Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
6 août 2011 6 06 /08 /août /2011 17:07

somalie-  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Famine : la FAO pointe les biocarburants

et la surexploitation des sols

 

 

Dans le site lemonde.fr du 03.08.11  la journaliste Angela Bolis rend compte d’un rapport de la FAO (la branche de l’ONU consacrée à l’alimentation) rendu public en juillet 2011: « Volatilité des prix et sécurité sanitaire ».

Voici les principaux points que pointe l’agence onusienne :

 - depuis une dizaine d’année, les prix des denrées alimentaires sont de plus en plus élevés et instables. Cette augmentation est une des causes de la famine qui ravage la Corne de l’Afrique et touche des millions de personnes

 - la fluctuation se situe à un niveau 2 fois plus élevée que dans les années 1990-2005. Des exemples à exemple de Mogadiscio sont cités : maïs, plus 106% d’augmentation, sorgho, plus 180% !

 - de nombreuses mesures liées à la spéculation : fermeture des exportations en cas de crises, spéculation, stockage

 - la demande en céréales alimentaires n’a que peu progressé depuis 30 ans (alors que la demande en lait, en viande, en sucre, en huile ….  a explosé: multipliée par 2 , 3 ou 4 en Chine par exemple) la demande croissante en bio-carburants (industrie basée dans les pays émergeant comme le Brésil et les pays développés ) est la cause principale de la baisse de disponibilité des céréales pour l’alimentation. 40% du maïs produit aux USA, et 65% des huiles végétales de l’Union Européenne sont consacrés aux bio-carburants

 -  l’investissement public dans l’agriculture a globalement diminué

 

Le rapport de la FAO indique: "l'actuel emballement de la demande mondiale n'est pas la conséquence du développement économique mondial, mais le résultat d'une politique publique menée par les Etats-Unis et les gouvernements de l'UE, le résultat d'un choix politique clair et réversible."

La hausse du prix des céréales n’est donc pas lié à l’augmentation de la consommation  des pays en développement (Inde et Chine avant tout). 

 

La journaliste du quotidien conclut: « La FAO redoute, que les crises alimentaires soient annonciatrices de la fin d'une longue période de hausse de la production agricole. Certes, la production mondiale a triplé entre 1960 et 2005, mais la courbe a tendance à se tasser depuis quelques années. Par exemple, les rendements de riz stagnent dans plusieurs régions d'Asie.

Car les variétés améliorées des produits alimentaires de base ont un rendement à peine équivalent à celles des variétés conçues il y a trente ans, les innovations ayant seulement servi à contrer les nouveaux parasites et maladies, de plus en plus résistants. (note : ce qui souligne le rôle d’un autre compère : les trusts des semences)

« Les ressources bon marché sur lesquelles repose cette agriculture – phosphate pour les engrais, pétrole et eau – se raréfient. Quant à la terre, 10 millions d'hectares sont détruits chaque année par la surexploitation des sols. De 10 à 15 % des terres irriguées sont touchées par la salinisation (accumulation de sels dans les sols), à cause du surplus d'eau.

« Côté pollution, l'impact global de la contamination par l'azote – fortement suspectée par ailleurs dans la prolifération des algues vertes – coûterait de 70 à 320 milliards d'euros par an, soit plus du double des bénéfices monétaires issus de l'agriculture.

« Enfin, l'agriculture est l'une des premières causes d'émissions de gaz à effet de serre, contribuant davantage au réchauffement climatique que les transports. Après avoir remis en question les fondements de la demande croissante en denrées agricoles, la FAO pose donc la question des limites de l'offre ».

 

La cause profonde de l'actuelle famine qui frappe tout une partie de l'Afrique est étroitement liée à la crise profonde que le système capitaliste mondial traverse. En effet pour maintenir leurs profits, les grands groupes capitalistes, "les marchés" comme disent ces gens, n'hésitent plus à spéculer sur l'alimentation, comme sur l'eau, sur l'air, sur la pollution. Pour le système, tout devient source de profits au mépris de la vie et de la santé de millions et de millions d'hommes, de femmes, d'enfants. Et pour couronner le tout, ils viennent demander aux petites gens de nos pays de payer à leur place.

Paul Eluard disait:

"Il vous ont fait payer le pain

Le ciel la terre l'eau le sommeil

Et la misère

De votre vie" ....

... Ils persévèrent ils exagère ils ne sont pas de notre monde "....

Partager cet article

Repost 0
Published by Jacques Lacaze - dans Actualité
commenter cet article

commentaires