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8 septembre 2011 4 08 /09 /septembre /2011 10:27

Cristovam-BuarqueINTERNATIONALISER

LA FORÊT

AMAZONIENNE

 

Au cours d’un débat dans une université américaine en mai 2000, le futur-ex-ministre brésilien de l’Éducation, Cristovam Buarque (nommé en janvier 2003, et remplacé un an plus tard à ce poste par Tarso Genro, ancien maire de Porto Alegre) fut interrogé à propos de l'idée d' internationalisation de l’Amazonie. Et Lula autorisé l'internationalisation de l'Amazonie, pour le profit des miliardaires étatsuniens.

Un jeune Américain lança le débat en disant qu’il espèrait la réponse d’un humaniste et non pas celle d’un Brésilien.

Publiée par O Globo le 23 octobre 2000,  sa réponse a été reprise depuis par de nombreux journaux brésiliens et étrangers.

 

 

Voici la réponse de M. Cristovam Buarque.

 

En effet, en tant que Brésilien, je m'élèverais tout simplement contre l'internationalisation de l'Amazonie. Quelle que soit l'insuffisance de l'attention de nos gouvernements pour ce patrimoine, il est nôtre.

En tant qu'humaniste, conscient du risque de dégradation du milieu ambiant dont souffre l'Amazonie, je peux imaginer que l'Amazonie soit internationalisée, comme du reste tout ce qui a de l'importance pour toute l'humanité. Si, au nom d'une éthique humaniste, nous devions internationaliser l'Amazonie, alors nous devrions internationaliser les réserves de pétrole du monde entier.

 

Le pétrole est aussi important pour le bien-être de l'humanité que l'Amazonie l'est pour notre avenir. Et malgré cela, les maîtres des réserves de pétrole se sentent le droit d'augmenter ou de diminuer l'extraction de pétrole, comme d'augmenter ou non son prix.

 

De la même manière, on devrait internationaliser le capital financier des pays riches. Si l'Amazonie est une réserve pour tous les hommes, elle ne peut être brûlée par la volonté de son propriétaire, ou d'un pays. Brûler l'Amazonie, c'est aussi grave que le chômage provoqué par les décisions arbitraires des spéculateurs de l'économie globale. Nous ne pouvons pas laisser les réserves financières brûler des pays entiers pour le bon plaisir de la spéculation.

 

Avant l'Amazonie, j'aimerai assister à l'internationalisation de tous les grands musées du monde. Le Louvre ne doit pas appartenir à la seule France. Chaque musée du monde est le gardien des plus belles oeuvres produites par le génie humain. On ne peut pas laisser ce patrimoine culturel, au même titre que le patrimoine naturel de l'Amazonie, être manipulé et détruit selon la fantaisie d'un seul propriétaire ou d'un seul pays.

 

Il y a quelque temps, un millionnaire japonais a décidé d'enterrer avec lui le tableau d'un grand maître. Avant que cela n'arrive, il faudrait internationaliser ce tableau.

 

Pendant que cette rencontre se déroule, les Nations unies organisent le Forum du Millénaire, mais certains Présidents de pays ont eu des difficultés pour y assister, à cause de difficultés aux frontières des États-unis. Je crois donc qu'il faudrait que New York, lieu du siège des Nations unies, soit internationalisé. Au moins Manhattan devrait appartenir à toute l'humanité. Comme du reste Paris, Venise, Rome, Londres , Rio de Janeiro, Brasília, Recife, chaque ville avec sa beauté particulière, et son histoire du monde devraient appartenir au monde entier.

 

Si les États-unis veulent internationaliser l'Amazonie, à cause du risque que fait courir le fait de la laisser entre les mains des Brésiliens, alors internationalisons aussi tout l'arsenal nucléaire des États-unis. Ne serait-ce que par ce qu'ils sont capables d'utiliser de telles armes, ce qui provoquerait une destruction mille fois plus vaste que les déplorables incendies des forêts Brésiliennes.

 

Au cours de leurs débats, les actuels candidats à la Présidence des États-unis ont soutenu l'idée d'une internationalisation des réserves florestales du monde en échange d'un effacement de la dette. Commençons donc par utiliser cette dette pour s'assurer que tous les enfants du monde ait la possibilité de manger et d'aller à l'école.

Internationalisons les enfants, en les traitant, où qu'ils naissent, comme un patrimoine qui mérite l'attention du monde entier. Davantage encore que l'Amazonie. Quand les dirigeants du monde traiteront les enfants pauvres du monde comme un Patrimoine de l'Humanité, ils ne les laisseront pas travailler alors qu'ils devraient aller à l'école; ils ne les laisseront pas mourir alors qu'ils devraient vivre.

 

En tant qu'humaniste, j'accepte de défendre l'idée d'une internationalisation du monde. Mais tant que le monde me traitera comme un Brésilien, je lutterai pour que l'Amazonie soit à nous. Et seulement à nous !

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Published by Jacques Lacaze - dans Idées Débats
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commentaires

mariejeannejourdan 12/09/2011 17:26



Je n'ai jamais pris la société américaine comme exemple, elle incarne en fait la réalité d'une société universelle que vous préconisez: instable et qui retourne à des divisions identitaires. En
fait capitalisme, universalisme économique(un non sens écologique), et universalisme de gauche(qui fragilise l'individu en détruisant l'identité de groupe, donc la solidarité) sont des luttes du
passé et ont tout deux enfanté la mondialisation dont on voit les fruits aujourd'hui: délocalisation, perte de la valeur du travail, déracinement des populations, gaspillage, appauvrissement,
famine, crises ect...


Si le débat contradictoire vous irrite, il faudrait que je puisse me désabonner de votre new letter, j'ai essayé en vain par deux fois car je n'avais plus le temps de tout lire . Ceci dit je ne
l'ai pas regretté puisque j'ai pu lire les travaux de Gernez dont j'avais il y a très longtemps lu les travaux sur la cellule cancéreuse.


 



Jacques Lacaze 12/09/2011 18:26



Il y a manifestement un mal entendu. Je ne préconise rien. Je suis comme tout un chacun dans l'immense plaine de l'histoire et j'essaie de comprendre ce qui s'est passé ici et ailleurs et ce qui
se passe aujourd'hui. Avec un maximum de lucidité. A partir de là j'essaie de faire évoluer les choses, e, sachant que rien n'est parfait. Et faire évoluer les choses ne veut pas forcément dire
que j'ai un projet une solution. Ce genre de chose doit s'élaborer dans l'action et nul ne peur prédire ce que demain sera. Je pense que des termes comme gauche, droite centre etc n'ont que très
peu de sens. Réfléchissez: il est totalement imossible de les définir en dehors d'une accéptation partisane et une prise de position incertaine. Chacun d'entre nous protons une histoire
individuelle et collective.Il faut se poser la question d'assumer ou pas. Par exemple, je n'assume pas l'aventure coloniale française des siècles passés et encore moins ce qu'on fait aujourd'hui
au nom de ce pays qui est le mien dans différents pays du monde.


La mondialisation n'est pas une invention de la 2ème moitiée du XX ème siècle. Dès le début le capitalisme a été mondialisé ainsi que les sociétés esclavagistes comme Rome. Ce qui caractérise la
mondialisation actuelle est sans doute, celle de la finance.


Je pense que la démonsration de Marx sur le phénomène d'exploitation capitaliste et de la division en classes - qu'il n'a pas inventé, ce sont les économistes classiques qui ont mis le doigt sur
ce phénomène - est fondamental.  Marx a sysstématisé cette façon de voir. C'est ce phénomène qui entraiîne, guerres, famines, appauvrissements, crises. Il suffit de comprendre qu'on ne peut
pas baisser les salaires et augmenter la productivité entrainant le fait que ceux qui produisent et achètent ne le peuvent plus car ils n'ont plus les moyens, pendant qu'en même temps des
fortunes fabuleuses s'acculmulent du coté des riches.


Sur l'autre facette qui fait ce que nous sommes: à savoir qu'il y a des hommes derrière tout ça, la facette de la sujectivité, des responsabilités humaine. OK on a chacun son idée.


Pour dire les choses, ce que je ne supporte pas, c'est la façon de discuter que je peux résumer de la façon suivante: "Je dis en entrant dans une maison: il fait chaud. La personne qui m'acueille
aussitôt s'excame: vous n'aimez pas la cheleur?" J'ai fais une constation et on me réponds comme si j'avais fais une critique. Regardez autour de vous: cette façon de réagir est universelle et
source de malentendus et de discussions sans fin et sans objet. C'est le sens profond du refus de discuter que j'oppose souvent. Veuillez m'en excuser.


 



salagnac annie 12/09/2011 12:30



Pourquoi focaliser sur les USA? A une époque plus récente l'URSS(voir livre noir du communisme) a fait bien plus de morts, et la vocation "universelle" a vite tourné à une exploitation
impérialiste russe des peuples d'Europe de l'Est sans pour autant assurer la prospérité de la Russie. Souvenez vous des officiers polonais assassinés, de Varsovie qui se révolte à l'approche de
l'armée russe et que le commandement russe laisse froidement assassiner par la répression allemande dans le seul but de rentrer en maître dans Varsovie, la Pologne qu'elle avait déjà dépecé lors
de son alliance avec l'Allemagne nazie, des chefs de résistance polonaise(communistes notamment!) que les russes emprisonnent, assassinent, afin d'être maître du pays. Si les états sud agricoles,
des USA ont eu recours à l'esclavage, ils n'ont rien innover, l'esclavage a été une pratique universelle, y compris en Afrique. Le premier renoncement à l'esclavage a été une innovation
chrétienne, puis l'empereur Constantin interdit aux juifs d'avoir des esclaves chrétiens, enfin, la révolution française interdit l'esclavage, Napoléon dut y revenir, sour l'influence de
Joséphine qui lui assura le soutien financier des riches exploitants de la canne à sucre. En terre chrétienne, il y eut des servages, héritage germain de la féodalité franque qui en pratique
différait guère de l'esclavage, et bien des pays communistes ont pratiqué un esclavage en changeant simplement l'appelation en "ennemi du peuple" ou "réactionnaire". C'est ainsi, si une
population pert son identité de groupe ou si ce groupe est trop faible par rapport à un autre, elle devient soit la proie de "loups humains" que l'on retrouve sous tout régime, capitaliste ou
communiste, ou subit un génocide même si elle manifeste une volonté de servir ou de s'intégrer à la population dominante(génocide arménien ou juifs allemands). Par nature donc, l'homme ne peut
qu'appartenir à un groupe identitaire, parfois de manière inconsciente comme des réseaux bobos "copains de Gauche" qui génèrent passe droit et corruption. La seule évolution qui peut permettre à
ces groupes identitaires de s'entraider au lieu de s'entre-tuer est une évolution religieuse centrée sur la protection de la Vie tel que le propose ecolobabisme.com .


Mais revenons à la forêt amazonienne: la forêt se meurt et le VRAI peuple autochtone que constitue les tribus amazoniennes disparait. Les brésiliens sont des métis issus de l'immigartion
européenne et des esclaves noirs. Si la disparition des indiens d'Amérique du Nord vous émeut, la disparition des indiens amazoniens ne vous émeut pas. Je sais qu'un chef de tribu amazonien a
demandé une aide internationale, j'ignore qui  a proposé cette "internationalisation" et dans quel but(je vais me renseigner sur internet), mais ce que je sais, c'est que si les sources de
production du CO2 sont multiples, seule la photosynthèse produit de l'O2! Bien sûr les efforts ne doivent pas porter QUE sur l'Amazonie, mais si rien n'est fait nous risquons de nous retrouver
dans une situation ou les organismes nécessitant de l'O2 ne pourront pas survivre dans peu de générations!



Jacques Lacaze 12/09/2011 12:52



Je ne souhaite pas parler de l'histoire réçente sous la forme sous laquelle vous le faites. C'est à mon avis indigne. On ne parle pas histoire sans une vraie et honnète informatioin. Vous en
parler avec parti pris ... et vous me reprochez d'ignorez le sort des indiens amazoniens. Ou diable avez vous vu cette chose? Bien sur que le sort de toutes les populations dites autochtones est
à considérer et il faut trouver les solutions pour les aider. Quand je parle de parti pris, c'est par exemple la référence au livre noir du communisme. L'historienne Annie Lacroix-Riz, une des
rares historienne en France à aller chercher ses informations à la source: les archives, replace très clairememnt l'histoire contemporaine dans sa réalité.


Je suis désolé de vous dire clairement que j'arrète là ce genre de débat: je n'accepte pas les discussiions se basant sur l'idéologie. Le passé  de l'humanité, appartient à tous le monde. Il
ne doit pas être instrumentalisé au profit d'une idéologie. Je vous considère comme étant victime de l'idéologie dominate et que vous le vouliez ou non, cette idéologie vient des Etats Unis
d'Amérique. J'ai un très profond respect pour le peuple étatsunien qui a donné au monde Jack London, Stephan G. Gould, John Steinbeck, Chomski, MIchael Moore, Martin Luther King, et bien
d'autres. L'administration de ce pays mène objectivement une politqiue impérialiste de conquète de recolonisation du mond et ce depuis plus d'un siècle. Avec les massacres qui l'accompagne. Nier
ce fait  relève de la malhonnétetée intellectuelle.



mariejeannejourdan 08/09/2011 23:03



C'est avant tout la désorganisation qui conduit au crime. Le récent reportage fait sur arte sur le drame du 11 septembre 2OO1 suite à l'attentat contre les tours jumelles à Manhattan en est un
bel exemple. Et croyez vous vraiment que c'est le sort des palestiniens qui a conduit des musulmans de diverses nationalité à donner leur vie et à sacrifier la vie d'un grand nombre d'innocents
en prenant le chemin du terrorisme internationnal. Parmi eux, des étudiants, des gens instruits et qui pourtant prétendent adhérer à des croyances dogmatiques incompatibles avec un minimum de
connaissances scientifiques, un homme comme Ben Laden, immensément riche dont l'argent aurait pu sauver tant de vies, mais qui aurait eu semble t-il une souffrance identitaire, fils d'une femme
répudiée, "le fils de l'esclave" aurait-il été surnommé. Mais bien plutôt une souffrance identitaire, la nostalgie d'un passé magnifié, qui pousse à s'unir en un crime fédérateur.


Méconnaitre la nature humaine, l'erreur des politiques depuis Lénine est là.


Le communisme, les partisans d'un monde sans frontière et qui en fait semble croire que le bonheur de l'humanité se trouve dans la mort des groupes identitaires que sont l'identité religieuse ou
nationale et le parcage d'individus hétéroclites en des unités étatiques impersonnelle, ont oublié une chose: l'homme ne peut survivre qu'au sein de groupes identitaires. La seule chose que l'on
peut faire c'est de travailler sur la complémentarité et les bénéfices réciproques pour qu'il y ait émulation entre les groupes et non compétition criminelle.


Je suis pragmatique, il n'y a pas de système politique idéal, simplement des systèmes plus ou moins adaptés à une culture, à une situation économique ou sociale à un moment donné. Je suis pour
une vision nouvelle de la politique, contre le système des partis, qui ne fait que cloisonner la société non pas en groupes de réflexion, mais en "familles politiques" qui prennent des aspects
identitaires au même titre que les groupes religieux ou ethniques et bloque le dialogue.


Même si c'est utopique, j'ose croire que l'humanité quittera le chemin du suicide collectif. A titre personnel, je crois que la caldeira de Yellowstone va se réveiller et j'espère que cette fois,
les américains sauront réagir avec plus de promptitude que lors de l'attentat du 11/09/2001. J'ose croire que la crainte apportera un peu de sagesse pour une organisation viable à l'échelle
planétaire. C'est dans ce but qu'écolobabisme.com a été créé.



Jacques Lacaze 09/09/2011 20:23



C'est très sympathique ce que vous écrivez. Il faut quand même regarder les choses en face et l'histoire des USA en particulier. Ce pays s'est contruit sur deux génocides: celui des populations
autochtones "les indiens" puis l'esclavage des noirs, sans compter les populatins déporées d'Europe pour servir de main d'oauvre aux nouveaux maïtres. C'est une socité profondément,
structurellement identitaire et inégalitaire. Comme la société d'Israël le fait depuis quelques décennies.Et les USA ont continué à exploiter à massacrer sur l'ensmble de la planète. Pour les
dirigeants, les mensonges d'état sont la régle de base de la politqiue. je passe sur les exemples....


Les sociétés humaines ne peuevent se retrouver que dans l'universel, ou la "liberté de chacun sera la condution de la liberté de tous" pour reprendre la célèbre formule de Marx, c'est à dir e
l'amour de l'autre et le respect de soi. Je ne pense pas qu'un quelconque bricolage puisse changer les choses en profondeur tant que la morale dominante de nos société: "l'enrichissez vous de
Monsieur Thiers  et de Monsieur Sarkozy ferons office de principe sacré.


Je pense qu'on peut être très pessimiste: le "pessimisme de l'intelligence" dont parlait Gramsci. On ne peut que lui opposer "l'optimisme de la volonté" dans le sens ou on peut lutter, agir pour
changer les choses, chacun dans le lieu ou se pense le plus efficace.


Bon courage, Marie Jeanne.



mariejeanne jourdan 08/09/2011 19:27



Il y a une troisième voie: celle proposer sur http://www.ecolobabisme.com article sur bâtir un monde viable ce n'est se préoccuper uniquement du réchauffement climatique. lire catégorie
géopolitique.



Jacques Lacaze 08/09/2011 19:59



Bonjour. Je ne pense pas que des forces matérielles comme celle des Etats Unis d'Amérique ou de l'Union Euroéenne ou d'Israël: les plus puissantes et criminelles armées du monde, puissent
céder à de  gentils propos sur aimons nous les uns et les autres. Par contre, le débat entre nous, les propositions sont les biens venus, à condition de rester courtois, d'éviter d'essayer
d'attirer l'autre dans ses propres préoccupations,  qui sont tout à fait légitimes, de comprendre l'autre, bien sur de ne pas dire des choses sans un
minimum de preuves. Cependant une opinion, même semblant peu fiable doit être dite. C'est souvent de l'erreur que les choses progressent. Bien sur aussi, les propos racistes les injures
n'apportent rien aux débats nécessaires entre nous.


J'espère que les personnes isitant le site proposée par Mariejeanne trouverons matière à réflexion: il faut en faire part.