février /2008 17:36
  
 






























Texte intégral de l'article de l'Avenir de l'Artois:

Le Dr Lacaze, poursuivi
par l'Ordre des Médecins du Pas-de-Calais.
Le Conseil Régional prononce la relaxe

"C'est un jugement très important que vient de rendre le Conseil Régional de l'Ordre des Médecins. Il s'agit à n'en pas douter d'un début de reconnaissance des médecines différentes. Le dossier soutenu contre moi par le Conseil de l'Ordre du Pas-de-Calais était vide. Il évoquait un soit disant exercice illégal de la médecine, or je suis toujours régulièrement autorisé à pratiquer la médecine en France" nous déclare le Docteur Jacques Lacaze à la sortie du «tribunal» organisé samedi dernier à Lille. «Aucune sanction ne sera prise contre vous, aucune faute n'a été commise» tels furent tes propos du Président du Conseil. Les nombreux amis du docteur Lacaze présents dans la salle pour le soutenir applaudirent à l'annonce du jugement.
    
Soigner hors des sentiers battus
Jacques Lacaze est médecin, installé à Liévin, rue Emile Zola, il pratique régulièrement l'homéopathie, la phytothérapie, l'oligothérapie soit comme thérapeutiques principales, soit en complément de traitement chimiothérapiques. Mais le docteur Lacaze n'hésite pas pour autant à recourir à la médecine traditionnelle lorsqu'il le juge nécessaire.
Dans le rapport présenté par M Soulier devant le Conseil Régional de l'Ordre, il n'était fait aucun reproche sur le plan médical au docteur Lacaze. Aucun médecin ne s'était vraiment élevé contre les thérapeutiques prèconisées. Aucun patient n'avait porté plainte contre le Docteur Lacaze. Pourtant, selon le Docteur François, chef de service au Centre Hospitalier de Lens, M. Lacaze est un «gourou qui influence ses malades». Il est vrai que le docteur Lacaze a utilisé pendant quinze années une plante venue du Nord Cameroun pour traiter un patient atteint d'une maladie de Kahler. Or pendant toute cette période, le docteur François lui-même ne pouvait que constater le bon état de santé de ce malade. En 1994, ce patient décédait d'un cancer du colon après un traitement chirurgical et chimiothérapique. Ce n'était donc pas la maladie de Kahler qui avait entraîné son décès.
 
Un Ordre trop conservateur
Le fond de l'affaire qui oppose le docteur Lacaze à ses pairs semble plutôt reposer sur les prises de positions du docteur contre le Conseil de l'Ordre. Jacques Lacaze reproche au Conseil de l'Ordre son conservatisme et son corporatisme. Selon lui: «L'art de guérir ne se décrète pas. Cet Ordre a été créé en octobre 1940 sous le régime de Vichy. N'oublions pas qu'en 1962, l'Ordre condamne la contraception, avant de lutter contre la légalisation de l'avortement. Ces faits souligne l'enracinement profond de cette institution dans un système politique unanimement rejeté.»
Pendant plusieurs mois, le docteur Lacaze refusera de payer sa cotisation à l'Ordre sur ordre de son syndicat, le SMG (Syndicat de la Médecine Générale). Condamné, comme ses confrères, il remboursera ce qu'il n'a pas payé.

Enfin, dans une lettre adressée au Professeur Devulder, doyen de la Faculté de Médecine, le docteur Lacaze soulignait l'intérêt d'une médecine de terrain et la nécessaire collaboration des médecines. Certains médecins crurent voir dans ce courrier une remise en cause des méthodes d'enseignement et des qualités pédagogiques du professeur Devulder. D'après Jacques Lacaze, il existe « une volonté de me nuire alors que rien de précis ne m'a été reproché". Dans l'un des bulletins de l'Ordre des Médecins du Pas-de-Calais, son Président dans son éditorial fixe comme l'une de ses priorités: «l’action à rencontre de confrères considérés depuis longtemps comme dénaturant l'image du corps médical» et qui étaient jusqu'à présent «bien peu inquiétés».
 G. Leroy

 

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