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7 septembre 2011 3 07 /09 /septembre /2011 13:17

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La fraude, c’est aussi

dans les revues médicales et scientifiques

 

Article publiée par la revue médicale en ligne: Egora.fr -du lundi 05 septembre 2011

 

"Entre 2001 et 2005, 176 articles ont été retirés des grandes revues scientifiques. Entre 2006 et 2010, il y en a eu 436!  Motif des retraits (qui interviennent parfois plusieurs années après publication) : informations fausses ou résultats « arrangés ». Note de J. L. Ce qui veut dire en français de tout les jours que des milliers de médecins ont mis en pratique ces résultats sur le dos des malades. C'est le cas des traitements substitutif de la ménopause administrés à des dizaine de millions de femmes et qui ont entrainés une véritable épidémie du cancer du sein. L'auteur de cette ignominie à été viré... quand même!

 

Les Echos font état des résultats  « alarmants » d’une enquête parue cet été dans le Wall Street Journal, basée sur l’étude de l’éditeur canadien Thomson Reuters, spécialiste de la littérature scientifique. Elle démontre  que tous les journaux sont concernés par ces dérives, y compris les vedettes à forte notoriété comme « Nature », « Science », « The New England Journal of Medicine », « The Lancet » ou « PNAS »(Proceedings of the National Academy of Sciences).

 

La médecine arrive en tête de ces petits arrangements, avec 436 articles retirés entre 2006 et 2010, loin devant la biologie (277), la chimie (147), la pharmacologie (59) et les neurosciences (53).

 

Les Echos soulignent que « sur un total de 742 papiers retirés au cours des dernières années en biologie et en médecine, près de 72 % étaient entachés d'erreurs, peut-être involontaires, et environ 26 % relevaient de fraudes caractérisées. » Dotées pour la majorité d’entre elles d’un comité de lecture, ces revues ont été néanmoins piégées, du fait de fraudeurs « très habiles et utilisant des techniques de masquage difficiles à détecter ».

 

Ces pratiques auraient pris tellement d’ampleur qu’un blog spécialisé s’est ouvert pour les détecter :  Retraction Watch. Par ailleurs, «plusieurs pays dont la Grande-Bretagne et l'Allemagne paraissent (seulement: ?) décidés à renforcer les sanctions contre ces mauvaises conduites», signale le quotidien. 

 

Autre sujet de préoccupation, la pratique du « ghostwriter », autrement dit un auteur fantôme reconnu dans sa discipline, cautionnant de son nom, un article élogieux rédigé par des industriels. Note de J.L. en vérité ce mécanisme est quasi généralisé. Voir le cas très grave du Gardasil  7 décès en Inde, voir l'article en cliquant sur :  link

N'oublions pas le scandale du sang contaminé, de l'hormone de croissance et bien sur des médicaments commercialisés par la laboratoire SEervier comme le désormais célèbre médiator.

 

Deux professeurs de droit de l’Université  de Toronto, Simon Stern et Trudo Lemmens, ont publié dans les Pnas une virulente critique dénonçant cette pratique. Les deux professeurs y estimaient que les chercheurs académiques qui cédaient à cette tentation se livraient à une forme de « prostitution de leur fonction », et ruinent en réalité « l’intégrité du système de publication de la recherche académique ».


  _________________________________________________________________________________________________

Avec mon ami, de Toulouse le Docteur Tubéry qui s'est affronté comme moi à l'Ordre des médecins pour exercice illégal de la pharmacie  nous parlions des hommes à trois casquettes: celle de chercheur, celle de conseiller des politiques (les académiciens par exemple) et celle de la prise d'intérêts dans l'industrie pharmaceutique (conseiller scientifique par exemple). Le mécanisme est simple. Le "grand" savant énonce une nouveauté sensationnelle, ses copains industriels la commercialise, et son aura lui permet d'imposer aux décideurs de la promouvoir. Le tour Médiator est joué et s'est répété des centaines de fois.

 

Mais cela n'empêche pas nos universitaires de censurer toute recherche faites hors de leur surveillance et de leurs préférences, et les autorités politiques de suivre sans sourciller. Par exemple pour ces gens aucun travaux scientifique n'existent sur l'homéopathie, alors qu'il y en a des centaines et par des chercheurs honnêtes et qualifié. Un chercheur comme Jacques Benveniste a été traîné dans la boue puis exclu du CNRS. Heureusement la Pr Montagnier, prix Nobel, au grand dam de cette mafia, reprend les travaux de Benveniste.

Je pense aussi aux très nombreux chercheurs de très haut niveau qui ont été exclus du sérail ou marginalisés dès qu'ils ont "dévié" des chemins balisés: Beljanski, Solomidés, Vincent, Gernez, et bien d'autres.......

Docteur Jacques Lacaze

jacques-lacaze.com

 

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Published by Jacques Lacaze - dans Idées Débats
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commentaires

mariejeannejourdan 13/09/2011 22:56



En médecine, le conseil del'ordre soutient des systèmes pernicieux en eux même afin de protéger une façade "d'honorabilité" de la profession et des établissements médicaux quand bien même des
pratiques scandaleuses ont lieu.


- Ainsi quand j'exerçais, on créa des postes de "médecins coordinateurs" censés veiller au bien être des personnes âgées.


En fait ce médecin était subordonné parfois à un "médecin directeur" et propriétaire d'une maison de retraite. Ainsi, le médecin coordinateur pouvait faire des observations concernant une
mauvaise prise en charge des retraités, sans que ce dernier soit obligés d'en tenir compte, et le médecin directeur pouvqit être plus souciuex de la rentabilité de sa maison de retraite que le
confort des pensionnnaires! C'est ainsi qu'une maison de retraite douteuse recevait des patients de divers département exterieur pour décharger un hôpital dans une ville où les maisons de
retraite saturaient! Ainsi, une personne âgée suite à une hospitalisation de courte durée "dégageait" dans ces maisons de retraite au lieu d'aller en moyen séjour(rééducation) ce qui lui aurait
peut être permis de rentrer chez elle par la suite, au lieu d'être, si elle n'avait pas de famille, la victime d'un "patron" de maison de retraite sans scrupule qui la laissait mourir en trois
mois d'un sndrome de glissement, ce qui permit de fermer des lits en moyen séjour et donc des économies pour la sécurité sociale, ou encore à une famille de "liquider" la maison de la personne
âgée contre son gré!


Quant au médecin coordinateur, s'il voulait dénoncer ces pratiques, tout dépendait du président du conseil de l'ordre de son département: ce dernier pouvait soutenir le médecin directeur,
(soutenant à la fois une politique de restriction bugétaire et la bourse du médecin directeur) en menaçant le médecin coordinateur de passer devant le conseil de l'ordre qui lui imposera une
sanction pour "défaut de confraternité"!