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9 novembre 2009 1 09 /11 /novembre /2009 17:32
 
Article paru dans le quotidien Le Figaro, sous la signature de Madame Armelle Bohineust en date du 25 septembre 2009.

Les vaccins, nouvel eldorado des

laboratoires pharmaceutiques


      Longtemps derniers de la classe, les vaccins sont devenus les chouchous des laboratoires. Chris Viehrbacher, le PDG de Sanofi Aventis, a fait de cette activité l'un des cinq piliers de sa croissance. Le laboratoire français, déjà leader mondial du vaccin, vient de racheter le groupe indien de vaccins Shantha Biotechnics et de lancer la construction d'une usine au Mexique. (note de JL, sous le haut patronage de Sarkozy)  Sanofi Aventis prend même des risques pour accélérer son développement dans ce secteur. Sa filiale Sanofi Pasteur a investi au printemps 350 millions d'euros dans une usine de vaccins contre la dengue. L'investissement est adapté aux enjeux de la maladie qui touche 250 millions de personnes chaque année. Mais le pari est audacieux, car le vaccin n'existe pas encore. Il a « une chance sur trois de ne jamais voir le jour », estime Chris Viehbacher. Sanofi Aventis est loin d'être le seul laboratoire à investir sur ce marché porteur. C'est notamment pour entrer dans l'univers du vaccin, que l'américain Pfizer a mis en janvier la main sur son compatriote Wyeth. Dans la corbeille, il a trouvé le Prevenar, un vaccin contre la méningite dont les ventes ont atteint 2,7 milliards de dollars en 2008.

      Les grands labos misent sur les vaccins pour compenser la chute brutale qui attend leur chiffre d'affaires d'ici à 2013. À cette date, la plupart des brevets qui protègent leurs médicaments vedettes auront expiré. Autant dire que les fabricants de génériques, c'est-à-dire de copies moins chères, envahiront le marché. (Notes de JL: les laboratoires ne trouvent plus de nouveaux médicaments. Et, ils se gardent bien d'explorer des voies prometteuses comme l'utilisation des bactériophages: virus qui éliminent les bactéries. Cette technique est très bon marché, c'est son principal défaut.... Pourtant l'ex URSS a  suivi cette voie avec succès. Bien entendu, l'homéopathie, la phytothérapie etc qui ne génèrent pas de "blockbusters" sont maintenues dans la marge.)

Les vaccins sont difficiles à copier

      Or, l'un des atouts des vaccins, c'est justement qu'ils ne sont pas généricables. Fabriquer un vaccin exige un savoir-faire et des usines spécifiques, alors qu'il suffit de composer une formule pour copier un médicament classique. Autre avantage, les vaccins peuvent, eux aussi, accéder au statut de blockbusters, c'est-à-dire dégager un chiffre d'affaires supérieur au milliard de dollars. Il suffit pour cela qu'un ou plusieurs gouvernements décident de vacciner tout ou partie de leur population ! Mieux, quand les Etats passent commande, les laboratoires échappent aux stocks et aux invendus. C'est ainsi que Sanofi a réalisé, l'an dernier, un chiffre d'affaires de 736 millions d'euros rien qu'avec la grippe saisonnière. La grippe A est « une opportunité de revenus significative en 2009 et 2010 », a précisé jeudi Chris Viehbacher. (On dit merci à qui? )

 

      Le vaccin a un bel avenir devant lui. Il représentait l'an dernier moins de 3 % du marché pharmaceutique mondial. Mais il affiche une croissance annuelle à deux chiffres. Le secteur devrait générer plus de 20 milliards de dollars (14 milliards d'euros) de chiffre d'affaires à l'horizon 2012.   "C'est un outil de prévention. Et, à ce titre, il est de plus en plus intégré dans les politiques d'assurance-maladie " (d’où, pour ces gens, l'urgence de liquider l'assurance maladie issue du Conseil National de la Résistance et des ministres de la Libération, et de lui substituer Malakoff-Méderic, dont le PDG est ... Le frère de Nicolas Sarkozy. JL) , explique un expert du secteur. Sans compter que les nouveaux besoins, liés aux pandémies grippales, au virus du sida, etc., multiplient les pistes à creuser. Les laboratoires l'ont bien compris. L'industrie du vaccin investit désormais autant dans la recherche et le développement que le reste de l'industrie pharmaceutique.

Pas loin de 150 vaccins sont à l'étude aujourd'hui dans le monde(Bonjour les dégâts: un petit chiffre pour comprendre. Avant la campagne de vaccination contre l'hépatite virale B, il y avait environ 35 000 nouveaux cas de Sclérose en plaques. Depuis, il y en a 85 000. A ce rythme-là, l'industrie pharmaceutique et les nouveaux vaccins ont de beaux jours devant eux! Et, je ne parle pas des autres maladies auto-immunes  JL )

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Published by Jacques Lacaze - dans Grippe A (H1N1) et vaccin
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