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27 juin 2010 7 27 /06 /juin /2010 08:43

"Baisser les dépenses sociales

a un impact sur la santé"

 

 

Selon un article du quotidien Le Monde daté du 27 juin 2010 de Paul Benkimoun.

 

    "Les coupes pratiquées dans les dépenses sociales par les gouvernements européens afin de diminuer les déficits budgétaires sont douloureuses sur le plan économique, mais ont également un coût en termes de vies perdues. C'est la démonstration que présente une étude, publiée jeudi 24 juin, dans le British Medical Journal.

 

    "David Stuckler (université d'Oxford), Sanjay Basu (hôpital général de San Francisco) et Martin McKee (London School of Hygiene and Tropical Medicine) ont mis au point un modèle mathématique à partir des variations des budgets sociaux et des données de mortalité de toutes causes de quinze pays de l'Union européenne de 1980 à 2005. Les budgets sociaux sont entendus au sens de l'OCDE, à savoir les fonds bénéficiant aux foyers et aux individus pour contrebalancer les circonstances affectant leur bien-être.

 

    "Chaque augmentation de 100 dollars (91 euros) par individu du produit national brut est associée de manière significative à une diminution de 0,11 % de la mortalité, toutes causes confondues. Mais une hausse équivalente des budgets sociaux entraîne une baisse sept fois plus importante (0,80 %) de la mortalité.

 

    "Une augmentation de 100 dollars par individu des budgets sociaux (dépenses de santé exclues) diminue de 2,8 % les décès liés à l'alcool, de 1,2 % la mortalité cardiovasculaire, de 0,62 % les morts par suicide et de 4,34 % celles dues à la tuberculose. Une hausse de 100 dollars des dépenses de santé par individu provoque une diminution de 0,82 % de la mortalité par cancer, de 0,28 % de celle d'origine cardiovasculaire, et de 3,15 % de celle par suicide. A l'inverse, les morts liées à l'alcool et celles liées à la tuberculose augmentent respectivement de 0,97 % et de 2,11 %.

 

    "Paradoxe ? Non, car ces deux causes de mortalité liées à la pauvreté sont beaucoup plus sensibles à l'effet protecteur des dépenses sociales qu'à celui des dépenses sanitaires. Dans le cas des décès par cancer, il n'y a pas de relation à court terme plausible entre la santé et les dépenses sociales, précisent les auteurs. Ils estiment que " les programmes sanitaires et sociaux apparaissent comme des déterminants majeurs de la santé future de la population, qu'il faut prendre en compte dans les débats économiques en cours ".

 

Bref, ce sont toujours les travailleurs qui paient "la crise",

c'est à dire la recherche du profit maximum à tous prix

par les plus riches.

 

 

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Published by Jacques Lacaze - dans Actualité
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