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16 mai 2013 4 16 /05 /mai /2013 09:38

Plantes pour phytoHERBORISTES

ET INDUSTRIE PHARMACEUTIQUE

 

Solidement accroché aux ordres vichystes des médecins et des pharmaciens, l'industrie pharmaceutique - servilement suivie par l'Ordre des Pharmaciens - qui avait obtenu la suppression du diplôme d'herboriste par les valets français du régime nazie, ne désarme pas contre les herboristes. Il faut quand même savoir, que c'est la grande industrie chimique allemande qui a imposé ces mesures contraires aux attentes des médecins et des patients. Vous savez, l'industrie qui fabriquait les produits utilisés dans les chambres à gaz! L'industrie qui a été rapidement remise en activité après la défaite du régime hitlérien ..... 

On a les sponsors qu'on mérite! Mais se réclamer ouvertement du régime de collaboration avec Hitler de Vichy ne grandit pas ni l'Ordre des Médecins, ni clui des pharmaciens et pas plus l'industrie pharmaceutique.

Voir l'article publiée par la revue d’information médicale egora.fr du 16 mai 2013 _________________________________________________________________ 

 

De plus en plus, les Français qui se méfient des médicaments se tournent vers les plantes pour se soigner. Cette nouvelle mode ne plait pas à l’Ordre des pharmaciens qui attaque systématiquement en justice les vendeurs de plantes médicinales.

Michel Pierre attend le verdict de son procès qui l’oppose au Conseil de l’Ordre des pharmaciens. On lui reproche la vente de plantes réservées aux apothicaires. Car Michel Pierre est herboriste. Officiellement, cette profession n’existe plus depuis 1941, date à laquelle le régime de Vichy a décidé de céder le monopole de l’herboristerie aux pharmaciens d’officine. Seuls ceux qui étaient en exercice avaient le droit de poursuivre leur métier. Ce qui était le cas de l’ancienne patronne de Michel Pierre avec laquelle il a travaillé pendant de nombreuses années.

A sa mort, ce préparateur en pharmacie de formation a décidé de reprendre le flambeau de l’antique herboristerie de Port-Royal à Paris. “Ce lieu a toujours été une herboristerie. L’autorisation d’exploitation date d’avant 1941.  J’ai travaillé pendant 25 ans avec l’ancienne propriétaire. Depuis qu’elle est décédée, il y environ une quinzaine d’année, j’ai pris le droit de continuer à faire ce métier. Je vends des plantes depuis 42 ans, on peut dire que je suis herboriste” déclare Michel Pierre.


En progression depuis 40 ans

Et depuis quelques années, sa boutique ne désemplit pas. “Nous sommes en progression depuis 40 ans, mais de façon beaucoup plus importante depuis trois ou quatre ans. Il y a de plus en plus de jeunes, ce qui n’était pas le cas avant. Beaucoup de clients en ont assez des médicaments et de la pharmacie. Ils n’en peuvent plus des scandales sur scandales. Ces gens ont perdu confiance” analyse l’herboriste qui tempère cependant “il ne faut pas non plus tout jeter dans la pharmacie. En herboristerie, nous traitons surtout des choses simples, comme l’aide à la digestion par exemple.”

La gueguerre existante entre pharmacie et herboristerie ne plait pas à Michel Pierre. Gage de sérieux, ce dernier à même embauché une jeune femme, docteur en pharmacie. Mais lorsqu’elle a voulu s’inscrire au Conseil de l’Ordre, elle a essuyé un refus. “Beaucoup de pharmaciens souhaiteraient ouvrir une herboristerie mais ne peuvent pas. Avec toutes les pressions et les déremboursements, le métier de pharmacien devient de plus en plus difficile. Acheter une officine coûte très cher”, constate l’herboriste qui se verrait bien “partenaire” avec les potards. “Nous exerçons chacun deux métiers à part entière, nous devrions travailler main dans la main” estime-t-il.

Un avis partagé par Ferny Crouvisier, présidente de l’Association pour le renouveau de l’herboristerie. “Il faudrait développer un métier d’herboriste moderne, qui n’aille pas contre les pharmaciens. L’objectif est d’allier les acquis des anciens et les connaissances scientifiques modernes” propose cette experte des plantes. Tout comme Michel Pierre, elle souhaite que soit développée une formation reconnue en herboristerie. “Il serait intéressant que la fac reprennent les études d’herboristerie.  Cela pourrait se traduire par un diplôme dans le cursus de pharmacie” imagine Michel Pierre. Aujourd’hui, les trois écoles qui proposent des formations sur l’étude des plantes ne sont pas reconnues.

 

"Les laboratoires pharmaceutiques se cachent derrière les plaintes de l'Ordre"

 En dépit de leurs mains tendues, le Conseil national de l’Ordre des pharmaciens (CNOP) ne semble pas prêt à faire un pas vers les herboristes. Malgré nos nombreuses sollicitations, Isabelle Adenot, présidente du CNOP n’a pas donné suite. Pour Maitre Patrick Beucher, avocat de Michel Pierre, “les pharmaciens ne veulent pas de concurrents alors qu’ils n’y connaissent rien en plantes, ils ne suivent qu’à peine dix heures de cours sur ce sujet”. Mais selon ce défenseur de l’herboristerie depuis 27 ans, “les laboratoires pharmaceutiques se cachent derrière les plaintes de l’Ordre. Ils veulent continuer à commercialiser des médicaments et font pressions pour que les propriétés des plantes ne soient pas reconnues” ajoute-t-il.

Contrairement à la France, tous les pays européens ne rejettent pas en bloc l’herboristerie. Ils sont 5 000 à exercer en Allemagne et 2 500 en Espagne ou en Italie. Le verdict du procès de Michel Pierre est attendu le 24 mai. Il fera peut être jurisprudence.

 

Juste un petit mot à ajouter. Les revues médicales en ligne - que je cite souvent - ne sont pas un repaire secret de gauchistes ni d'écolos sectaires, mais font un travail sérieux d'information et s'intéressent réellement à la santé publique.

La médecine des plantes est une médecine incontournable et doit retrouver sa place dans la médecine, avec l'Ordre des pharmaciens, si les tartufes veulent bien céder la place à des gens sérieux et honnêtes, ou contre lui, et au passage reconnaître publiquement qu'ils ont au minimum manqué de clairvoyance dans les contrôles de leurs ouailles. Médiator !!!! La balle est aussi dans le camp des politiques. Mais souvenons nous un certain François Mitterrand avait promis la dissolution de l'Ordre des médecins .....  en 1981.

 

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Published by Jacques Lacaze - dans Santé
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commentaires

Lerbet 19/05/2013 18:50


Nous en avons marre d'être traités d'incompétents alors que pendant nos études de nombreusses heures d'enseignement sont dispensées et des examens difficles et rigoureux sont à réussir dans
chacun des domaines de la plante: botanique (encore au concours 2013), biologie végétale , biochimie végétale, pharmacognosie, reconnaissance de plantes audroguier avec leurs indications, effets
secondaires,toxicité etc  Phytothérapie, aromathérapie , homéopathie etc . Allond noud devoir vous trainez devant les tribunaux pour insultes? Mais publierez -vous ce
commentaire?!!!!!!!!

Jacques Lacaze 19/05/2013 19:04



Bonjour. Qui vous traite d'incompétent? Je pense que vous n'avez pas lu sérieusement mon article. J'imagine que vous êtes étudaint en pharamacie, et je sais très bien qu'il y a ces matières au
programme. J'ai en consultation très fréquente dans ma bibliothèque le remarqubale livre du Pr Bézenger et coll. "Plantes médicinales des régions tempérées". Un très grand et passionant traité.


Le problème évoqué n'est pas du tout là. D'ailleurs je parle de l'Ordre des Pharmaciens et non des pharmaciens, ensuite, je fais état de faits historiques patents et parfaitement connus. 


Le problème n'est pas les pharmaciens, mais une politqiue de distribution des soins médicaux aujourd'hui quasi totalement sous la coupe de l'industrie pharmaceutique et donc du profit. 


Que les pharmaciens et les herboristes  fassent revivre la médecine de splantes dans toute son ampleur serait très important pour la santé piublique, mais ça n'intersse pas les labos
pharmaceutqiues qui avec l'aval de l'ordre des médecins et des pharmaciens bloquent, comme ils ont intrigué pour faire table rase de tout ce qui était thérapeutqiues non ajustables à leur moule
basé sur le fric. 


J'ajoute quesi vous désirez porter plainte ce serait une très bonne opportunité pour faire connaitre cette problématique de santé publique!!!!!



roland 18/05/2013 20:29


une pétition : https://secure.avaaz.org/en/eu_herbal_medicine_ban/

Ghislain 16/05/2013 17:01


Voir le site:http://naturo-passion.com/premier-congres-herboristes-interview-augustin-de-livois/#more-407

Pierre-Henri BREDONTIOT 16/05/2013 13:59


Les plantes sont dans l'air du temps, semble-t-il.


J'assistais hier soir à un cours d'homéopathie organisé par les laboratoires Boiron (dans le meilleur restaurant de mon chef-lieu, je dois le dire).


Le cours portait sur les troubles liés à la ménopause, là où l'allopathie est si terne et l'homéopathie si brillante.


Ma surprise fut de constater la présence d'une des meilleures gynécologues du département, nouvelle venue à nos cours. Et je peux vous dire qu'elle posait des questions et prenait des notes.


Il faut dire qu'un des médicaments que nous prescrivions couramment depuis trente ans dans l'arrêt de la lactation après accouchement, le parlodel, vient d'être retiré (je n'en trouve pas trace
sur internet, et je n'affirme pas, mais c'est elle qui nous l'a dit).


Sans doute cette suppression, s'ajoutant à d'autres, a-t-elle du lui ouvrir l'esprit sur d'autres possibilités, et je m'en réjouis.


Si j'étais vous, je retirerais mes actions du secteur pharmaceutique: ça ne sent pas très bon de ce côté-là, et je crois que ce n'est pas fini.


Je rappelle le lien étroit qui unit l'homéopathie et la phytothérapie, puisque de nombreuses teintures-mères sont à l'origine des remèdes homéopathiques.

Patrick-Louis Vincent 16/05/2013 11:58


Si je suis d'accord avec vous pour que des herboristes diplômés puissent ouvrir des boutiques, il est un peu léger de mettre cela sur le dos de l'industrie pharmaceutique allemande. Les groupes
pharmaceutiques sont très puissants en Allemagne, et pourtant, il existe des écoles diplomantes en herboristerie, et de nombreuses herboristeries sont ouvertes en Allemagne, comme en Belgique, en
Italie ou au Royaume Uni. Depuis 1941, et surtout depuis la Libération en 1945, les différents gouvernements ont eu tout le temps de modifier la loi et de permettre la création d'écoles en
herboristeries. La dernière fois que la question a été soulevée au Sénat, ce fut en 2010, et cela s'est soldé par refus catégorique de Rama Yade (pourquoi est-ce le secrétaire d'état aux sports
qui a répondu et non le ministre de la santé ? mystère!). L'on ne peut pas accuser Rama Yade d'être vychiste ou pro-nazi. Soyons sérieux. L'industrie pharmeutique est un lobby très puissant en
France et qui sait faire pression. Nule besoin d'aller chercher des boucs émissaires en Allemagne ou dans la France de 1941.


J'ajoute que, grâce à Internet, il est possible de s'approvisionner en Belgique et se faire livrer en France en toute légalité, car ce n'est pas la consommation qui est interdite, mais la vente
en officine sur le territoire national.

Jacques Lacaze 16/05/2013 12:08



La suppression du diplome d'herboriste a été faite par le régime de Vichy sous la pression de l'industrie chimique allaemande en 1941. C'est un fait historique incontourbable et très important
car il fait partie de la prise de pouvoir par la grande industrie chimique allemande (et étatsunienne) sur les systèmes de distribution de soins. 


Il n'est pas bien entendu question de mettre en cause les décisions réçente et d'assimiler qui que ce soit au régime nazie. Mme Rama  Yade n'a rien à voir avec le nazisme effectivement. Il
faut respecter l'histoire et ne pas confondre les faits: vous êtes allé un peu vite dans votre réponse cher Monsieur.


Comment l'industrie pharmaceutique est elle devenu un "lobby très puissant en France"? Et à partir de quand? Il faut quand même répondre à cette question. 


Bref, je n'ai pas un mot ni une virgule à retirer duntexte de ma plume.