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3 septembre 2009 4 03 /09 /septembre /2009 20:18

En Belgique, ça ne traine pas! La réponse aux dix questions citoyennes posée en fin de matinée ce 3 septembre recevaient une réponse dès 19 heures par la voie du site du journal Le Soir. 

Il va de soit, que les remarques de mes amis belges sur les réponses faites seront publiées dès que reçues. Daniel Reynders reprend plusieurs affirmations des autorités politiques et scientifiques sans vraiment donner une justification.... A suivre....


A/H1N1 : les réponses de Daniel Reynders

FREDERIC SOUMOIS

jeudi 03 septembre 2009, 19:20

Exclusif Des citoyens ont adressé une liste de questions au gouvernement sur les différents aspects de la vaccination contre la grippe A/H1N1. Le docteur Daniel Reynders, en charge de la cellule Influenza, leur répond.

A/H1N1 : les réponses de Daniel Reynders

Belga


Quelle sera la composition exacte des vaccins choisis ?

Il apparaît en effet que certains vaccins risquent de contenir des adjuvants et conservateurs reconnus comme toxiques.

Ces adjuvants ne sont pas toxiques pour la santé, aucune étude scientifique ne l'a démontré. Ils ont été longuement testés depuis des années dans d'autres vaccins contre la grippe. Ils aident à obtenir une meilleure immunité contre le virus avec une dose moindre d'antigène. Choisir un vaccin avec une grande proportion d'adjuvants (85 %) et moins d'antigène peut permettre justement de pouvoir s'adapter plus vite si le virus mute, car il suffira de changer la souche en gardant l'adjuvant. Il n'y a pas d'inquiétude à avoir : c'est pour établir la sécurité du vaccin que des tests cliniques à grande échelle sont actuellement menés.


Pourquoi vouloir mettre en place une loi d'exception sur la vaccination, alors que la pratique médicale est généralement bien acceptée par la population ?

Cette loi n'est pas destinée à imposer un quelconque traitement à quiconque. Elle permettra, avec toutes les garanties démocratiques nécessaires, la réquisition de personnel, non seulement médical, mais aussi d'autres personnes qui pourraient être nécessaires pour garantir la santé publique. La loi permet aussi de distribuer, le cas échéant, des médicaments hors des pharmacies, voire de relever les limites de dons du sang (actuellement quatre fois par an). Elle permet aux médecins à la retraite ou aux étudiants en dernière année d'aider au traitement. Mais aussi de réquisitionner du personnel d'entretien dans les hôpitaux. Il n'est pas question d'imposer un quelconque traitement médical ou une vaccination.


« Pourquoi cette idée de vouloir contraindre la population à se faire vacciner ? », a interrogé Marie-Rose Cavalier, ancienne députée wallonne écolo.

Comme révélé en exclusivité dans le Soir du 18 août, la vaccination ne sera pas obligatoire dans notre pays. Ce n'est pas nécessaire.

Cela restera une décision individuelle. Seule la polio est une vaccination légalement obligatoire. Chacun devra peser avantage et inconvénient en fonction de sa propre situation et des personnes éventuellement affaiblies qui vous sont proches. Par ailleurs, la vaccination est aujourd'hui un geste sûr et sans contre-indications majeures.


Comment être sûr que des effets secondaires graves ne se manifesteront pas à long terme ? Qu'en est-il de la vaccination massive de 46 millions d'Américains contre la grippe porcine en 1976, pour une pandémie qui n'a jamais eu lieu ; une vaccination qui, selon lui, a généré 500 cas de paralysie de type Guillain-Barré et des milliers de plaintes introduites pour dommages à la santé.

Ce n'est pas du tout le même vaccin qu'en 1976, on ne peut donc supposer a priori qu'il aurait les mêmes effets secondaires. Ensuite, on n'a jamais prouvé scientifiquement que les maladies neurologiques de Guillain-Barré auraient été causées ou déclenchées par la vaccination. Par ailleurs, un strict réseau de pharmacovigilance sera déployé lors de la vaccination pour reporter tout effet secondaire lié à cette vaccination. Une fois encore, c'est précisément à être éclairé sur le risque que servent les actuels tests cliniques sur volontaires sains. Si quelqu'un estime en conscience n'être pas assez éclairés sur les risques sur 10 ou 20 ans, il lui est tout à fait loisible de ne pas se faire vacciner.


Le vaccin est-il fiable ? Pourquoi inclure dans la vaccination les groupes à risques, comme les femmes enceintes, alors qu'ils ont été exclus lors de la recherche ? Serviront-ils de cobayes ?, demande le Dr. Gaublomme

Sur la fiabilité, je crois avoir répondu précédemment. Pour les femmes enceintes, elles courent un risque quatre fois plus élevé qu'un individu ordinaire si elles contractent la grippe. Les experts de l'OMS ont clairement fait la balance entre les risques que l'on court avec ou sans le vaccin. Sans, ils sont bien plus élevés. Toutefois, comme pour tous les autres patients, on n'administrera le vaccin que si l'on est sûr, après l'agréation par les autorités européennes de la santé, de son innocuité. Les mineurs à risque et les femmes enceintes sont dans les groupes prioritaires pour avoir droit au vaccin, mais s'il y a des doutes sur l'effet du vaccin sur eux, on peut parfaitement retarder la vaccination de groupes de patients si on ne dispose pas de données satisfaisantes. Sauf, bien entendu, si le virus ne tue plus 0,4 pour mille des gens qui le contractent, mais davantage, ce qui est un péril à envisager.


Plus de 12 millions de doses du vaccin ont été commandées par le gouvernement. Si le vaccin se révélait finalement être inutilisable, qu'adviendra-t-il de l'argent public dépensé ? Le gouvernement sera-t-il remboursé ?

Le but n'est pas d'être remboursé mais de protéger la population. Les doses non utilisées pourront être conservées plusieurs années, car personne ne sait quand la prochaine pandémie arrivera. Nous devons être aussi prêts que possible.


Le gouvernement prévoit-il une indemnisation pour les victimes du vaccin ? « Parce que, dans tous les cas, il y en aura », indique Sophie Meulemans, victime de vaccins.

Outre l'actuelle vérification en cours par les autorités européennes, un système de vigilance sera déployé pour pister d'éventuels effets secondaires. Etablir la causalité entre un vaccin et une éventuelle maladie neurologique sera difficile. Il est, dans l'état actuel des choses, impossible de répondre à cette question.

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Published by Jacques Lacaze - dans Grippe A (H1N1) et vaccin
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