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5 février 2014 3 05 /02 /février /2014 11:40

Lucentis-Avastin.jpg« L’affaire du Lucentis

met le monde médical

en ébullition »

(Article publié par la revue médicale Neuroscoop.net)

C’est ce que constate Daniel Rosenweg dans Le Parisien. Le journaliste observe sur une page que ce « médicament contre la perte de vision liée à l’âge coûte une fortune à la Sécu. Mais le décret autorisant un médicament équivalent et 30 fois moins cher tarde à sortir ».
Daniel Rosenweg note ainsi que « l’affaire du Lucentis [fabriqué par Roche et vendu par Novartis] est un scandale à près de 400 millions d’euros contre lequel plusieurs personnalités du monde médical et politique ont décidé de monter au créneau. […] Le problème vient du fait que ce médicament vendu 895 € l’injection a un équivalent : l’Avastin, produit par Roche, qui coûte moins de 30 € ».
Le journaliste explique que « l’Avastin, conçu comme un anticancéreux, n’est pas autorisé dans le traitement de la DMLA, et son propriétaire, Roche, refuse de demander une extension d’autorisation. Officiellement, les deux laboratoires martèlent que les deux médicaments ne sont pas équivalents. Mais plusieurs événements sont venus battre en brèche cet argument ».
Daniel Rosenweg relève ainsi que « pas moins de 6 études internationales, dont une française, ont été réalisées pour vérifier l’équivalence des deux produits. Toutes convergent : mêmes bénéfices, à de subtiles nuances près, et effets indésirables comparables ».
Le journaliste observe en outre que « la Cour européenne autorise le reconditionnement de l’Avastin pour la DMLA » et cite le Pr François Chast, patron de la pharmacie de l’hôpital Cochin-Hôtel-Dieu à Paris, qui déclare que « la jurisprudence européenne s’appliquant à chaque Etat membre, il faut vite nous autoriser à utiliser de nouveau l’Avastin. Ce que je ne comprends pas, c’est qu’un gouvernement de gauche fasse le jeu des industriels ».
Daniel Rosenweg note par ailleurs que « la Société française d’ophtalmologie, elle, n’est pas prompte à batailler. «On respectera les textes», se limite curieusement à déclarer son président »,évoque « un décret qui se fait attendre », puis remarque que « quand on leur demande s’ils sont prêts à attaquer la France si elle devait dégainer sa RTU [recommandation temporaire d’utilisation], Novartis reste prudent : «Nous respecterons la réglementation». De son côté, Roche laisse entendre qu’il n’ira sans doute pas sur le terrain judiciaire… ».

Bref, se servir sur la sécu, c'est à dire sur nos cotisations, notre salaire diféré est le sport favori de l'industrie pharmaceutique, avec la complicité active d'une partie du corps médical, surtout surtout les "grands patrons" (leaders d'opinion) et des décideurs c'est-à-dire des politiques.
L'industrie pharmaceutique: copains et coquins  ......

 

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Published by Jacques Lacaze - dans Médicaments
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commentaires

Docteur X 05/02/2014 14:41


Nous, généralistes, souffrons énormement de cette inflation spectaculaire du prix des médicaments.


Pour parvenir à rembourser ces trouvailles à la mode à des tarifs invraissemblalbles, nous nous sommes vus dérembourser de nombreux médicaments, apppelés" de confort" pour la circonstance, et
pratiquement criminalisés, allors qu'ils rendaient de nomnbreux services (toniques veineux, fluidifiants, et j'en passe).


Je vois des molécules dites anti-cancéreuses à plus de mille euros l'injection (et il en faut une douzaine), qui ne font que prolonger de trois mois les souffrances d'un cancer du pancréas par
exemple, parfaitement remboursées par la sécu sans lever le sourcil. Efficacité quasi nulle, mais prix extravagant.


Par contre, je soigne des patients pour des cancers, en catimini, avec des produits interdits en France et que je dois faire venir d'Amérique Centrale  par la Belgique, pour moins de 500
euros pour un traitement global comprtenant une dizaine de substances et sur une période de trois mois,, sans effets secondaires, et avec des résultats probants. C'est évidemment un sujet
interdit. Je m'en fous, j'ai dépassé l'âge de la retraite, et je ne crains plus les foudres du CNO. depuis un bon moment.


Ceci pour dire que les intérêts des laboratoires pharmaceutiques, s'ils sont une priorité pour nos dirigeants, ne devraient plus peser dans nos décisions thérapeutiques, et que l'intérêt bien
compris du patient devrait être mis en première ligne: mais le patient est aujourd'hui la cinquième roue du carrosse.


Nous assistons à un pillage organisé de la Sécu au bénéfice d'une caste de parasites sans pratiquement aucun bénéfice thérapeutique.


Concernant le dossier Avastin, chaque mois gagné sur la décision représente des centaines de milliers d'euros de bénéfices illicites, et c'est pourquoi l'affaire traine en longueur. J'ai bien
peur que personne ne vienne jamais réclamer le remboursement des sommes iniquement perçues.