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16 février 2012 4 16 /02 /février /2012 08:38

Manolis-glezos

 

Manolis Glezos avait 19 ans lorsque dans la nuit du 30 mai 1941, il a descendu le drapeau nazi qui flottait depuis trois jours sur l'Acropole.

 

 

 

Dans la rue, on le salue, avec un profond respect et un grand sourire. On vient spontanément à lui, lui serrer la main, le remercier d'être encore à 89 ans, celui qui donne du courage: "Manoli tu nous guides; on est tous avec toi". Manolis Glezos sourit, remercie les gens d'être là "au combat comme il se doit", mais en aparté il regrette sans aucune fausse modestie, d'être encore celui dont les grecs ont besoin pour réagir.  

 


"Les grecs doivent avoir confiance en eux même, il faut qu'ils croient en eux, pas en moi". Manolis Glezos est la légende vivante du pays. Le 13e dieu de l'Olympe. Il avait 19 ans lorsque dans la nuit du 30 mai 1941, il a décidé, avec son pote Apostolos Santas, de descendre le drapeau nazi qui flottait depuis trois jours sur l'Acropole. A l'époque son geste a donné du courage à tous les pays qui résistaient.  

 


Aujourd'hui Manolis Glezos qui été torturé, emprisonné plusieurs fois et condamné à mort, reprend du service "pour résister contre ceux qui veulent faire de la Grèce un protectorat". Avec sa modestie qui force le respect, sa crinière blanche et ses yeux d'un bleu intense, il a l'air d'un sage, mais il peut hausser le ton très vite, ou partir dans un rire franc qui surprend.  


Avec l'autre idole historique des Grecs, le compositeur Mikis Theodorakis grand résistant contre la dictature des colonels, comme lui et ancien député comme lui, il a fondé le mouvement ELADA dont l'acronyme veut dire Grèce, "pour appeler les grecs à résister contre les mesures du mémorandum qui sont des mesures qui font vivre à la Grèce le pire moment de son histoire. On veut faire de nous un protectorat! Ca ne passera pas!, tonne-t il."  

 


Dimanche les deux hommes ont voulu entrer au Parlement pour parler aux députés "et leur dire que ce qu'ils s'apprêtent à voter est contraire à la Constitution et à la démocratie dans son essence". Les forces anti-émeutes les ont gazés; cela a même été le point de départ des affrontements. "La Démocratie signifie que le peuple se prononce sur les lois qui sont votées en son nom. Là, le mémorandum n'a pas éte soumis au peuple grec. Il y a donc une indiscutable violation non seulement de la constitution mais aussi de cette démocratie que nous nous prévalons d'avoir inventé!", dit il.  


 

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Published by Jacques Lacaze - dans Liberté j'écris ton nom
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