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27 août 2013 2 27 /08 /août /2013 07:38

Gouvernement-franc-ais.jpgLE GOUVERNEMENT "SOCIALISTE" (sic) SE PROSTERNE DEVANT LE CAPITAL!

 


EN FRANCE, LES RICHES SONT DE PLUS EN PLUS RICHES, ET LES PAUVRES … DE PLUS EN PLUS PAUVRES !  

Explications de Salim Lamrani  dans  Opera Mundi. Docteur ès Etudes Ibériques et Latino-américaines de l’Université Paris IV-Sorbonne, Salim Lamrani est Maître de conférences à l’Université de La Réunion, et journaliste
Alors que la crise frappe de plein fouet les couches populaires et les classes moyennes, en France, les grosses fortunes ont augmenté leur richesse de 25% en un an à peine.
 
Avec une production annuelle supérieure à 1900 milliards d’euros, la France, cinquième puissance mondiale, n’a jamais été aussi riche de son histoire. Pourtant, depuis 1945, le pays n’a jamais compté autant de démunis avec plus de 8,6 millions de personnes vivant en-dessous du seuil de pauvreté, soit plus de 14% de la population. Un rapport gouvernemental dresse ce constat alarmant et reconnait « la massification d’une précarité qui touche des ménages auparavant protégés».
Les enfants et les jeunes en général sont les premières victimes de la pauvreté. « De plus en plus de jeunes adultes et d’enfants ne connaissent que la pauvreté comme condition d’avenir », admet le gouvernement français de François Hollande. En effet, deux nouveaux pauvres sur trois, c’est-à-dire 65%, sont des enfants de moins de 18 ans. La pauvreté des mineurs atteint 19,6%. Au total, 2,7 millions d’enfants vivent en dessous du seuil de pauvreté. De plus, 21,9% des 18-24 ans, soit plus d’un million de jeunes, vivent dans le dénuement. La situation est encore plus dramatique au sein des zones urbaines sensibles (ZUS) où 49% des enfants et 42,5% des 18-24 ans vivent au sein d’un ménage pauvre.
Par ailleurs, 12% des jeunes ne disposent pas d’un diplôme et chaque année, plus de 130 000 sortent du système scolaire sans aucune qualification. Plus de 10% des jeunes âgés de 17 ans présentent des difficultés de lecture.
Les femmes âgées de plus de 75 ans sont également les plus vulnérables au dénuement matériel. En effet, 14,1% d’entre elles vivent en dessous du seuil de pauvreté. Le gouvernement reconnait que « la situation des femmes de plus de 75 ans s’[est] significativement détériorée ».
Il en est de même pour les familles monoparentales, au sein desquelles le chef de famille est majoritairement une femme. Près de 32,2% d’entre elles sont confrontés à la pauvreté, soit un total de plus de 1,8 millions de personnes.
Posséder un emploi ne constitue pas un rempart contre la pauvreté. Ainsi, près d’1,5 million d’actifs, soit 6,2% des travailleurs, vivent en dessous du seuil de pauvreté. Plusieurs facteurs, tels que la précarité de l’emploi, la faiblesse du temps de travail, le niveau des salaires, expliquent cette situation.

Chez les immigrés en situation régulière, le taux de pauvreté dépasse les 40%. Le rapport note que « les personnes immigrées restent les plus exposées au risque de pauvreté monétaire».
A la pauvreté s’ajoute l’extrême pauvreté (moins de 40% du niveau de vie médian de 1605 euros) qui frappe 2,1 millions de personnes, soit 3,5% de la population française. Les autorités reconnaissent que « les situations d’extrême pauvreté s’étendent depuis plusieurs années ». « La hausse du taux de pauvreté à 40 % […] témoigne également d’une détérioration de la situation des plus pauvres», selon le rapport.
A la pauvreté monétaire et à l’extrême pauvreté s’ajoute la pauvreté en conditions de vie. Près de 12,6% des Français n’ont pas accès « aux principaux droits fondamentaux, comme l’accès à un logement, au système de santé, au système bancaire, au système éducatif ou à la formation ». Ainsi, 3,5 millions de personnes déclarent souffrir du froid dans leur logement, faute de pouvoir payer leur facture énergétique, et « 15% de la population métropolitaine déclare avoir renoncé à certains soins pour des raisons financières ». La fondation Abbé Pierre note qu’il existe 3,65 millions de personnes mal logées en France. Ainsi, au total, 26,6% de la population française souffre de pauvreté monétaire ou de pauvreté en conditions de vie.
En guise de conclusion, le rapport gouvernemental note avec sobriété que « seules les catégories les plus aisées échappent à la stagnation ou à la baisse du niveau de vie ». Il ne s’étendra pas sur le sujet et il y a une raison à cela.
 
Les riches sont de plus en plus riches
 
Si la grande majorité des Français souffrent de la crise économique, les catégories les plus aisées n’ont jamais été aussi riches. En effet, les 500 premières fortunes de France ont vu leur richesse globale croitre de plus de 25% en un an. Celle-ci s’établit désormais à 330 milliards d’euros et n’a jamais été aussi élevée. Elle a même augmenté de 300% sur les dix dernières années et représente désormais plus de 15% du PIB national et 10% du patrimoine financier du pays. Ainsi, 0,0001% de la population possède 10% de la richesse nationale, autrement dit, 1/10e de la richesse se trouve entre les mains d’1/100 000e de la population.
Cette oligarchie financière compte 55 milliardaires, soit 10 de plus que l’année précédente. Le plus pauvre de 445 millionnaires dispose de 64 millions d’euros de patrimoine. Le top 10 du classement a vu sa richesse augmenter de 30 milliards d’euros en à peine un an pour atteindre 135 milliards d’euros. Bernard Arnault, PDG de LVMH, dispose d’une fortune de 24,3 milliards d’euros, en hausse de 3,1 milliards par rapport à l’année précédente. Liliane Bettencourt, héritière de l’Oréal, présente un patrimoine de 23,2 milliards, en augmentation de 7,9 milliards. Gérard Milliez du groupe Auchan avec 19 milliards, Bertrand Puech d’Hermès avec 17,4 milliards, le marchand d’armes Serge Dassault du groupe Marcel Dassault avec 12,8 milliards, François Pinault du groupe Kering avec 11 milliards, Vincent Bolloré du groupe Bolloré avec 8 milliards, Pierre Castel (bière) avec 7 milliards, Alain Wertheimer de Chanel avec 7 milliards et Xavier Niel de Free avec 5,9 milliards, complètent la liste.
 
Cette extrême concentration de richesse contraste avec l’explosion de la pauvreté et de l’extrême pauvreté en France et illustre la nécessité impérieuse d’une répartition juste et équitable des richesses. Une telle puissance financière entre les mains d’une infime minorité d’opulents lui octroie une influence considérable sur les décisions politiques prises par les gouvernants et un pouvoir démesuré sur les destinées de la nation.
Dès 1789, Maximilien Robespierre avait mis en garde contre les dangers que représentait l’oligarchie pour la démocratie et dénonçait « le joug de l’aristocratie des riches, la plus insupportable de toutes » : « Les riches prétendent à tout, ils veulent tout envahir et tout dominer. Les abus sont l’ouvrage et le domaine des riches, ils sont les fléaux du peuple : l’intérêt du peuple est l’intérêt général, celui des riches est l’intérêt particulier ». Il serait peut-être temps de méditer ces propos…
 
 
  

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Published by Jacques Lacaze - dans Liberté j'écris ton nom
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Pat 27/08/2013 10:55


C'est bien de citer une jolie phrase de Robespierre, mais si c'est la méthode Robespierre que vous voulez instaurer, non merci !


Concernant la répartition des richesses, je vous rappelle que les prélèvements obligatoires sont de 47% et vont encore augmenter avec le matraquage fiscal du gouvernement actuel. L'impôt tue
l'impôt, c'est bien connu. Et, dans un pays largement socialisé comme la France (le secteur public représente 56% du PIB, record mondial), la démonstration a été faite de l'inefficacité de
l'augmentation des impôts pour corriger les écarts de revenus. Bien au contraire, en fiscalisant lourdement les plus riches, on les encourage à se délocaliser, et l'on fait fuir les capitaux
étrangers. Résultat, le chômage augmente et la pauvreté s'accroît. C'est ce que nous vivons aujourd'hui.


Je voudrais aussi faire remarquer qu'il est erroné de comparer le patrimoine (en l'occurence celui des riches) avec le PIB. Le PIB est une production de richesse alors que le patrimoine est une
une épargne, souvent constituée sur plusieurs générations. Si l'état confisquait le patrimoine des 500 familles les plus riches, soit 300 milliards, cela réduirait la dette à 1 600 milliards au
lieu de 1 900 milliards et les intérêts sur la dette de 42 milliards au lieu de 50 milliards. L'on voit bien que là n'est pas la solution.


Je rappelle tout de même, qu'en dépit de prélèvements obligatoires, racket légal parfaitement injustifiables, le déficit budgétaire de l'état est de l'ordre de 100 milliards. C'est à dire que
l'état dépense 100 milliards de plus qu'il ne nous prélève. Cherchez l'erreur. Le déficit n'est d'ailleurs pas seulement le fait de l'état. Son relatif désengagement plombe les comptes des
assemblées territorriales qui ne manquent pas, pourtant, de construire des palais pour leurs élus. Les comptes sociaux (SS) sont, eux aussi, dans le rouge, et depuis fort longtemps. Et, s'ils
n'atteignent pas des sommes abbyssales, c'est en raison de l'augmentation continue des prélèvements, notamment auprès des entreprises, ce qui plombe leur compétitivité, et en réduisant, année
après année, le niveau de remboursement.


Le résultat de cette politique de fuite en avant, menée par les socialistes de droite et les socialistes de gauche, depuis 30 ans, est la disparition progressive de la classe moyenne. Tout le
monde pauvre ! telle est la devise égalitaire de l'état socialiste. Un peu de patience, nous y sommes presque.


Un dernier mot sur la soit-disant augmentation de la richesse des riches. Sur le papier, vous avez raison. D'où vient cette augmentation de richesse ? Certainement pas des revenus de la
production industrielle, puisque celle-ci est en diminution constante et que les marges des entreprises ont fondu. Elle ne vient que d'une seule cause, l'augmentation des liquidités par les
banques centrales (FED aux EU et BCE pour la zone euro) qui sont prêtées à taux proche de zéro aux banques qui réinvestissent ces liquidités, non dans l'économie réelle qui est pourtant leur
raison d'être, mais dans les actions des entreprises du CAC40 pour la France. Comme ce sont les riches qui détiennent le plus d'actions, leur patrimoine mobilier flambe. On le voit bien
actuellement, la bourse se porte comme un charme, alors que les indicateurs économiques sont partout mauvais. C'est donc une augmentation complètement artificielle et virtuelle du patrimoine des
riches. Les économistes un peu sérieux savent que cette flambée de la bourse s'arrêtera quand les banques centrales cesseront d'injecter des milliers de milliards auprès des banques. Il
s'ensuivra alors une banqueroute généralisée, à l'échelle du monde, bien pire que celle de 1929, qui laisseront tous ces riches sur la paille. Il n'y a pas qu'en Espagne qu'il y a des châteaux.
Le problème est que cela entraînera, de facto, les banques à la faillite, en particulier les 4 plus grosses banques françaises qui sont parmi les plus exposées au monde, ainsi qu'un grand nombre
d'entreprises, mettant tous leurs employés au chômage.


Voilà ce qui nous attend, tôt ou tard, et, croyez-moi, notre situation à tous sera bien pire que celle d'aujourd'hui.


Merci pour vos billets. Même si je ne suis pas toujours d'accord avec leur contenu, ils nourrissent la réflexion et le débat, ce qui est certainement le but que vous leur assignez.

Jacques Lacaze 27/08/2013 11:34



En ce qui me concerne et on l'aura compris, je mets dans le même sac les politiiciens de droite et de gauche qui sont tous au service du grand capital, et qui se mettent d'accord dans des
réunions connues comme le "Siècle". Il est certain que l'accession d'Holande à l'Elysée a été décidé dans ce lieu en particulier.


On ne peut pas faire l'impasse sur la notion de base: qui produit les richesses en France comme ailleurs, sinon les classes travaileuses, les ouvriers en premier, et qui s'accapare les richesses:
 ....  les riches. 


Dire que la France est socialisée est plus que très court: c'est faux. La France est et reste un pays capitaliste dirigé de fait par le grand capital (les politiciens ne sont que des exécutants
serviles mais intéressés). Nous venons pas plus tard qu'hier d'en avoir la preuve: le gouvernement "de gauche" a tout de suite cédé devant les injonctions du président du MEDEF qui était tout
joyeux de la chose ....



Tourtaux 27/08/2013 09:12


Je ne regrette pas d'avoir boycotté ces élections pièges à cons, comme l'a si justement écrit notre camarade Jean Salem.


Il n'y a pas de choix possible entre la peste et le choléra !