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13 janvier 2016 3 13 /01 /janvier /2016 18:03

J'ai rédigé il y a quelques années ( je pense fin des années 80), un texte sur l'homéopathie, à la  demande  de  mon ami   Patrice  Desmons, psychanaliste et professeur de philosophie. Il avait publié ce texte dans une revue en ligne: "Pholitique".

J'ai décidé  de publier ce texte.   Jacques Lacaze

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L’HOMEOPATHIE, MEDECINE DE L’ANALOGIE

par le Docteur Jacques Lacaze

 

DEFINITION DE L’HOMEOPATHIE

 

La loi de similitude.

Pour la plupart des praticiens l’exerçant, l’homéopathie est une méthode thérapeutique basée sur l’application d’une loi pharmacologique qu’ils dénomment loi des semblables ou principe de similitude (Docteur Max Tetau). D’autres homéopathes précisent qu’en fait la pharmacologie sur laquelle repose l’homéopathie est « reliée à un principe doctrinal : la loi de similitude » (Docteur Roland Sananes). Les remèdes homéopathiques sont issus d’une très haute dilution et d’une dynamisation des substances remèdes. Tous les homéopathes sont d’accord, ce n’est pas le remède qui définit l’homéopathie mais l’application la plus rigoureuse possible de cette loi de similitude

Cette loi a été énoncée par Samuel Hahnemann en 1796 dans son « Essai sur un nouveau principe pour découvrir les vertus curatives des substances médicinales »: « Pour guérir radicalement certaines affections chroniques, on doit chercher des remèdes qui provoquent ordinairement dans l'organisme humain une maladie analogue et le plus analogue qu'il est possible ».

Ce principe des semblables peut s’énoncer : « Tout produit qui, administré à dose forte à un homme en bonne santé déclenche des troubles déterminés, peut, à dose faible, faire disparaître ces mêmes troubles chez l'homme malade". Exemples : Ipeca, à dose forte, est un vomitif ; à dose faible, diluée et dynamisée, homéopathique, il devient un des remèdes des nausées et des vomissements. Le café, Coffea, gêne le sommeil de la plupart, à dose homéopathique on l'emploiera contre l'insomnie. L’Opium à dose toxique paralyse la musculature lisse de l'intestin: à dose homéopathique, Opium interviendra dans le traitement de la constipation. Il y a inversion de l'action pharmacologique pour une certaine dose, les homéopathes parlent de dilution du produit.

En quelques mots : les semblables sont guéris par les semblables.

 

Les pathogénésies.

Pour qualifier d’homéopathique une substance, d’origine végétale, animale, minérale, chimique (remèdes modernes par exemple), il faut lui faire subir l’épreuve de l’expérimentation sur un ou des individus volontaires présupposés sains. C’est ce que les homéopathes appèlent la réalisation d’une pathogénésie. En respectant des règles comme celle du double aveugle, de l’expérimentation à différents moments de l’année, de l’utilisation de dilutions différentes…, la méthode consiste à faire prendre une substance et à demander à l’expérimentateur de noter soigneusement l’ensemble des troubles présentés. Des examens biologiques, radiologiques,… sont actuellement bien entendu utilisés. On obtient donc un tableau des troubles transcrits en signes psychologiques, cliniques, biologiques … de la substance. Les effets toxicologiques de cette substance, s’ils sont connus seront repris et intégrés à cette pathogénésie.

Une hiérarchie des signes est en général établie : qui vont des signes mentaux (jalousie, colère, phobie,…) aux signes signant une lésion (inflammation d’une muqueuse,…) en passant par les signes affectifs, sensoriels ( aggravation ou amélioration par les bruits, les odeurs,…) fonctionnels (spasmes,…)

L’ensemble des pathogénésies constituent ce que les homéopathes appellent « la matière médicale homéopathique ».

J’ajouterai une chose importante : il est traditionnellement fortement conseillé aux futurs homéopathes de participer à une expérimentation, à l’établissement d’une pathogénésie.

 

La pratique de l'homéopathie.

Elle est fondée sur la recherche d'une analogie entre l'ensemble des symptômes présentés par le malade et les symptômes caractéristiques d’un remède homéopathique. (M. T.)

Le praticien homéopathe, va relever soigneusement les symptômes que le malade présente, puis les comparer aux différents pathogénésies. Il choisira, le, et le plus souvent les remèdes qui recouvrent au maximum les symptômes du malade .

Le médecin homéopathe doit donc connaître la matière médicale homéopathique pour pouvoir effectuer ce travail de comparaison. Il est partie prenante de la construction de cette matière médicale, de deux façons, par sa participation à une expérimentation pathogénétique et par ses observations cliniques dans l’utilisation des remèdes homéopathiques, qui enrichissent cette matière médicale.

A noter que pour se simplifier la vie, les homéopathes ont depuis longtemps créé des répertoires. C’est-à-dire qu’ils ont dressé la liste des symptômes connus avec, pour chaque symptôme la liste des remèdes chez qui il est apparu.

La pratique homéopathique fait intervenir les diathèses, les constitutions, les modalités, comme les aggravations et les améliorations. Mais c’est le principe de similitude qui doit toujours primer, dans la recherche du « bon remède ».

 

Le remède homéopathique : l’infinitésimalité et la dynamisation.

Les substances qualifiées par l’expérimentation et la validation clinique remèdes homéopathiques sont utilisées sous différentes formes pharmaceutiques (solution, granules, ampoules buvables et injectables, suppositoires …) mais à dose infinitésimale, même au delà du nombre d’Avogadro : où il n’y a plus de substance.

Un autre principe est la dynamisation.

Ces deux principes ont fait l’objet de travaux expérimentaux très controversés. Les plus célèbres sont connus sous le nom de « mémoire de l’eau » (Jacques Benveniste).

 

En quoi la médecine homéopathique diffère-t-elle de la médecine classique ?

La thérapeutique classique, qui accepte le terme d’allopathique, qui signalons le, lui a été attribué par les homéopathes, fonctionne sur la notion d’anti. Ainsi, une infection à bactérie fera appel à un antibiotique qui empêche la prolifération de la bactérie ou élimine la colonie. Une inflammation, source de douleurs sera bloquée par un anti-inflammatoire qui la supprime.

Un médicament classique, moderne, semble reposer sur une étude physiopathologique d’un processus morbide, auquel le médicaments s’oppose, réalisant le plus souvent un gommage des symptômes. De nombreuses et fines études historiques ont en fait établi que le rapport entre physiopathologie, physiologie, et remède est beaucoup plus complexe et que très souvent la connaissance physiopathologique vient de la démonstration d’effets thérapeutiques – ou iatrogènes - et non l’inverse… mais c’est un autre débat…

Cet usage physiopathologique du remède allopathique qui s’adresse donc au corps du malade, implique l’extériorité du prescripteur. Pour le médecin le raisonnement est le suivant : ce malade a tels signes qui me permettent de conclure à tel syndrome, et j’ai repéré telle cause, donc telle maladie. Or je sais que qu’existe un remède qui physio pathologiquement intervient sur le processus de la maladie. Je le donne donc à mon patient. Et tous les jours, l’industrie pharmaceutique frappe à ma porte pour me présenter un nouveau remède…

L’homéopathie a pour ambition de déclencher une réaction générale et interne à l’organisme de la personne pour se défendre et guérir de l’intérieur. Le médicament homéopathique choisi selon le principe de similitude, met en œuvre selon les homéopathes, une réaction vitale globale qui implique que l'organisme puisse réagir globalement. Ceci les conduit à préciser les limites de la méthode et par là même les champs d'application de l’homéopathie et de l'allopathie.

La position du praticien homéopathe par rapport au remède est totalement différente. La liste des remèdes disponibles n’augmente que s’il participe à une expérimentation – qui sont peu fréquentes – au fur à et mesure de sa pratique, il contribue à affiner le remède. Le laboratoire n’a qu’un rôle purement technique de fabrication du remède. En théorie, le médecin peut totalement s’affranchir du laboratoire ou du pharmacien et fabriquer lui même dans son cabinet le remède pour chaque patient. Certains homéopathes le font. Bref il est totalement partie prenante dans l’élaboration du remède homéopathique.

 

PETIT HISTORIQUE DE L'HOMEOPATHIE

 

Découverte du principe de similitude.

Le créateur de l'homéopathie est un médecin de Saxe, Samuel Hahnemann, né en 1755. Hahnemann exerça dans plusieurs villes de l'Allemagne du Sud avant de se fixer à Leipzig. Il fut rapidement ébranlé dans ses convictions médicales par la pauvreté de la thérapeutique disponible, même souvent dangereuse avec ses saignées et ses clystères. Il renonça à l'exercice de la médecine et se consacra à des traductions d'ouvrages. C'est ainsi qu'en 1790, traduisant un livre d'un médecin écossais réputé, Cullen, son attention fut attirée par un article traitant du Quinquina. Hahnemann ne peut admettre ce qu'il y lut : dans la fièvre, « l'écorce du Quinquina agit par l'intermédiaire de sa vertu roborative (fortifiante) qu'elle exerce sur l'estomac ». Il avait en effet contracté, alors qu'il était jeune étudiant, la fièvre tierce et avait consommé de fortes quantités de cette drogue, ce qui lui avait permis de constater que, loin de lui fortifier l'estomac, elle avait provoqué un début de gastrite. Fallait-il donc croire que Cullen s'était trompé? Hahnemann, résolut de refaire l'expérience. Pendant plusieurs jours il se soumit à l’absorption biquotidienne de quatre grains de quinquina. Il éprouva une série de malaises : refroidissement des extrémité, affaiblissement, somnolence, palpitations, angoisses, tremblements, soif et poussées fébriles, bref tous les symptômes de la fièvre intermittente.

Hahnemann est alors frappé par cette coïncidence et il note sur l'ouvrage de Cullen, cette phrase qui est véritablement l'acte de naissance de l'homéopathie : «  des substances qui provoquent une sorte de fièvre coupent les diverses variétés de fièvre intermittente ».

Hahnemann, va expérimenter, de nombreuses substances et publier de nombreux articles. En 1810, il édite « l'Organon de l'art de guérir », son ouvrage majeur.

 

Entre homéopathie et médecine classique, c’est toujours la guerre.

Dès la parution de son Organon, Hahnemann connaîtra les ennuis qui ne cesseront jamais avec ses disciples puis ses successeurs.

Les derniers et spectaculaires avatars, sont d’une part le sort fait aux travaux de Jacques Benveniste sur « la mémoire de l’eau » et d’autre part l’assimilation de l’homéopathie avec les sectes (Docteur Jean Marie Apgrall).

Les attaques contre l’homéopathie portent principalement sur le remède infinitésimal. Les classiques n’acceptent pas l’absence de matière dans le remède homéopathique et la possibilité d’une « mémoire de l’eau ».

Les possibilités de pratiquer l’homéopathie et donc d’être soigné par cette méthode sont de plus en plus réduites. Il existe bel et bien une politique concertée d’étouffer cette discipline.

 

HOMEOPATHIE ET ANALOGIE

 

J’ai essayé d’éclairer par plusieurs facettes le phénomène homéopathie. Je dois ajouter que je ne suis pas neutre dans l’affaire : j’ai pratiqué durant 20 ans cette discipline, mais j’espère que vous m’accorderez que j’ai tenté de prendre distance et de pointer les problèmes.

Il existe donc chez ceux qui la pratiquent, un consensus pour dire que la médecine homéopathique est une médecine de l’analogie.

Nous ne nous contenterons pas de cette conviction et allons essayer de l’interroger et d’interroger la pratique du praticien homéopathe, le corpus de connaissance issu de cette pratique. Il m’apparaît nécessaire pour cadrer le débat de situer la médecine moderne et le médicament moderne dans la pratique médicale?

 

La médecine moderne et le médicament moderne.

La médecine moderne repose sur l’accès au corps du malade. Elle a pu prendre son essor à partir du moment où d’une part l’interdit – religieux - de cet accès a été levé et d’autre part les concepts ont été élaborés (et les moyens techniques : de l’auscultation à l’utilisation de la résonance magnétique nucléaire « pour lire les pensées »). Les concepts de base sont ceux de la méthode anatomo-clinique. Le médecin s’est dès lors situé comme observateur d’un corps, « qui n’est plus solidaire d’une vision simultanée de l’homme » (David Le Breton) qui n’est plus son semblable. Mon Maître et ami, le Professeur Lucien Israël peut ainsi écrire : «  la médecine est une science des pannes… Personne ne demande que la machine soit remise en marche pour toujours… il suffit qu’elle marche de façon acceptable pour un temps ».

La médecine moderne, sépare l’homme de son corps : le corps machine défini par Descartes. Elle traite cette machine, mais non l’homme dans sa singularité.

J’ajoute tout de suite deux remarques :

- c’est la médecine hospitalière et son prolongement, la médecine spécialisée, qui est principalement le lieu de cette pratique. Le médecin généraliste, de famille a le plus souvent, un positionnement différent,

- quand l’homme occupe le devant de la scène, que sa souffrance ne vient pas de son cœur, de sa rate, de son poumon ou de son foie, il est jugé « sain », et renvoyé à un « autre spécialiste » : le psychiatre.

Cette médecine hospitalière moderne a donc découpé le corps humain en morceaux, d’abord sous forme d’organes avec ses spécialistes, et maintenant en tranches très fines grâces au scanner. Elle a rattaché chaque souffrance organique à un syndrome ou une maladie et postule la nécessité de faire un diagnostic très précis, car nécessaire pour donner le médicament moderne susceptible de parer à la « panne ». Ce découpage est devenu biochimique. Le cholestérol par exemple est devenu une maladie.

La médecine moderne sépare l’homme de son corps et de sa maladie, qu’elle dépersonnalise, qu’elle rend anonyme. On traite une maladie et non une personne. Il s’agit d’un choix moral, social, économique.

Mais ce choix entraîne une double résistance :

   - celle du malade qui exige d’être considéré comme une personne, qui souffre, qui a une famille, des difficultés, des amours, des haines ..

   - et celle du médicament qui refuse de fonctionner comme on le lui demande. Le couple médicament médecin moderne fonctionne ni mieux ni plus mal que le tradi-médecin africain ou amazonien. Les chercheurs pharmacologues ont parfaitement démontré cet effet en découvrant l’effet placebo : un remède moderne ou traditionnel, c’est l’effet placebo + l’effet pharmacologique.

Affinons un peu cette dernière remarque en notant que le médicament moderne est élaboré par l’industrie pharmaceutique et le service hospitalier spécialisé, mais prescrit très majoritairement par le médecin généraliste qui a une relation très différente avec le malade.

La résistance du malade explique sans doute le succès grandissant de la médecine homéopathique et l’offensive des « concurrents » allopathes et surtout de l’industrie pharmaceutique…

Bref la médecine moderne hospitalière, nous fournit des connaissances du même ordre que celles des « sciences dures », « objectives », reproductibles. L’élaboration du médicament moderne a depuis longtemps, et avec le développement de la chimie et du capitalisme quitté le cabinet médical et l’officine du pharmacien, pour le laboratoire de la grande industrie, et le service hospitalier, ou il est expérimenté. Et dans son long cheminement pour devenir remède, il s’est humanisé. Son utilisation par le médecin généraliste en fait un médiateur à action pharmacologique manié par le sorcier des temps modernes. Et cela contre le désir, la volonté de ses inventeurs qui veulent en faire un objet scientifique pur, seulement capable de réparer telle panne.

 

Le remède homéopathique, connaît un destin opposé.

Il n’est pas élaboré par le laboratoire, qui se contente de le fabriquer. Il est élaboré par le médecin, d’abord expérimentalement dans le processus de l’expérimentation pathogénétique puis affiné au fur et à mesure de l’expérience de chaque médecin. La communication entre tous les médecins homéopathes devenant capitale. Chacun fait avancer les remèdes et doit communiquer ses observations. La différence de ce point de vue entre la littérature médicale classique et homéopathique est nette. La première ne vise qu’à faire adopter tel médicament, tel moyen d’exploration, la deuxième est principalement axé sur l’échange d’expérience entre praticiens, l’enrichissement de la matière médicale. C’est aussi pourquoi, les homéopathes disent que leur médecine est une médecine de l’expérience.

L’expérimentation sur soi d’un produit candidat au statut de remède homéopathique, l’utilisation de ces remèdes, la nécessaire observation de ses réactions induisent une appropriation du remède par le médecin.

Patrice Desmons signale que « la psychanalyse naît avec ce geste : le moment de l’analogie, où l’analyste accepte cette adresse de l’analysant : vous êtes comme moi… ». Peut-on comprendre la souffrance de l’Autre, qu’il exprime par des signes extériorisés par sa parole, que le médecin constate en analysant le comportement, ses réactions et qu’il rapporte à un ensemble caractérisant un remède homéopathique, si soi même on n’a pas intériorisé les effets de ce remède. Mais l’homéopathie reste aussi comme la médecine générale une pratique de la suggestion, qu’abandonne la psychanalyse.

En recourant à la typologie aux constitutions, les médecins homéopathes établissent des comparaisons, des classifications, pour mieux accéder au remède, les signes pathogénétiques du remède restant déterminant en dernière instance. C’est pourquoi, il parlent d’individualisation du traitement, du respect de chaque personne dans l’originalité de ses rapports avec son corps, avec la société.

 

Homéopathie et science humaine.

Quelle connaissance produit la pratique homéopathique ?

La clinique, c’est à dire l’observation et l’analyse fine des signes, des symptômes orientant vers une maladie est une des grandes inventions marquant la naissance de la médecine moderne. Elle est aujourd’hui très largement supplantée par l’instrumentation technologique du corps. Son intérêt réside dans la détection la plus fine et précoce possible des modifications qui apparaissent chez une personne.

La clinique homéopathique en recourant à une hiérarchie des remèdes suivant la gravité de l’atteinte de la personne, du mental (mal vivre, mal dans ses godasses, stressé au travail…) au lésionnel permet de répondre à cette ambition de la clinique. Elle a l’ambition de s’intéresser « à l’homme total ».

Le fait de soigner son semblable est une action. En médecine nous somme dans le domaine de l’action. En homéopathie l’utilisation de l’analogie permet de connaître une personne et d’agir sur sa santé.

 

 

 

 

 

 

 

 

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8 janvier 2016 5 08 /01 /janvier /2016 13:32

J’ai tout à fait conscience, que la publication du témoignage ci-dessous, va éloigner des lecteurs de mon blog. Je pense qu’il faut regarder la réalité en face, même si elle ne nous convient pas. Mon propos a toujours été de rester au plus preêt des faits, de la réalité. C’est à chacun d’en tirer les conséquences.

Le Saker francophone est constitué d’un groupe de citoyens francophones qui désire faire partager au public francophone des analyses venues du monde entier et exprimées dans d'autres langues. Rendre accessible la pensée dissidente où qu'elle se trouve. Ce site est une émanation du Saker US mais avec notre propre sensibilité francophone.Voici le lien conduisant au site, que je vous conseille vivement de consulter régulièrement : http://lesakerfrancophone.fr/

Le document publié le 18 décembre 2015 par le saker francophone et reproduit ci-dessous, , est le témoignage d’un militaire étasunien qui a participé à la   guerre d’Irak, menée par Georges Bush junior officiellement du 20 mars 2003 au 1er mai de la même année. En réalité, elle est toujours d’actualité et a l’origine de la mort de milliers d’enfants de dizaines de milliers de personnes partout dans le Moyen Orient..

Voir l’article de Wikipédia : https://fr.wikipedia.org/wiki/Guerre_d'Irak

 

Ce témoignage, « ces confessions" du soldat  Vincent Emmauele apportent un éclairage très important, si on se souvient que la « coalition » internationale (ce genre d’initiative politique est toujours à la mode et très prisée par les médias) mise sur pied par les USA, s’est constituée sans la France. Le Président  de l’époque Monsieur Jacques Chirac s’y étant opposé. Le ministre français des affaires étrangères avait, sur ce sujet, prononcé un discours à la tribune de l’ONU d’un très grand retentissement. Le Président Chirac agissait ainsi dans la lignée de la politique étrangère inspirée du Général de Gaulle. Cette politique de Jacques Chirac protégeait la France de ce qu’on appelle désormais « les actions terroristes »

Malheureusement, les présidents qui ont suivi, Monsieur Nicolas Sarkozy, puis Monsieur François Hollande se sont très étroitement allié à la politique des USA et de l’OTAN . Ce qui s’est traduit par la calamiteuse opération contre la Libye, qui de pays le plus riche et développé d’Afrique a été ramené à l’âge de pierre. Aujourd’hui, après l’Irak et la Syrie, la Libye est devenue une base d’appui de ce qu’on appelle bizarrement l’état islamique. Cet état baptisé aussi  « Daesh » qui est à l’origine d’action criminelles  de grande ampleur, principalement au Moyen Orient, en Syrie, en Irak … mais aussi désormais en France.  L’actuel président (Hollande), l’actuel premier ministre (Valls) , l’actuel ministre des affaires étrangères (Fabius) en abandonnant cette politique étrangère issue du gaullisme, ont en particulier permis l’intrusion criminelle du terrorisme dans notre pays. On connaît les conséquences.

Est il normal, que le président français privilégie deux pays du moyen orient : le Qatar et l’Arabie Saoudite en leur vendant entre autre du matériel militaire, alors qu’il s’agit de royaume ne respectant en rien les droits humains dont nos dirigeants se gargarisme en parlant d’autres pays ? Des pays qui soutiennent ouvertement Daesh?

Il reste qu’il faut lire ce témoignage qui en dit beaucoup sur la responsabilité des gouvernements des USA dans le  cahot actuel et les événements en France de 2015.

Jacques Lacaze

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"J’AI AIDE A CREER L'ETAT ISLAMIQUE


Les confessions de  Vincent Emanuele  militaire américain, vétéran de l’Irak

18 décembre 2015 – Source Telesur

Après 14 ans de guerre contre le terrorisme, l’Occident a montré sa grande capacité à créer des États déchus et à fomenter la barbarie.

Depuis quelques années des gens du monde entier se demandent d’où vient EI. Les tentatives d’explications sont nombreuses et varient du géopolitique (l’hégémonie américaine), au religieux ( chiites/sunnites), à l’idéologie (wahhabisme) ou même à l’écologie (réfugiés climatiques). Mais de nombreux commentateurs et même d’anciens militaires ont suggéré, correctement, que la guerre en Irak est la principale responsable pour le déchaînement des forces connues sous le nom d’EI ou Daesh. Sur ce point, je peux ajouter quelques réflexions et anecdotes utiles. 

Le cauchemar mésopotamien.

Quand j’étais stationné en Irak dans le 1er bataillon du 7e corps de marines, de 2003 à 2005, je ne savais pas encore quelles allaient être les répercussions de cette guerre, mais je pressentais déjà qu’il y aurait des comptes à rendre. Cet effet boomerang est maintenant ressenti à travers le monde (Irak, Afghanistan, Yémen, Libye, Égypte, Liban, Syrie, France, Tunisie, Californie, etc.) sans qu’on voit le bout du tunnel.

Là bas, j’ai régulièrement assisté et participé à des obscénités. Bien sûr, l’horreur de cette guerre n’a jamais été vraiment reconnue par l’Occident. Évidemment, les organisations pacifiques ont essayé de dénoncer les atrocités de la guerre en Irak, mais les médias de masse, les forces académiques, politiques et économiques occidentales n’ont jamais permis d’enquêtes sérieuses sur les plus grands crimes de guerre du XXIe siècle.

Alors que nous patrouillions dans la vaste région irakienne d’Al-Anbar, en jetant les restes de nos rations à travers les fenêtres de nos véhicules, je n’avais jamais réfléchi à la manière dont on parlerait de nous dans les futurs livres d’histoire. Je voulais seulement faire le propre dans mon Humvee. Des années plus tard, en écoutant mon prof d’histoire parler du berceau de la civilisation, je repense aux déchets de rations qui jonchent le sol du désert mésopotamien.

En étudiant les récents événements de Syrie et d’Irak, je ne peux m’empêcher de penser aux petits enfants auxquels mes camarades militaires jetaient les restes de rations. Mais des bonbons n’étaient pas les seuls objets que nous lancions sur ces gosses. Des bouteilles d’eau remplies d’urine, des cailloux, des débris divers étaient aussi jetés. Je me demande souvent combien de membres d’EI ou des autres organisations extrémistes se souviennent de tels événements.

Surtout, je me rappelle les centaines de prisonniers que nous avons capturés et torturés dans les prisons de fortune gardées par des adolescents du Tennessee, de New York ou de l’Oregon. Je n’ai pas eu la malchance de travailler dans de telles prisons, mais je me souviens bien des histoires. Je me rappelle parfaitement les marines me racontant comment ils frappaient, violentaient et défonçaient la tête aux Irakiens. Je me rappelle des histoires de tortures sexuelles où l’on forçait les prisonniers irakiens à s’accoupler pendant que les marines les menaçaient avec un couteau dirigé sur leurs testicules ou en les sodomisant avec un bâton.

Par contre, avant que ces abominations ne se déroulent, nous, dans l’infanterie, avions le plaisir de traquer les Irakiens pendant des raids nocturnes, de les ligoter et de leur mettre un sac sur la tête avant de les jeter a l’arrière de l’Humvee pendant que leurs enfants hurlaient et que leurs femmes s’évanouissaient. Quelquefois nous les arrêtions de jour. La plupart n’offraient aucune résistance. Quelques-uns se tenaient par la main pendant que les marines les frappaient au visage à coup de bottes. Une fois livrés à la prison, ils pouvaient être gardés pendant des jours, des semaines ou des mois. Leurs familles étaient laissées sans nouvelles. Une fois libérés, on les lâchait en plein désert à plusieurs kilomètres de leurs maisons.

Après leur avoir ôté menottes et sacs sur la tête, quelques-uns des plus dérangés parmi nous tiraient des coups de feu en l’air ou au sol pour les effrayer. Seulement pour rigoler. La plupart des Irakiens se mettaient à courir, pleurant encore de leur long supplice dans la prison, espérant retrouver un certain degré de liberté. Qui sait combien de temps ils ont survécu. Car après tout, tout le monde s’en foutait. Même si, de nos jours, on connait bien un ancien survivant des prisons américaines, Abu Bakr al-Baghdadi, le chef d’EI.

Ironiquement, l’habileté à déshumaniser le peuple irakien a atteint un paroxysme après que balles et explosions ont été terminées, car de nombreux marines avaient comme hobby de prendre des photos des morts, de leurs corps mutilés, par plaisir, ou s’amusaient à frapper leurs corps boursouflés avec des bâtons pour rire un peu. Même si les iPhones n’existaient pas à l’époque, de nombreux marines venaient avec des appareils photos digitaux. Ces appareils contiennent l’histoire non dite de la guerre d’Irak, une histoire que l’Occident voudrait que le monde oublie. Cette histoire et ces appareils contiennent aussi les photos de massacres gratuits et autres crimes de guerre, une réalité que les Irakiens n’auront pas le plaisir d’oublier.

Malheureusement, je peux aussi me rappeler d’innombrables anecdotes de mon temps en Irak. Des innocents n’étaient pas seulement pourchassés, torturés et emprisonnés, ils ont aussi été brûlés par centaines de milliers, certaines études prétendent même par millions.

Seuls les irakiens peuvent comprendre le mal absolu qui s’est déchainé sur leur nation. Ils se rappellent le rôle de l’Occident pendant la guerre entre l’Irak et l’Iran qui a duré huit ans ; ils se rappellent les sanctions de Clinton dans les années 1990, sanctions qui ont entraîné la mort de plus de 500 000 personnes, en majorité des femmes et des enfants. Puis est venu 2003 et l’Occident a achevé le travail. Aujourd’hui l’Irak est totalement dévasté. Les gens sont empoisonnés et mutilés et l’environnement est irradié par les bombes à uranium appauvri.

Après 14 ans de guerre contre le terrorisme, une chose est certaine : L’Occident excelle à fomenter la barbarie et à créer des États déchus.

Vivre avec des fantômes

Les yeux pétillants des jeunes enfants irakiens me hantent en permanence, c’est normal. Les visages de ceux que j’ai tués ou de ceux assez proches de moi que j’ai eu la possibilité d’examiner ne veulent pas quitter mes pensées. Mes cauchemars nocturnes et mes réflexions diurnes me rappellent d’où vient EI et pourquoi ils nous haïssent. Malheureusement, mais de façon compréhensible, cette haine nous poursuivra pendant les années et les décennies à venir. Comment pourrait-il en être autrement ?

J’insiste, le niveau de destruction que l’Occident a infligé au Moyen-Orient est absolument inimaginable pour la vaste majorité des gens vivant dans le monde développé. Et cette réalité est démontrée par le fait que les Occidentaux se demandent constamment et avec une grande naïveté : pourquoi nous détestent-ils ?

Finalement, les guerres, révolutions et contre-révolutions se passent et les générations suivantes vivent avec leurs conséquences. Les civilisations, les sociétés, les cultures, les nations et les individus survivent ou périssent. C’est ainsi que l’Histoire se déroule. Dans le futur, la manière dont l’Occident sera confronté au terrorisme dépendra largement du fait qu’il va garder, ou pas, son propre comportement terroriste. La manière la plus évidente d’empêcher que des groupes du style d’EI ne se forment est de s’opposer au militarisme occidental dans ses formes les plus effrayantes : les coups montés de la CIA, les guerres par procuration, les frappes par drones, les campagnes de contre-révolution, les guerres économiques…

En attendant, ceux qui comme moi ont directement participé à cette campagne militaire génocidaire devront vivre avec les fantômes de cette guerre.

Vincent Emanuele

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7 janvier 2016 4 07 /01 /janvier /2016 10:54

PREPAREZ VOUS AUX BEBES GENETIQUEMENT MODIFIES

D’abord le premier maïs OGM, ensuite le saumon génétiquement modifié, et maintenant préparez vous aux bébés génétiquement modifiés.

On savait qu’on y venait. La révolution des OGM n’allait pas s’arrêter à notre table. Mais pensait-on que cela irait si vite ?

Pendant la première semaine de décembre, des délégués des trois pays les plus gros producteurs d’OGM, la Chine, le Royaume-Uni et les États-Unis, se sont réunis à Washington DC pour un congrès de spécialistes au sujet du futur de l’édition génomique. Pour ceux qui ne seraient pas familiers avec l’expression, l’édition génomique fait référence au pouvoir d’altérer l’ADN d’un embryon de manière à modifier la ligne germinale. La ligne germinale se définit comme suit : en biologie et génétique, la ligne germinale dans un organisme multicellulaire est l’ensemble des cellules corporelles qui sont si différenciées et sécrétées que dans le processus usuel de reproduction, elles peuvent transmettre leur matériel génétique à leur progéniture.

En d’autres mots, ce qui affecte la ligne germinale aura des répercussions sur la descendance et les générations successives.

 

Pour lire las uite connectez vous :

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24 décembre 2015 4 24 /12 /décembre /2015 18:52

"Toutes proportions gardées, souvenons-nous qu’en 1933, Hitler a trouvé des outils législatifs mis en place par les sociaux-démocrates. Si un jour on a un pouvoir d’extrême droite, il pourrait trouver des outils pour mettre en place les politiques ultra sécuritaires et épouvantablement répressives".

Henri Leclerc, avocat, président d'honneur de la Ligue des droits de l'homme, dans un interview à Médiapart, publié le 24 décembre 2015. Interview à lire: https://www.mediapart.fr/

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22 décembre 2015 2 22 /12 /décembre /2015 12:25

… « EN PLEINE PERIODE DE DEUIL  LIEE AUX

TRAGIQUES EVENEMENTS DU 13 NOVEMBRE, 

UN DECRET PRIVATISANT NEXTER A ETE PUBLIE,

SIGNIFIANT AINSI L’ABANDON DE LA

SOUVERAINETE NATIONALE SUR LES VENTES

D’ARMES ».

Si vous voulez connaître la petite ou grande histoire d'une usine d'armement française, héritière des arsenaux et des manufactures, et apprendre comment le 16 novembre 2015,  elle a été privatisée, en pleine période de deuil national
cliquez sur le lien ci-dessous
Et si vous n'avez jamais visité ce site, n'hésitez pas à vous promener sur l'onglet Groupe, l'onglet entreprise et l'onglet analyse et définition, vous découvrirez plein de recettes des actionnaires pour s'accaparer ...

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16 décembre 2015 3 16 /12 /décembre /2015 09:49

INTERVIEW DE LAURENT SCHWARTZ

DANS ALTERNATIVE SANTE

Alternative Santé Vous défendez une vision métabolique du cancer, qui diffère de l’approche actuelle dominante tournée vers la génétique. Pouvez-vous nous expliquer en quoi cela consiste ?

 

Pr Laurent Schwartz La piste des gènes, et de leurs anomalies, lesquelles seraient seules responsables du cancer, mobilise depuis quarante ans les chercheurs, engendrant des dépenses faramineuses.

Mais force est de constater qu’elle n’a pas permis de dégager de vraies solutions thérapeutiques. Les chimiothérapies, si elles peuvent fonctionner sur les enfants, sont le plus souvent dévastatrices sur les adultes.

La mortalité par le cancer n’a que très peu diminué depuis soixante ans, si l’on compare statistiquement en termes d’âge et de population, et les récentes thérapies ciblées n’inversent pas cette courbe. Dès la fin des années quatre-vingt-dix, face aux malades qu’on n’arrivait pas à soigner, j’ai commencé à envisager les choses autrement. Je me suis intéressé au fonctionnement de la cellule cancéreuse, à son métabolisme, et en particulier à la manière dont elle digère le glucose. Je ne considère pas le cancer comme une maladie génétique, mais plutôt énergétique, résultant du métabolisme anormal de la cellule tumorale. Le rôle des gènes dans le cancer est en fin de compte secondaire.

Au cours de mes recherches, j’ai compris que le cancer est une maladie simple en lien avec la digestion cellulaire et des dérèglements enzymatiques. Et ces mêmes mécanismes jouent sûrement un rôle crucial dans les maladies neurodégénératives, comme Parkinson et Alzheimer.

 

Pour lire la suite, cliquez sur:

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13 décembre 2015 7 13 /12 /décembre /2015 15:46

LA NOUVELLE SCIENCE DES BOSSES EST ARRIVEE

Vous avez peut être entendu parler de la "phrénologie" ou science des bosses? Elle a eu son heure de gloire durant la première moitié du XIXéme siècle. Elle consiste à rattacher des comportements, des caractères, des aptitudes etc à des zones du cerveau qui peuvent être étudiées par la forme du crane. D’où le nom de science des bosses: il fallait étudier les cranes et faire des rapports entre le faciès et les mœurs. Telle ou telle forme correspondait: au criminel, au criminel né, au vagabondage, à l'épileptique ... j'en passe et des meilleures. (voir Wikipédia)

Cette science des bosses a été abandonné dès la fin des années 1840, mais a permis de passer à la notion de localisation fonctionnelle de zones du cerveau (Broca).

Ce type d'idéologie a t-il disparu? Les scientifiques sont ils exempt de ce genre de démarche? Je le croyais, en pensant que la génétique, qui pendant toute une période trouvait des gènes pour des comportements: de l'homosexualité, de la criminalité, et même de la fidélité, avait abandonné ce genre de dérives. Je me trompais. Ces travaux continuent.  Une équipe étatsunienne a "découvert le gène qui rend les adolescents influençables".

 

Selon cette équipe, "Être témoin de la consommation de cigarettes, de drogues ou d’alcool peut inciter un adolescent à adopter un comportement antisocial puis à développer des troubles du comportement. Mais pourquoi certains jeunes sont-ils plus influençables que d’autres et plus enclins à adopter des comportements à risque ?  Cette étude de la Duke University, publiée dans la revue Development and Psychopathology, identifie un gène coupable, DRD4-7R, qui semble inciter à la prise de risque".

 

Voir l'article:

Il y a un vrai débat citoyen à avoir sur la génétique.

Si la découverte des gènes est une grande avancée dans la longue histoire des sciences biologiques, vouloir tout ramener au gène est une immense et dangereuse dérive. Cette dérive est institutionnelle en ce que tout travail de recherche doit passer par la génétique et donc la découverte du gène responsable. Sinon pas de financement ! Démocratie quand tu nous tiens... 

Le sens profond de cette attitude est de postuler que le gène détermine totalement un individu, un phénomène, un comportement, une pathologie etc .

Depuis quelques années, on parle cependant d'épigénétique, ce qui signifie en clair qu'il est admis que l'environnement joue aussi son rôle dans la façon dont le vivant évolue. Il faudra que je me décide à revenir sur cette notion, car un cadavre dans le placard envenime les débats  ...

Pour bien situer le problème, depuis Pasteur, les scientifiques avaient tendance à tout ramener aux microbes. Avec le développement de la biologie (Claude Bernard) l'accent était mis sur les métabolismes. En parallèle avec la génétique, la biologie moléculaire est devenue la science de pointe et incontournable qui régne toujours.

André Gernez, pratiquement tout seul et en chercheur autodicdate a développé à partir de la formalisation du concept de cellule souche une théorie cellulaire en biologie. Très exactement de la cinétique cellulaire pour rendre compte des grands processus biologiques. Si ses idées ont été admises par les institutions scientifiques (Académies) au tournant des années 60 et 70 du siècle passé, elles sont totalement ignorées depuis.

Un travail urgent aujourd'hui,  me semble être de penser ensemble ces démarches et apports scientifiques, de faire un travail de synthèse en quelque sorte, d'enrichir ces voies les unes par les autres etc ...

Malheureusment, on n'en prend pas le chemin. Chacun reste dans son domaine particulier.

Je pense que sur cette questioin, le travail essentiel devra être celui des philosophes, des historiens des sciences, mais aussi des politqiues qui tiennent les cordons de la bourse.

Jacques Lacaze

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12 décembre 2015 6 12 /12 /décembre /2015 14:24

DÉCLARATION DU PRÉSIDENT RUSSE VLADIMIR POUTINE LORS D'UNE CONFÉRENCE DE PRESSE EN MARGE DE LA COP21:

«Nous avons toutes les raisons de penser que la décision d’abattre notre avion a été dictée par la volonté de protéger ces chemins d’acheminement de pétrole vers le territoire turc, justement vers ces ports depuis lesquels il est chargé sur des navires-citernes.»

Pour lire la suite, voir le lien ci dessous:

Si on prête une oreille attentive aux informations de France Culture ou de France inter, on perçois nettement des infos qui contredisent les assertions officielles diffusées sur ordre du gouvernement.

Par exemple, deux infos de France culture:

- les 4 années qui ont précédées la crise en Syrie ont été marquée par une sécheresse très importante qui a provoqué une diminution des ressources alimentaires. Ce qui est a relier avec le fait qu'Israël occupe le Golan, territoire Syrien véritable château d'eau. Mesurons le type d'intervention en Syrie de la France en particulier (l'argent pour faire la guerre oui, pour augmenter les salaires, les retraites , financer les écoles, les hôpitaux: NON) avec la célèbre déclaration du ministre des affaires étrangère: "Al Nosra fait du bon boulot en Syrie".

- Les USA, ont tenté durant la guerre froide de faire diminuer les précipitations sur l'Union Soviétique dans le but de diminuer les récoltes et de provoquer une famine et donc des révoltes pour pouvoir abattre le régime. Et ceci à partir d'une base située au nord du continent américians

Si on est un peu curieux, on trouve facilement des infos sur les évènements du monde. Par exemple sur le site de Michel Collon:

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19 novembre 2015 4 19 /11 /novembre /2015 18:41

J'avais prévu d'ajouter un éléments important dans mon précédent texte, et j'ai oublié !!!!

Auriane GUILBAUD docteure en science politique de Sciences Po et maître de conférence à l’université Paris 8, a publié un livre absolument essentiel:

"BUSINESS PARTNERS. FIRMES PRIVÉES ET GOUVERNANCE MONDIALE DE LA SANTÉ"

Dans cet ouvrage assez court (moins de 200 pages, mais très difficile à lire, car d'une part très technique, d'autre part, l'auteur utilise un très grand nombre PPSI, GISN SFI, OI .... etc, 60 à 70 au total, qui rendent la lecture du texte, l'auteur explique comment une quinzaine de grandes firmes de l'industrie pharmaceutique, ont pris le contrôle de Organisation Mondiale de la Santé et dirige de fait les politique de santé et de distribution de soins.

Cette politique s'inscrit par ailleurs dans le grand courant de privatisation des services publics qui ont été initié dans les années 90.

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19 novembre 2015 4 19 /11 /novembre /2015 17:27

 

La nouvelle loi de santé du gouvernement Hollande que Marisol Touraine est chargée d'imposer, n'est pas une série de mesurettes, mais un changement radical dans la structuration et le fonctionnement du système de distribution de soins.

En deux mots: cette loi, étatise ce système en donnant la gestion au privé. Concrètement, ceci veut dire que chacun d'entre nous sera tributaire d'une "mutuelle", en réalité une assurance privée liée à une multinationale. Nous serons tous, ainsi inclus dans un système de distribution de soins, qui à partir du "choix" de la "mutuelle", c’est-à-dire de la société capitaliste qui gère, tout sera lié à cette société. Elle paiera le médecin et les autres praticiens de santé, elle gérera les cliniques, mais surtout, surtout, ce sont des règles administratives  qui devront être appliquées, pour déterminer quelle thérapeutique chacun d’entre nous devra accepter.

Le tout, et c’est de loin le plus grave, avec obligation de passer par la case « d’essais thérapeutiques », de faire de chacun de nous des cobayes.

Je vous invite à écouter très attentivement cet interview du Docteur Nicole Delepine qui détaille et explique ce qui nous attend.

Il est temps, grand temps, de comprendre ce qui se passe rtéellement dans notre pays (et ailleurs) et de prendre la voie de la RESISTANCE. Il faut faire circuler ce témoignage: Nicole montre la voie. Puis nous devons nous organiser pour RESISTER.

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