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15 février 2013 5 15 /02 /février /2013 12:19

BNP alimentaire

Selon un rapport publié le 12 février par Oxfam France, les principales banques françaises possédaient en 2012 au moins 18 fonds leur permettant de spéculer pour plus de 2,5 milliards d’euros sur les marchés de matières premières. La BNP Paribas, à elle seule, possédait plus de la moitié de ces fonds, pour un montant total de 1,4 milliard d’euros. Dans le cadre de la réforme bancaire dont l’examen commence aujourd’hui à l’Assemblée nationale, Oxfam France demande aux parlementaires de mettre un terme à la spéculation sur les matières premières agricoles des acteurs financiers français. 

 

Informationdifusée par le site LE CRI DU PEUPLE: link

 

Oxfam France établit un classement des différentes banques françaises qui spéculent le plus sur les matières premières. La BNP Paribas arrive largement en tête de ce classement, suivi par Natixis (groupe Banque populaire/Caisse d’Epargne), la Société générale, et le Crédit agricole. La compagnie d’assurance Axa figure elle aussi parmi les acteurs proposant de tels fonds spéculatifs.

Voir le rapport d'Oxam France:  oxfam france reforme bancaire oxfam france reforme bancaire

Oxfam France lance aujourd’hui une nouvelle campagnelink

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11 décembre 2012 2 11 /12 /décembre /2012 09:49

bolivie-fruits-legumes.jpg

             Vendeuse de fruits sur le marché de La Paz en Bolivie. C'est quand même super!

 

En Amérique latine, la nourriture traditionnelle contre l'obésité

 

Pour réduire le problème croissant de l’obésité dans les pays d’Amérique latine, un retour à une nourriture traditionnelle basée sur des produits locaux comme le quinoa ou le maïs devient un enjeu essentiel dans la lutte contre la malnutrition et le surpoids.

………

« Le problème le plus difficile à résoudre, c’est le poids », déclare Gabriela Aro, qui dirige un programme scolaire révolutionnaire de repas basés sur des ingrédients traditionnels locaux dans la capitale bolivienne, La Paz. Le programme cible les problèmes nutritionnels chez les 153 000 jeunes défavorisés dans les 411 écoles et jardins d'enfants publics, dans l'un des pays les plus pauvres de l'hémisphère sud.

……….

Mais, à côté des problèmes de santé établis de longue date comme la malnutrition et l'anémie, une nouvelle menace émerge : l'obésité. Bien qu’il y ait un manque de données fiables, la plupart des experts s’accordent à dire que les Latino-Américains ont, en moyenne, pris rapidement du poids.

……….

Avec un coût annuel de 148 millions de bolivianos (soit 21 millions de dollars), le « programme La Paz » a eu un impact majeur sur certains problèmes de santé touchant les plus jeunes depuis son lancement en 2000.

 ............

À côté des avantages du développement économique et du libre-échange, se sont développés quelques-uns des maux de l'Occident. Il s'agit notamment de modes de vie plus sédentaires, ainsi que ce que les experts appellent la « transition nutritionnelle » : de plus en plus de gens sont exposés à des produits alimentaires transformés, peu chers, pauvres en éléments nutritifs, et riches en calories.

 

 

Pour lire l'article en entier, cliquez sur: link

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8 octobre 2012 1 08 /10 /octobre /2012 16:10

Communiqué de presse - 3 Octobre 2012
OGM - Santé publique: 130 ONG exigent la transparence

et réclament la suspension provisoire des autorisations

du Maïs NK603 et du Roundup

 

Suite à la publication de l’étude toxicologique à long terme par l’équipe du professeur Gilles-Eric Séralini1, 130 organisations de la société civile (dont le WWF, Greenpeace, Générations Futures, le Réseau Environnement Santé, ATTAC, CAP21, le collectif Roosevelt 2012, la Confédération Paysanne,…) signent un appel commun. Cet appel a été remis ce jour aux autorités publiques compétentes (Premier ministre, Ministres de la recherche, de la santé, de l'agriculture et de l'environnement...), afin de prendre les mesures de précaution nécessaires dans l’intérêt général.
 

 

OGM - Santé publique : Appel des organisations de la société civile
« La publication de l’étude toxicologique à long terme par l’équipe du professeur Gilles-Eric Séralini1 conclut à la toxicité d’un maïs OGM tolérant au Roundup (NK603) et du Roundup lui-même, l'herbicide le plus utilisé au monde. Face à la gravité des conséquences sanitaires possibles, les organisations signataires s’inquiètent, et ce d’autant plus qu’elles constatent que les principales critiques de cette étude proviennent des membres des comités d’évaluation à l’origine de l’autorisation dudit maïs. Elles demandent donc la suspension provisoire des autorisations du maïs NK603 et du Roundup.
 

 

De plus, elles demandent la transparence sur les études d’évaluations des risques sur la santé et l’environnement ayant conduit à l’autorisation (culture ou importation) dans l’Union européenne des OGM et des pesticides. Elles exigent la communication des données brutes de ces études sur un site public en ligne et sous une forme exploitable statistiquement, pour permettre à l’ensemble de la société civile de réaliser ou commanditer toute contre-expertise. Cette exigence de transparence concerne en priorité les données brutes des études ayant conduit à l’autorisation :
- du maïs OGM NK603, autorisé à l’importation et à la consommation en Europe, objet de l’étude citée ;
- des différentes formulations commerciales des Roundup autorisées en Europe, dont l’une fait l’objet de l’étude citée ;
- de deux maïs OGM Bt : le Bt 176, le premier à avoir été autorisé à la culture en France, et le maïs MON810, seul maïs OGM autorisé actuellement à la culture en Europe ;
- des sojas OGM tolérant le Roundup : le GTS 40-3-2, le plus ancien autorisé, et le soja qui entre actuellement le plus dans l’alimentation animale et humaine. »
(1) “Long Term Toxicity of a Roundup Herbicide and a Roundup Tolerant Genetically
Modified Maize”, Food and Chemical Toxicology, octobre 2012.
 
Les 130 organisations signataires :
Actions pour le Développement Durable - ADeD -ONG
Agir Pour l'Environnement
Agrobio Gironde
Agrobio Périgord
Agrobio47
AMAP Bio du Maine Blanc
AMAP du Ruisseau bleu de Strasbourg
AMAP du Sud Bassin
AMAP les pieds sur terre - Lyon 04
Amapillac
AMI-BIO
Amis de la Terre - Seine et Marne
Amis de la Terre Haute Loire
Amis de la Terre-Nord
Appel de la Jeunesse
ASPRO PNPP
Association APIFERA
Association des médecins indépendants pour l'environnement et la santé publique (AMIES)
Association Environnement et Nature Burdignes (42)
Association Réflexion Proposition pour l'Environnement
Association Régionale pour la culture bio-dynamique en Bretagne
Atanka
ATTAC 22
ATTAC France
ATTAC Pays d'Aubagne
Bio Consom'acteurs
Bioconvergence Rhône-Alpes
Bise du Connest
CANVA
CAP21
Centre Andin pour la Formations de leaders Sociaux
Centre d'Information sur l'Environnement
Centro Internazionale Crocevia
Collectif Action Citoyenne du 21
Collectif Anti OGM de Picardie
Collectif anti OGM31
Collectif citoyen Bretagne sans OGM
Collectif des riverains et victimes du CMMP d’Aulnay-Sous-Bois
Collectif Niveranis pour une agriculture durable
Collectif NON à hinterland
Collectif OGM35
Collectif Roosevelt2012
Collectif Vigilance OGM Charente
Comité de Défense des Vignerons du Languedoc
Confédération Paysanne de l'Aude
Confédération paysanne nationale
Coop en Liens
Communiqué de presse - 3 Octobre 2012
Coopérative Bio LES ARTISONS
Croqueurs et Paysans Gourmands (ACPG)
Culturemedia
DANAYA
DEMETER France
Dijon Cantine Bio // Chouette C'est Bio
Doman chalosse vivante
Drac Nature
E3D (Ecologie démocratie développement durable)
Écologie et Citoyenneté
Europe-Écologie les Verts Toulouse
FASE33
Fédération Paysanne
Foll'Avoine PACA
Fondation Denis Guichard
Fondation pour une Terre Humaine
Fondation Sciences Citoyennes
Frapna Isère
GAEC Ferme du Limeur
Gauche Anticapitaliste
Générations Futures
Greenpeace
Groupe local carcassonnais EELV
Halte OGM 07
IDEES Jonquières
JINUKUN - COPAGEN
L'herbe Folle
La PLANETE Le MONDE et MOI
Le cabas Noir
Les Amis de la Terre
Les Amis de la Terre Landes
Les Amis de la Terre-groupe Périgord
Les Jardiniers de LA BRESSE Vosges
Les jardins de Sillac
Les Sorgues Vertes
Ligue des Droits de l’Homme (ou LDH) “Loupian et les communes du nord du bassin de Thau”
Loiret sans OGM
Maison de la semence de la Loire
MITCC Yang Sheng Dao
MNLE Réseau Homme&Nature Nord Pas-de-Calais
Mouvement de l'Agriculture Bio-Dynamique
Mouvement des faucheurs volontaires d'ogm
Mouvement Interégional des AMAP
N'avalez pas nos vallées
Nature & Progrès 43
Nature et Progrès
Nos Campagnes Sans OGM de l'Anjou
OGM Dangers
OGM NON MERCI 01
Communiqué de presse - 3 Octobre 2012
Orliénas Demain
Quetigny environnement
REFEDD
Relocalisons
Rencontre des Médecines
Rés'OGM Info
Réseau Cohérence
Réseau Environnement Santé
Réseau Semences Paysannes
Réseaux citoyens de Saint-Étienne
Responsible Fishing Alliance
Revue Écologie & Politique
Ruralimage
Stop OGM Drôme
Syndicat des producteurs de Chanvre d’Aquitaine
Syndicat SIMPLES
Terra Vitae
Théâtre de L'Espoir
Toulemondilaibio
Union Démocratique Bretonne
Union Nationale de l’Apiculture Française
Veille au Grain
Vigilance OGM 18
Vigilance OGM 21
vigilance OGM 69
Vigilance OGM 81
vigilance OGM de Poitou-Charentes
WWF France
Yves MICHEL éditions
Zerogm 42

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23 septembre 2012 7 23 /09 /septembre /2012 11:49

Kempf HervéOGM, QU'A FAIT L'ETAT  ?
 

 Le journaliste du quotidien "Le Monde", monsieur Hervé Kempt a publié le 23 septembre, un article  - reproduit ci-dessous - sur l'étude du professeur Gilles-Eric Séralini. Cet article pose le problème de fond: celui du rapport  entre l'argent et la Vérité.

La conclusion d'Hervé Kempft est on ne peut plus claire: "quel rapport entre l'argent et la vérité?" Pour dire la chose plus précisément et plus crûment: quel rapport entre la recherche effrénée du profit maximum à tout prix, et à celui de notre santé et de nos vie, et la Vérité, en l'espèce la Vérité scientifique.

 Sans arrière pensée, il faut dire merci au Professeur Séralini et à son équipe d'avoir réalisé cette étude dans les conditions invraisemblables que nous connaissons. Il y aura un avant et un après! Une page est tournée, une voie est ouverte.

Déjà, les chiens de garde de l'industrie agro-alimentaire, les chiens bardés de diplômes et d'honneurs sont en chasse. Qu'importe: la voie est ouverte et il faut en profiter!

Il y a les gros bouledogues ayant pignon sur rue, et les ratiers, qui sont aussi des rats, et qui attaquent sans vergogne tout ce qui bouge "au nom de la science" en réalité au nom de l'industrie agro-alimentaire et de l'industrie pharmaceutique qui veulent tout régenter en matière de santé, pour leur profit et contre notre santé. Ces gens là, auraient seuls le droit d'expérimenter de faire "progresser la science" sans l'ombre d'un contrôle! Ces gens sont objectivement et souvent réellement d'extrême droite et les meilleurs défenseurs d'un ordre social périmé: celui du profit à tout prix autrement dit du capitalisme. Je pense à l'AFIS (Association Française pour l'information Scientifique) ou au blog fascisant imposteurs. Ils tirent à boulets rouges sur tout ce qui n'est pas science formatée au service du capital. Ils mentent, calomnient, déforment la vérité et attaquent très en dessous de la ceinture. Ce qui prouve d'ailleurs leur impuissance réelle. Le Pr Séralini, comme Marie-Monique Robin, comme la psychanalyse, comme l'homéopathie  sont les cibles privilégiées. Les chercheurs, les citoyens qui ont à coeur la Vérité et les vrais intérêts des personnes qui  vivent dans ce pays, doivent dénoncer ces pratiques et leurs auteurs.

Au passage, une des principale critiques qu'ils font au Pr Séralini dans l'affaire de ses travaux récents est le les avoir accompagné d'une campagne médiatique. Pour moi, c'est merci, chers amis qui ont mis en place et ces recherches et cette campagne. Vous vous êtes - pour nous tous - donné les moyens d'empêcher que comme d'habitude l'étouffoir soit mis sur ces travaux. Et ce n'est pas l'auteur de ces quelques mots qui s'en plaindra, car il lutte depuis plus de 40 ans pour que les théories et les propositions du Docteur André Gernez soient reconnues et au moins expérimentées, alors que de nombreuses études sont parues depuis 40 ans qui les valident. En particulier, plus personne ne conteste aujourd'hui la théorie des cellules souches exposée par un mémoire envoyée à l'académie des sciences et 1969! C'est seulement à partir de 1993 que les chercheurs ont commencé à les trouver dans tous nos organes.

Mais, cher Monsieur Séralini, vous avez ouvert une porte, je dirais défoncé une porte, que tous ces gens croyaient fermée à jamais. Il est plus difficile de refermer une porte défoncée qu'une porte discrè-tement ouverte! Merci, tout ce qui se fait de neuf dans ce pays saura s'y engouffrer.

Docteur Jacques Lacaze

En 1998, sous la direction de Bernard Cassou et Michel Schiff est paru un ouvrage qui faisait le point, à propos de divers domaines de nos vie, sur les rapports entre le citoyen et les exeprts: "Qui décide de notre santé? Le citoyen face aux experts". Michel Schiff, m'avait confié le chapitre consacré aux campagnes de vaccination contre l'hapatite B, que j'avais intitulé: "santé publique ou marketing". Il est toujours d'une actualité brulante!

 

 

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Article d'Hervé Kempf:


"Shakespeare l'écrivait : " Les mauvaises nouvelles sont fatales à celui qui les apporte " (Antoine et Cléopâtre). Ainsi les critiques pleuvent-elles sur l'étude publiée par Gilles-Eric Séralini dans Food and Chemical Toxicology.
    

     Si la méthode et les moyens s'en révèlent à l'examen faibles, erronés, ou biaisés, ses conclusions - le potentiel cancérigène d'une alimentation transgénique - en seront démenties. Il est essentiel et normal que cet examen se déroule avec rigueur. Mais ce n'est qu'un aspect du problème. Une question essentielle est de savoir pourquoi un chercheur de qualité, employé dans une structure publique, a été obligé de chercher des fonds auprès de fondations privées pour pouvoir mener en catimini une étude d'un intérêt général. De savoir pourquoi, alors que les organismes génétiquement modifiés sont entrés dans le débat public depuis plus de quinze ans, suscitent une interrogation collective, entraînent des conséquences majeures en termes d'économie agricole, de savoir pourquoi, donc, les autorités publiques n'ont pas demandé à des chercheurs publics des études approfondies et neutres sur la nocivité des OGM. Le Centre national de la recherche scientifique, l'Institut national de la recherche agronomique sont-ils dénués à ce point de biologistes et d'expérimentateurs, qu'il faille toujours s'en remettre aux études pilotées par Monsanto, Syngenta, Pioneer, et dont les données restent secrètes, au nom du " secret industriel " ?

    Poser la question, c'est souligner la passivité du corps politique et de l'institution scientifique. On ne peut la comprendre que par la dérive de l'activité scientifique depuis une trentaine d'années. Elle était auparavant financée par les fonds publics, ce qui permettait une plus grande liberté à la recherche. Elle est maintenant, de plus en plus souvent, financée ou orientée par des entreprises qui ont peu d'intérêt pour les recherches non appliquées et négligent les effets des technologies qu'elles veulent commercialiser.

     La " science " n'est plus indépendante - cela est net dans le domaine des biotechnologies végétales. Par son opération de communication médiatique, M. Séralini prend à témoin les citoyens de ce problème.

     Derrière les querelles scientifiques sur la nocivité de tel produit ou technologie se joue un drame qu'un Shakespeare pourrait mettre en scène : celui du rapport entre l'argent et la vérité".


Hervé Kempf,  kempf@lemonde.fr

 

Voir l'article du Monde: link lemonde.fr

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13 septembre 2012 4 13 /09 /septembre /2012 06:16

Le revue médicale critique en ligne Docbuz dans son édition du jeudi 13 septembre 2012,publie un article clair et concis, montrant la malhonnêteté de la campagne engagée contre l'agriculture biologique. Voici l'article, à lire très attentivement. La presse comme sur la quasi totalité des problèmes d'actualité traités ment, selon le bon vieux principe de  qui vous savez: "mentez, mentez encore, mentez toujours il en reste toujours quelque chose". Je vous laisse le soin de distribuer les cartons rouges! Jacques  Lacaze.

 

 

QUI VEUT LA PEAU DU BIO?

 

La semaine dernière, la presse s’est acharnée contre le Bio tentant de détruire l’image alimentaire positive construite par l’agriculture biologique au fil des ans : “L’alimentation bio : pas meilleure pour la santé ?“ ”Bio : Des aliments pas aussi bénéfiques pour la santé, “Alimentation bio : les bénéfices pour la santé ne sont pas prouvés“, “Le bio n’est pas meilleur pour la santé” (Le Figaro), “Les aliments bio moins nocifs mais pas plus nourrissants” (Le Monde), même France Agricole est de la partie, « Produits bio et santé : une analyse américaine met en doute leurs avantages face aux produits conventionnel».

 

Cette attaque massive fait suite à une étude publiée dans la revue scientifique américaine Annals of Internal Medicine. La conclusion de cette étude, à lire l’ensemble de ces journaux bien informés, seraient qu’il existe finalement peu de différences entre les produits issus de la culture biologiques et les autres issus des productions agricole utilisant pesticides et engrais pour les végétaux et antibiotiques et fermes d’élevages pour les animaux.

 

L’étude est en fait une revue de la littérature, une compilation statistique de nombreuses études publiées auparavant. Ces études ont été analysées afin de répondre à 3 questions principales :

- Les produits biologiques sont-ils meilleurs pour la santé?
- Les produits biologiques sont-ils plus nutritifs ?
- Les produits biologiques sont-il moins contaminés par les pesticides ?

 

Seulement 3 études menées chez l’homme ont été analysées pour répondre à la première question. Elles ne retrouvent pas de différence entre les consommateurs d’aliments biologiques et les autres sur ce critère de « santé ». Il faut cependant avouer que ce critère “santé” ne recouvre ici que deux choses, la survenue de phénomènes allergiques et la survenue d’infections bactériennes à Campylobacter. C’est tout. Aucune des 3 études n’a duré plus de 2 ans. Cette formidable analyse permet au journaliste du Figaro d’en conclure «les aliments issus de l’agriculture biologique ne sont pas meilleurs pour la santé que ceux produits par l’agriculture conventionnelle ou “chimique”.  Alors que le consommateur les paie en moyenne, et au bas mot, 25 % plus cher!». Journalistiquement brillant,  et scientifiquement imparable. A ce jour, aucune étude de long terme n’existe sur le sujet et ne permet donc de trancher la question, on peut le regretter mais on ne peut, quand on est sérieux, conclure de l’absence d’étude, une absence de différence.

 

Pour tenter de répondre aux deux autres questions, 233 études ont été revues (17 menées chez l’homme). Les consommateurs d’aliments biologiques ne semblent pas bénéficier d’une plus importante quantité de nutriments dans le sang, le lait maternel, les urines ou le sperme. Les apports nutritionnels entre les deux types d’alimentations seraient donc équivalents, mis à part pour le phosphore. Cependant, les auteurs précisent que les résultats entre les différentes études sont très hétérogènes : les résultats sont donc scientifiquement peu convainquant.

 

En revanche, la réponse à la troisième question est plus claire. Les consommateurs d’aliments biologiques sont moins exposés aux pesticides : le risque de contamination par les pesticides est 30% inferieur chez les consommateurs d’aliments biologiques en comparaison aux consommateurs de produits agricoles non biologiques. En plus, si le taux de contamination bactériennes des viandes n’était pas très différent entre les viandes produites biologiquement et les autres, les viandes non biologiques contiennent 33% plus de bactéries résistantes aux antibiotiques, une démonstration qui permet à notre brillant journaliste du Figaro d’écrire que «les aliments conventionnels n’étaient pas significativement plus pollués ou néfastes pour la santé que leurs homologues bio ». Si c’est le Figaro qui le dit.....

 

Alors à quoi sert cette revue de la littérature? Scientifiquement à rien. En revanche, elle permet d’évaluer les soutiens des tenants de l’agriculture non biologiques, prêts à tout pour continuer à produire à l’aide d’engrais, de pesticides, de fermes d’élevage et d’antibiotiques, tout en donnant un aperçu de la qualité des informations santé transmises par certains journaux.

 

Certains points pouvant intéresser les consommateurs qui n’auraient pas penser à consommer bio pour éviter les allergies ou les infections à campylobacter pylorii, ont cependant été omis  : Cette étude n’a, par exemple, pas évaluer les différences de goût entre les produits biologiques et les autres ; y-en a t-il ? Est-ce pour cela que vous achetez bio ? Elle omet également de parler des maladies déclenchées chez les agriculteurs et les habitants proches des fermes suite aux utilisations massives de pesticides (cancers des testicules, maladie de parkinson…). Elle omet de parler des dégradations écologiques, des contaminations des nappes phréatiques, et des atteintes à la biodiversité…

 

Vous ne vivrez donc pas plus longtemps si vous mangez du bio, mais peut-être que si. Vous n’éviterez pas un cancer lié aux pesticides en mangeant du bio, mais peut-être que si. Vous n’échapperez pas à une infection bactérienne résistante en mangeant bio, mais peut-être que si. Le bio n’est-il pas finalement un pari sur le futur : un pari sur ce que certains aimeraient qu’il soit et surtout détesteraient qu’il ne soit pas? 

Source Are Organic Foods Safer or Healthier Than Conventional Alternatives?: A Systematic Review . Crystal Smith-Spangler, MD, MS; Margaret L. Brandeau, PhD; Grace E. Hunter, BA; J. Clay Bavinger, BA; Maren Pearson, BS; Paul J. Eschbach; Vandana Sundaram, MPH; Hau Liu, MD, MS, MBA, MPH; Patricia Schirmer, MD; Christopher Stave, MLS; Ingram Olkin, PhD; and Dena M. Bravata

Ann Intern Med. 4 September 2012;157(5):348-366

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