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27 novembre 2008 4 27 /11 /novembre /2008 19:55


Cet article a été rédigé par un reporter d'AgoraVox, le journal média citoyen qui vous donne la parole.  


Luc Montagnier, prix Nobel 2008 de médecine, a estimé qu'un vaccin thérapeutique du sida pourrait voir le jour dans "quatre ou cinq ans". Une petite phrase et la presse s'emballe. Pourtant, en 2007, il avait annoncé quelques découvertes surprenantes qui confirmaient la théorie de la "mémoire de l'eau". Mais la presse n'avait pas alors jugé utile de s'emballer. Un trou de... mémoire, peut-être ?

Deux chercheurs aux destinées uniques

Le professeur français Luc Montagnier, à l'origine de la découverte du rétrovirus du sida il y a 25 ans, a reçu cette année la récompense ultime du prix Nobel de médecine, partagé avec Françoise Barré-Sinoussi. Une fierté nationale saluée comme telle. On utilise même son nom, aujourd'hui, pour justifier de la retraite à 70 ans. Respect. De l'autre côté de la force, Jacques Benveniste, biologiste et chercheur régulièrement cité dans les classements des plus grandes... arnaques scientifiques de l'histoire, au titre de sa découverte controversée de la "mémoire de l'eau".

Quand la "mémoire de l'eau" refait surface

Quand le premier, porté aux nues, déclare qu'un vaccin thérapeutique du sida pourrait voir le jour dans "quatre ou cinq ans", la presse ne se prive pas de saturer les ondes pour diffuser la bonne nouvelle, tant il est vrai qu'il s'agit d'une annonce majeure. Mais pour faire bonne mesure, il faudrait aussi signaler une conférence au cours de laquelle ce même génie de la science avait rendu un hommage posthume très appuyé à son collègue banni et discrédité, en octobre 2007. Cet hommage, s'il n'a aucune valeur scientifique, prend une autre saveur lorsqu'on étudie le contenu de la conférence, particulièrement épicée en révélations : Luc Montagnier a en effet remis la "mémoire de l'eau" au goût du jour... Pas moins.

Cette conférence se tenait à Lugano (Suisse), le 27 octobre 2007. Et la première phrase de l'allocution de Montagnier est sans ambiguïté : "Cette conférence est un hommage à Jacques Benveniste, qui était un de mes collègues. Au début, je ne l'ai pas suivi dans ses percées tout à fait nouvelles mais il se trouve que mes travaux sur le virus du SIDA ont conduit à me rapprocher de ses idées". Par la suite, il présente les résultats de ses travaux sur le virus du SIDA.

Des organismes à génération spontanée

Montagnier déclare (entre autres) qu'il a constaté que lorsque du sang infecté était filtré de telle façon que plus aucune bactérie ni virus ne pouvait subsister dans la solution, certaines structures vivantes réapparaissaient spontanément après une vingtaine de jours. Autre découverte aussi surprenante : ces bactéries et virus qui émettent des signaux électromagnétiques dans le milieu... alors qu'ils en ont été extraits ! Etonnantes, ces découvertes détaillées par la prix Nobel (voir les vidéos), qui lui font dire que "l'information génétique peut-être transmise de l'ADN à quelque chose qui est dans l'eau". "Ceci est un pas de plus dans la science fiction. Je crois que Jacques Benveniste avait beaucoup d'idées très audacieuses. Moi, je suis un peu son tracé" a-t-il conclu.

Une science, deux chercheurs, trois possibilités

Il est curieux que les résultats de ces travaux n'aient jamais été relayés par la presse, pas plus que par la communauté scientifique. Peut-être attend-on de voir à quoi aboutiront finalement les recherches du professeur Montagnier. Mais si c'est le cas, pourquoi ne pas avoir fait preuve d'autant de prudence dans le cas Benveniste ? Un mystère sur lequel la science se penchera peut-être un jour...

Extraits de l'interview de Luc Montagnier le 27 octobre 2007 à Lugano (Suisse), s'exprimant sur les expériences de Jacques Benveniste, et de sa théorie de la "mémoire de l'eau".

Montagnier rend hommage à Benveniste - La mémoire de l'eau

 Vidéo de l'exposé de Luc Montagnier lors de la conférence "nano-elements from pathogenic microorganisms" de Lugano, le 27 octobre 2007. Il décrit ses expériences, ses résultats et tente de les expliquer.

 Vidéo originale et complète de l'interview

Source des vidéos :  colombre.it

Addendum : Voici une déclaration récente de Luc Montagnier au sujet de son dernier ouvrage Les combats de la vie, JC Lattès, février 2008.

" Le modèle de l'industrie pharmaceutique est de moins en moins pérenne. Il faut [...] revoir tout notre système de santé.

La biologie moléculaire [...] a atteint des limites et elle n'explique pas tout. Certains phénomènes, comme l'homéopathie, restent mystérieux. Je fais allusion à certaines idées de Jacques Benveniste (le scientifique qui a inventé la «mémoire de l'eau») car j'ai récemment rencontré des phénomènes que seules ses théories semblent pouvoir expliquer. Je pars d'observations, pas de croyances. Certaines choses nous échappent encore, mais je suis convaincu qu'on saura les expliquer de la manière la plus rigoureuse. Encore faut-il pouvoir mener des recherches à ce sujet ! Si l'on commence par nier l'existence de ces phénomènes, il ne se passera rien. J'ai la chance d'avoir pu faire mes preuves dans la «grande science» en particulier dans l'identification du virus du sida. Je me sens libre d'explorer de nouveaux domaines et d'en dériver des concepts originaux, même s'ils prêtent à controverse."





Conférence (en français) du Professeur Luc Montagnier sur les traveaux du Professeur Jacques Benveniste. 

Pour écouter cette conférence voic le lien:   link

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9 octobre 2008 4 09 /10 /octobre /2008 07:39
Arrêtons l'épidémie de cancer,
par David Servan-Schreiber


Le Docteur David Servan-Schreiber, explique dans cet article publié par  LEMONDE.FR le 07.10.08, que lutter contre les cancers au cas par cas est totalement illusoire. J'ajouterais criminel, car voué, comme l'histoire le montre à l'échec. La voie de la prévention active qu'il propose est la seule voie qui donnera de résultats tangibles. C'est ce que propose le Docteur André Gernez depuis 1967, en se basant sur une théorie rigoureuse du processus de cancérisation, aujourd'hui parfaitement admise par les spécialistes. Gernez complète la prévention par la mise en oeuvre, facile et totalement anodine de la destruction des micro cancers émergents. Voir à ce sujet "Campagne 73". L'article du Docteur Servan-Schreiber permet de faire avancer les choses, c'est positif.



Aujourd'hui, nous sommes en face d'une épidémie de cancer. Un Français sur quatre mourra de cancer. Et bien souvent avant l'âge de 65 ans. Je suis moi-même du mauvais côté des statistiques depuis mes 31 ans, quand j'ai découvert que j'avais une tumeur au cerveau.


Depuis 1940, nous assistons dans nos sociétés à une augmentation rapide et considérable des cancers les plus fréquents
(poumon, sein, prostate, colon). Cela s'explique en partie par le fait que nous sommes plus nombreux à vivre plus vieux - assez longtemps pour développer un cancer - et que nous savons mieux le détecter. Mais ces deux facteurs ne rendent compte que partiellement de l'augmentation des cancers. Car chez les enfants et adolescents, les chiffres progressent aussi : de 1 à 1,5 % annuellement depuis les années 1970. Et il s'agit de cancers que l'on ne dépiste pas.

Pour les cancers les plus fréquents les taux sont beaucoup plus élevés chez nous que dans les pays asiatiques. Mais quand les Asiatiques émigrent en occident, ils rattrapent nos taux en une ou deux générations. Les Asiatiques vivant en Asie ne sont donc pas protégés par leurs gènes, mais par leurs modes de vie et leur environnement.
 
Les études les plus récentes le montrent : 15 % au plus des cancers sont dus à des facteurs génétiques - et seulement partiellement. 85% ne le sont pas. Pourtant, le cancer frappe bien les familles : une étude marquante publiée dans le New England Journal of Medicine a montré que les enfants adoptés à leur naissance et nés de parents morts de cancer avant l'âge de 50 ans, présentaient autant de risques de cancer que leurs parents adoptifs, non leurs parents biologiques. Ce qui est transmis de génération en génération, ce sont des habitudes et des conditions environnementales. Non des gènes responsables du cancer.


Nous continuons pourtant à consacrer 97 % de notre recherche à des méthodes de soin plus efficace et de détection plus précoce. 3% seulement des moyens sont investis sur le traitement des causes de l'épidémie.


J'ai été un membre fondateur de Médecins sans Frontières aux Etats-Unis. J'ai été volontaire en Irak, au Guatemala, au Tadjikistan et au Kosovo. J'ai vu des épidémies dans les camps de réfugiés. Aucune épidémie de choléra ne peut être stoppée par la détection précoce ni par les traitements antibiotiques - des méthodes par ailleurs précieuses et efficaces pour soigner chaque malade individuellement. Parce que l'épidémie se répand toujours plus rapidement que notre capacité à traiter chaque victime.


Dans les années 1800, l'Europe et les Etats-Unis ont subi plusieurs grandes épidémies de choléra. Partout, elles ont pu être stoppées à chaque fois sans le soutien des antibiotiques. A l'époque, le concept de micro-organisme infectieux n'avait pas même été découvert. Mais nos dirigeants ont eu assez de clairvoyance et de volonté pour agir sur ce qui apparaissait comme la cause environnementale la plus probable : les sources d'eau contaminée. Et de fait, ils ont réussi à arrêter le choléra. Paradoxalement, si les antibiotiques avaient existé à l'époque - et si les responsables de l'époque avaient compté sur eux pour affronter l'épidémie comme nous comptons aujourd'hui sur les traitements anti-cancer - ils n'auraient sans doute jamais réussi à juguler le choléra.


Aujourd'hui, nous disposons d'infiniment plus de données sur les causes probables de l'épidémie de cancer moderne que nos ancêtres n'en disposaient à propos du choléra. Le Fonds international de recherche sur le cancer a conclu, dans son rapport de 2007, que "la plupart" des cas de cancer dans les sociétés occidentales pourraient être évités en changeant nos modes de vie :

  - 40 % par des modifications de l'alimentation et de l'activité physique (consommer plus de légumes et de fruits, moins de sucre, moins de viande rouge ; marcher régulièrement ou faire 30 minutes d'exercice physique, six fois par semaine) ;
  - 30 % par l'arrêt du tabac ;
  - et 10 % par la réduction de la consommation d'alcool.
Il existe aussi maintenant des donnés précises montrant que certains aliments, comme le brocoli, les choux, l'ail, les oignons, le curcuma peuvent aider directement à tuer les cellules cancéreuses et réduire la croissance des nouveaux sanguins dont elles ont besoin pour se développer en tumeurs menaçantes.

La réduction des produits chimiques cancérigènes abondamment présents dans notre environnement moderne (pesticides, estrogènes, benzène, PCB, alkylphénols des produits nettoyants, parabènes dans les cosmétiques et les shampoings, phtalates dans les plastiques, etc.) pourraient également contribuer au recul du cancer, comme le reconnaît désormais une commission de l'INSERM sur "cancer et environnment".


En négligeant d'investir dans les recherches et les programmes préventifs qui découlent de ces faits scientifiques établis, en refusant même d'en discuter, nous créons un sentiment d'impuissance vis-à-vis du cancer. La plupart des gens continuent de voir le cancer comme une sorte de roulette russe génétique, alors qu'il n'en est rien. Face au cancer, nous devons certes éviter de donner de faux espoir, mais nous devons lutter encore plus énergiquement contre le faux désespoir.


Il est temps de pousser notre société, et chacun d'entre nous, à affronter dès aujourd'hui les causes de cette épidémie moderne.

David Servan-Schreiber,
psychiatre, professeur de psychiatrie, Université de Pittsburgh,

auteur de Anticancer (Robert-Laffont, 2007).

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23 juin 2008 1 23 /06 /juin /2008 16:23
DEUX ARTICLES EDIFIANT
PARUS DANS LE JOURNAL
"LE MONDE"

 
Les molécules contre le cancer,
eldorado des financiers

LE MONDE DU 11 JUIN 2008, RUBRIQUE Pharmacie

Des fonds toujours plus nombreux parient sur le succès de l'innovation biologique.
En 2008 encore, analystes et investisseurs ont suivi de très près la conférence annuelle de l'Association américaine d'oncologie clinique (ASCO), qui a eu lieu du 29 mai au 3 juin à Chicago. Comme les 35 000 médecins qui avaient fait le déplacement, ces financiers spécialisés dans la santé parlaient " K-ras ", Erbitux ou Avastin.

Le K-ras est un gène qui fait débat depuis peu dans le monde des spécialistes du cancer colorectal. Quand il mute, la fabrication des cellules cancéreuses s'accélère et la vie du patient est en danger. Quand ce même gène demeure stable, Erbitux prolonge - un peu - la vie de ce patient. Dans ce cas de figure, Erbitux, produit de la biotech américaine ImClone, entre en concurrence avec la toute puissance d'Avastin, la thérapie ciblée du laboratoire suisse, Roche.

Erbitux ? Avastin ? Les deux médicaments ciblent les cellules cancéreuses et enrayent leur prolifération. Mais Erbitux n'est efficace que sur un certain type de patient, ceux dont le gène K-ras n'a pas encore muté. En cas de mutation, la prolifération cellulaire abolit l'efficacité du traitement.

Ces mécanismes biologiques récemment découverts dessinent tout à la fois les frontières nouvelles de la connaissance et un marché. Le cancer colorectal est l'un des trois ou quatre cancers les plus répandus sur la planète (36 000 nouveaux cas en France par an, 16 000 décès), et les thérapies ciblées génèrent un chiffre d'affaires par patient de l'ordre de 35 000 à 40 000 euros par an.

Les enjeux sont énormes. En 2007, Roche, leader du marché, a réalisé la moitié du chiffre d'affaires de sa division pharma - 11 milliards d'euros - avec des molécules ciblées contre le cancer. Tout le jeu des analystes est de supputer les chances d'un produit contre l'autre. Le 23 mai, à la veille de l'ASCO, Andrew Sinclair, analyste de la banque HSBC, doutait que l'Erbitux " accroisse les prévisions de chiffre d'affaires du laboratoire qui le distribue en Europe, l'allemand Merck KGaA ".

Marie-Hélène Leopold, analyste PhaSanté au Crédit agricole Asset Management, explique que les études cliniques rendues publiques dans les grands congrès " permettent d'avoir une idée du potentiel commercial des nouveaux produits et de la stratégie des laboratoires ".

FUITES ENDÉMIQUES

Béatrice Muzard, analyste de Natixis Asset Management, suit aussi, au fil des congrès, l'évolution des produits en gestation. " Novartis a le RAD-001, GlaxoSmithKline a le Tykerb et le Pazopanib... " L'intérêt des analystes comme des médecins porte sur " les données de survie globale ", explique Mme Muzard, c'est-à-dire les courbes qui évaluent le supplément de vie apporté au patient avant une éventuelle rechute. "Cette pression financière est évidemment prise en compte par les chercheurs ", regrette un médecin sous couvert d'anonymat "
toutes nos études cliniques sont aujourd'hui formatées pour les financiers".
Les analystes ont appris à évaluer la solidité de l'étude. Eric Le Berrigaud, analyste chez Raymond James, estime que son travail passe " aussi par une estimation du design de l'étude, la stratification des patients, les doses auxquelles ils ont été soumis, etc. ".

Les résultats des études présentées à l'ASCO sont supposés être confidentielles jusqu'au jour de leur publication. Mais les fuites sont endémiques et " la rumeur a un effet sur les cours ", reconnaît un analyste.

Béatrice Denys, gérante de Sefti, un fonds d'investissement biotech de la Société générale, est destinataire des notes d'analyste. " Elles nous permettent de confronter la tendance du secteur avec nos investissements. " Mme Denys a pour métier de détecter des recherches pouvant conduire à des médicaments innovants. Quand elle trouve une équipe créative, " on propose alors aux chercheurs de créer une start-up et on les aide à tous les niveaux : management, finances, etc. ". Le destin de cette équipe sera d'aller jusqu'au point où la recherche intéressera un laboratoire. Le prix de cession de la start-up sera d'autant plus élevé que le mécanisme aura été validé par une ou plusieurs communications à... l'ASCO par exemple. " Etre retenu par l'ASCO valorise notre investissement.  Science et finance ne font alors plus qu'un, la boucle est bouclée.
Yves Mamou

 

Quel secret pour les essais cliniques ?

LE MONDE DU 11 JUIN 2008, RUBRIQUE Pharmacie

EN 2003, le Wall Street Journal révélait qu'un analyste financier s'était fait recruter par un laboratoire testant une nouvelle molécule contre l'insomnie. Ayant remarqué qu'un patient supportait mal la pilule, il interrogea habilement les médecins, puis quitta l'essai clinique et publia une note négative sur le produit testé. L'action de la société Neurocrine passa de 35 dollars à 23 dollars dans la journée.

En 2005, le Seattle Times affirmait, au terme d'une longue enquête, qu'un nombre croissant de médecins étaient payés pour communiquer des informations qu'ils auraient dû garder secrètes. " Les perspectives d'un médicament en gestation influent sur le cours de l'action du laboratoire qui le développe. Et certains fonds peuvent débourser jusqu'à un million de dollars sur une année pour rémunérer des informateurs ", indiquait le journal de la Côte ouest. Selon le Seattle Times, les médecins touchaient, en 2005, entre 300 et 500 dollars pour une heure de conversation. A la suite de cette enquête, le sénateur Charles Grassley, président de la commission du Congrès sur les marchés financiers, demandait à la Securities and Exchange Commission, le gendarme de la Bourse, d'ouvrir une enquête. Qui n'a toujours pas débouché...

Yves Mamou
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21 mars 2008 5 21 /03 /mars /2008 15:19
Montagnier Benveniste.jpgLe Professeur Luc Montagnier vient de publier un ouvrage qui défrait déja la chronique:
"Les combats de la vie - Mieux que guérir, prévenir". De nombreux commentaires
sont parus dans la presse.
Le Docteur André Gernez réagit
aux prises de position
du Professeur Montagnier,
par un courrier du 20 mars 2008.

(Sur la photo: Pr Montagnier et Pr Benveniste)

Je viens de prendre connaissance de la position de Luc MONTAGNIER.

Elle est claire, franche et devenue évidente: "la médecine a atteint ses limites en ne parvenant pas à résoudre le problème posé par les maladies dégénératives" dont "la plupart résultent de l'addition de facteurs qui, pris isolément, sont inoffensifs mais deviennent très nocifs en se cumulant".


En 1968, nous avons levé le butoir auquel elle se heurte en introduisant la notion de "cellules-souches". (1)

Cette donnée fut occultée en France, en dépit de l'appel solennel du Président de l'Ordre GELLE. (2)

Mais l'obstacle fut franchi par Mr GEFFROY qui, après contact avec 1'OMS à Genève, passa à la vulgarisation en en inondant l'aire francophone. (3)

Aujourd'hui universellement admise, il reste à l'exploiter pour résoudre les problèmes indéfiniment pendants de pathologie dégénérative,

La solution procède d'une évidence élémentaire et d'une application simple au bénéfice des groupes à risque.

Elle consiste à ralentir pour le retarder le tarissement de la réserve quiescente-souche des populations cellulaires dont ce tarissement induit la morbidité quand elles deviennent incapables d'assumer leur fonction homéostasique,

Il aura fallu 40 ans pour sortir les cellules-souches du carcan où on les maintenait.

Il faudra peut-être une éternité pour en observer leur exploitation pour mettre fin à une pathologie qui est simultanément un problème et une matière première.

C'est un délai auquel nous sommes habitués.

Docteur André Gernez.


Notes JL.

(1) le concept de cellules-souches a été forgé par André Gernez au terme d'un travail qui a duré 20 ans de 1947 à 1967. Il est exposé dans une communication à l'académie des sciences de 1967 et publié par un ouvrage à compte d'auteur en 1968: "Néopostulats biologiques et pathogéniques" . Cet ouvrage sera republié en 1975 par les Éditions de la Vie Claire, sous limpulsion de Henry Charles Geffroy, fondateur de cette chaîne de magasins de produits naturels, et militant écologique avant l'heure. Ouvrage aujourd'hui introuvable.

(2) le professeur d'obstétrique Paul Gellé était au début des années 70 Président de l'Ordre des Médecins du Nord. Il a lancé un appel pour que les propositions d'André Gernez en matière de prévention des cancers soient prise en compte par les autorités ayant en charge la santé publique. C'était le début d'une polémique totalement irrationnelle, et qui dure encore.

(3) en janvier 1973, H. C. Geffroy édite une brochure qui présente les propositions d'André Gernez pour prévenir les cancers: "Comment éviter le cancer, campagne 1973". Elle sera distribuée à plusieurs millions d'exemplaires. C'est cette brochure qui est publiée dans ce blog.

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8 mars 2008 6 08 /03 /mars /2008 18:55
En guise de présentation.
Il s'agit d'un procès qui s'est déroulé devant
le Conseil régional de l'Ordre des Médecins de Lille
le 1er juin 1996. Comme l'atteste le compte rendu
du journal l'Avenir de l'Artois
du 7 juin 1996,
j'ai été acquité d'une façon nette et sans bavure.

Le Conseil départemental du Pas-de-Calais
n'a pas osé faire appel.
Ce que j'ai démontré, c'est qu'il s'agissait
d'un procès de nature politique,
et que la meilleure défense, c'est l'attaque.
Je publierai un peu à la fois toutes les pièces et aussi
et surtout des dossiers sur
des chercheurs marginalisés
et aussi sur les résultats obtenus
par l'utilisation de certaines de ces thérapeutiques
mises au point par ces chercheurs. 


PREAMBULE.

Je suis citoyen Français. J'ai des obligations et des droits garantis par la Constitution.
Titulaire d'un diplôme français de docteur en médecine, pour exercer la médecine j'ai l'obligation légale d'être inscrit au tableau du Conseil de l'Ordre des Médecins, en l'espèce du Pas-de-Calais. Je suis inscrit sous le numéro 2763. D'autres obligations légales me sont aussi imposées. J'ai souscrit depuis bientôt 18 ans à ces obligations.

Parmi mes droits de citoyens, figurent ceux d'étudier le fonctionnement de notre société, de ses institutions, de les analyser, de les critiquer, de proposer d'autres solutions. En particulier, je ne suis pas d'accord avec l'existence même d'un Ordre des Médecins.

En voici les raisons. L'ordre des médecins a été créé, le 7 octobre 1940 sous le régime de VICHY, puis confirmé après la Libération. Sa reconnaissance comme institution concourant au service public, qui est, une caractéristique primordiale, repose toujours, sur une décision du Conseil d'état vichyste du 2 avril 1943. Le même professeur de médecine était à la tête de l'ordre de 42 à 44 puis de .... 1946 à 1950. Le 25 janvier 1962, l'Ordre des Médecins, condamne la contraception. Il inflige un blâme au Docteur MARIE ANDREE LAGROUA WEILL-HALLE. Puis il va mener la lutte contre la légalisation de l'avortement, déclaré crime d'Etat par une loi vichyste du 15 février 1942. Ces faits soulignent  l'enracinement profond de cette institution dans un système politique unanimement rejeté.

L'Ordre des Médecins s'est doté de juridictions d'exception qui possèdent des pouvoirs, en contradiction avec l'esprit de nos Institutions. Sur la base du Code de Déontologie, qu'il a élaboré , il a le pouvoir
1) d'inculper un médecin,
2) d'enquêter sur ce qu'il lui reproche,
3) de le juger,
4) de faire exécuter la condamnation.
Ces 4 étapes sont en matière de justice « ordinaire » dévolues à 4 instances  distinctes et indépendantes les unes des autres.
 
Il était à sa création l'aboutissement des exigences du courant le plus conservateur du corps médical: celui qui défend avant tout une profession, une vérité officielle. Et tout naturellement, ce sont les députés de l'action française Léon Daudet et Xavier Vallat qui déposent dés 1923 le premier projet de loi proposant la création d'un Ordre des Médecins.
 
La pratique médicale se situe dans un champ complexe où interfèrent les mentalités, les conceptions idéologiques et philosophiques, diverses sciences et techniques: la biologie et la pharmacologie, mais aussi les sciences humaines. Le tout étroitement balisé par les intérêts économiques des différents secteurs du complexe médico-industriel.
 
L'art de guérir ne se décrète pas. Il se prouve. Les historiens redécouvrent aujourd'hui que l'art médical a été porté de tout temps par une vaste et puissante médecine populaire. C'est contre ce courant que s'est constitué à partir de la fin du XIII ème siècle l'institution médico-scientifique: par la création des Facultés de Médecine, des corporations des médecins et des chirurgiens barbiers.Une lutte plusieurs fois centenaire est menée par la Faculté et ses médecins contre les « charlatans », c’est-à-dire les tradi-praticiens. Cette lutte continue à se mener de nos jours contre les médecines différentes et/ou les exclus de la Faculté, quelle qu'en soient les raisons. Un des exemples des plus caricaturaux est celui du malheureux Docteur BASTIEN de REMIREMONT qui a dû déguster de larges plâtrés d'amanites phalloïdes pour prouver l'efficacité de son traitement, très classique au demeurant. Ce traitement est aujourd'hui utilisé par plusieurs centres de réanimation. Le cas d'HENRI LABORIT n'est pas triste non plus. Connu à travers le monde pour son invention de la chlorpromazine et sa découverte de l'anesthésie potentialisée, il fut royalement ignoré des étudiants français durant 40 ans. MIRKO BALJANSKI aujourd'hui vilipendé a quand même découvert la protéase inverse chez la bactérie avant le Professeur TEMINS qui lui l'a découverte chez le virus et a eu un prix NOBEL... Ces deux chercheurs portaient ainsi un coup très  dur à la théorie en vogue de JACQUES MONOD.
 
Bien entendu, à travers une succession de véritables révolutions (accès au corps, clinique, auscultation, antisepsie, asepsie, antibiose, anesthésie, rayons X, RMN, biologie moléculaire, etc... etc. ), la médecine académique, officielle s'est profondément transformée et propose aujourd'hui des moyens de diagnostic et de guérir d'une incomparable puissance. Ces révolutions fruits de la recherche expérimentale et/ou des progrès techniques ne se firent pas forcément au sein du corps médical et des facultés, même souvent elles éclorent en dehors et contre eux.

La médecine populaire a continué à survivre, porteuse d'une partie de la vérité des mentalités d'un peuple. Elle s'est vue adjoindre différentes pratiques, qui associées aux pratiques marginalisées par l'institution académique et officielle constituent aujourd'hui ce qu'il est convenu de nommer les médecines différentes.

La fonction centrale de l'Ordre des Médecins reste bien celle de maintenir par les rigueurs de la loi la domination sans partage d'une vérité officielle, et par conséquent de toujours traquer le charlatan, le déviant, celui qui ose penser autrement, qui ose dire et prouver que le salut est aussi en dehors de l'institution médico-industrialo technico-scientifique. Je suis de ceux-là.

Et mon combat a pour but central la réconciliation des deux médecines. Cette réconciliation est un des grands enjeux des siècles à venir. Elle est à réaliser sur la base de l'évaluation, de la prise en compte des mentalités, des philosophies actuelle (éthique ...), de l'avancé de l'ensemble des sciences (biologiques certes, mais aussi de la nébuleuse appelée sciences humaines), et enfin des techniques. Elle nécessite une vraie restauration des pratiques traditionnelles et une prise en compte adaptée des pratiques de santé des autres civilisations. Je mène ce combat depuis plus de 20 ans. Je l'ai mené au plus haut niveau, puisque j'ai été chargé en 1985, par les Ministres ayant en charge la santé de ce pays et à la demande expresse du Président de la République, de travailler à la mise en place d'un groupe de travail sur l'évaluation des médecines différentes, puis j'ai participé à ce groupe de travail. J'insiste lourdement sur le fait qu'évaluer n'est pas reconnaître. Je déplore que l'ordre des médecins ait participé activement à l'action qui a mis fin à ce processus.
 
Évaluer, ne peut pas être le monopole du corps médical, des Facultés et autres institutions académiques. L'évaluation des techniques médicales (diagnostiques et thérapeutiques, des médicaments, etc. etc. ) doit être réalisé par des organismes totalement indépendants (garanti législative de cette indépendance et lourdes sanctions en cas de fautes). Il doit exister dans le processus d'évaluation des représentants de la société civile, des différents corps de métier intervenant dans les procès diagnostiques et thérapeutiques (médecins infirmières, psychologues, ostéopathes - pourquoi ont-ils pignon sur rue dans les maternités allemandes et pas en France? - urbaniste, écologiste, vétérinaire, économiste, etc... etc. ) Le point de vue médical, ne pouvant constituer qu'une facette d'un vaste prisme. Bref, ce n'est pas au seul boulanger d'évaluer la qualité de son pain.
 
Monsieur DIDIER TABUTEAU, Directeur de l'Agence du Médicament, a publié en 1994, un petit ouvrage sur la sécurité sanitaire. Il écrit dans une formule percutante et sans appel: « la leçon du SIDA transfusionnel est là: que soient définis clairement les niveaux de responsabilité, proscrit le mélange des genres, dissociées les fonctions d’expert de décideur et de gestionnaire. L'efficacité d'une thérapeutique est une chose, les considérations tarifaires une autre ». C'est souligner l'immense danger que de perpétuer les habitudes actuelles, et tout particulièrement celles concernant l'évaluation médicale. On n'a jamais vu un épicier expliquer à sa clientèle qu'il vendait des produits avariés...
 
Je milite pour le respect de la multiplicité des intervenants en matière de maladie et de santé, pour une conception communautaire de la santé, pour une évaluation de toutes les pratiques de ce champ. C'est bien sur ce terrain que je mène mon combat. Et l'Ordre du Pas-de-Calais l'a bien compris qui me reproche une lettre ouverte envoyée à Monsieur le Professeur BERNARD DEVULDER, Doyen de la Faculté de Médecine de LILLE, que je respecte pour ses vastes connaissances et ses éminentes capacités pédagogiques et d'organisateur. Nous sommes donc pour reprendre le mot de FRANÇOIS MITTERRAND au coeur « d'une réalité sociale qu'il n'est pas possible d'ignorer», bref sur un terrain politique.  Le procès qui m'est fait est un procès d'opinion.

EN QUOI CONSISTE MA PRATIQUE

1 - Je suis installé en médecine générale orientation homéopathie et phytothérapie. J'ai obtenu des diplômes universitaires dans ces disciplines. Je prescris donc majoritairement des traitements homéopathiques, phytothérapiques, diététiques et oligothérapiques, soit comme thérapeutiques principale, soit comme adjuvantes quand un traitement chimiothérapique est nécessaire. Je recours chaque fois que cela s'impose à l'ensemble des possibilités d'imagerie médicales et de biologie. Je n'ai jamais hésité une seconde à demander l'avis d'un confrère spécialiste quand c'était nécessaire.

2 - Par ailleurs, j'ai suivi une formation universitaire en cancérologie à la faculté de PARIS NORD, sous la direction du Professeur LUCIEN ISRAËL, Membre de l'Institut. Je prends en charge des malades atteints d'un cancer que Monsieur ISRAËL voit comme consultant. Je souligne, que ces malades ne sont pas traités par des chimiothérapies « homéopathiques », mais bien au contraire par des chimiothérapies lourdes et prolongées. Toute une partie de ma pratique consiste à adjoindre une panoplie de moyens pour améliorer l'acceptation de ces thérapeutiques que je juge nécessaires. Pour que mon point de vue soit clair, voici l'essentiel de la lettre que j'écrivais dernièrement à Monsieur ISRAËL:
 « Cher Monsieur, Vous m'avez fait l'honneur de m'accueillir dans votre service dans le cadre du Diplôme d'Oncologie médicale que vous organisiez, il y a 10 ans. Depuis, vous acceptez de voir les personnes qui me consultent avec un problème de cancer et vous me préconisez la conduite à tenir. Je mesure tous les jours - je pèse mes mots - la chance que cela représente pour ces personnes, car j'ai malheureusement de trop nombreux éléments de comparaison avec les résultats obtenus par ailleurs.
Je m'efforce, de marquer, vous me pardonnerez, notre différence; de l'expliquer. Un cancer est toujours grave et il faut d'emblée utiliser les traitements maximums en assurant la meilleure synergie possible, puis utiliser les stratégies post-thérapeutiques différenciantes principalement. En ce qui me concerne, j'ajoute différents moyens permettant de mieux supporter les traitements.
Les habitudes en matière de cancéro. vous le savez est de traiter insuffisamment, trop peu de temps sous le prétexte de garder « des munitions en réserve ». Et de rechute en rechute la bataille est perdue. Il est quand même parfois difficile d'expliquer qu'il n'y a pas de « petites chimiothérapies, de traitement légers, certains parlent de chimiothérapies homéopathiques ». « Les traitements de Monsieur ISRAËL sont trop forts ». J'ai même entendu: « c'est écraser une mouche avec un marteau-pilon ». Malheureusement les personnes ainsi abusées soit reviennent avec une situation catastrophique soit nous apprenons qu'une rechute nécessite ce qu'on a voulu éviter au départ.
Bref, éteindre l'incendie fermement avec tous les moyens disponibles, ou le laisser couver sous la cendre, précéder ou poursuivre la cinétique cancéreuse: voilà les 2 voies. Mais le message est souvent difficile à faire passer, sauf quand il y a un exemple familial.
Je dois le dire, votre notoriété et le témoignage de malades qui vous ont consultés aident à convaincre. Je ne suis pas trop mis en cause de ce fait. »
Dans ma pratique cancérologique, je rencontre malheureusement des personnes qui sont considérées en phase terminale et renvoyées chez elles pour mourir. Je rencontre aussi des personnes qui pour des raisons particulières refusent les traitements classiques. Pour cette dernière catégorie de malades, j'effectue un suivi le plus rigoureux possible et tente de démontrer l'intérêt de mettre en route les traitements classiques associés aux traitements parallèles. Quand ces conditions sont remplies, j'utilise plusieurs moyens thérapeutiques non-officiels ou bénéficiant d'une AMM hors de FRANCE (ALLEMAGNE - ITALIE - ESPAGNE etc.). J'ai de très nombreux résultats tout à fait impressionnants. Les témoignages que j'ai recueillis (comme le proposait dans son courrier du 8 février 1990 le Docteur OLIVIER DUBOIS) et que j'annexe au présent mémoire en attestent. J'estime, que l'ordre des médecins a le devoir et les pouvoirs de provoquer une évaluation de ces dossiers. Sous son contrôle déontologique, je suis tout à fait disposé à participer à une telle évaluation. Le Docteur YANN EUGENE TIBERGHIEN a soutenu devant la faculté de MONTPELLIER et sous la présidence du Professeur HENRI PUJOL une thèse où était évoquée des cas de survie de malades de ce type. Je souhaite que le Conseil Régional du Nord Pas de Calais de l'Ordre des Médecins sollicite des universitaires et scientifiques pour initier une telle démarche.
 

COMMENTAIRES SUR LA PLAINTE DU CONSEIL
DEPARTEMENTAL DU PAS DE CALAIS
DE L'ORDRE DES  MEDECINS

1 - REMARQUES SUR LES CARACTERISTIQUES SINGULIERES DE LA PLAINTE

a) II est évoqué dans cette plainte l'exercice illégal de la médecine, ce qui correspond à la condamnation du Tribunal de Grand Instance de BETHUNE, confirmée par la Cour d'Appel de DOUAI. C'est très curieux, car je suis toujours régulièrement autorisé à pratiquer la médecine en FRANCE.

b) II est évoqué à ma charge des articles du Code de la Santé Publique or le Conseil Régionale de l’Ordre des Médecins, n'a à connaître que les manquements au Code de Déontologie Médicale.

c) Aucune plainte de patient n'est rapportée dans le document du Conseil Départemental. Au contraire le dossier concernant Mr G. L. établie sans ambiguïté qu'il a été traité durant 15 ans pour une maladie de kahler sans aggravation en conservant son état général, qu'il a surmonté une tuberculose pulmonaire et que malheureusement il est décédé d'une autre maladie: un cancer du colon traité dans le service du Professeur CLAUDE GAUTIER, au Centre Hospitalier de LENS.

d) Les documents cités n'ont fait à l'époque de leur production l'objet d'aucune plainte. Il m'est reproché d'avoir contrevenu aux articles 17 -18 et 19 du code de déontologie sans aucun argumentaire.

2 - A PROPOS DE LA CONDAMNATION PAR LE TGI DE BETHUNE CONFIRMEE PAR LA COUR D'APPEL DE DOUAI.

J'ai été condamné pour exercice illégal de la pharmacie. Il faut en préciser le contexte. J'ai été le conseiller d'une association de malades, dont les Présidents étaient Monsieur JOSEPH TOURNEL, puis Monsieur GASTON LEFLON. Cette Association a entrepris de faire fabriquer des produits mis au point il y a 50 ans environ par ARTHUR VERNES. Ces produits: les solutés de Vernes sont utilisés par de nombreux malades et conseillés par des médecins. Je n'ai jamais tiré le moindre bénéfice de cette action qui était entièrement bénévole et au service des malades. Il m'est apparu important de défendre ainsi le droit des malades de choisir leurs thérapeutiques. En aucun cas mon comportement n'a été contraire à l'honneur à la probité et ne ternit pas l'image du corps médical. J'ai agi en mon âme et conscience et je me tiens et me tiendrai toujours à cette attitude. Encore une fois pas la moindre plainte de malade dans le dossier de l'ordre.

Le TGI de BETHUNE a prononcé cette condamnation en vertu des articles L. 511 L.512 L.517 L.518 L.596 du code de la santé publique. Selon les lois et règlement en vigueur, le Conseil Régional ne peut que se prononcer par rapport aux articles du code de déontologie. Il n'a pas à prendre en compte les articles cités du code de la santé publique.

Le Tribunal de Grande Instance de BETHUNE et la Cour d'Appel de DOUAI ont prononcé une sanction qui reste symbolique. En effet, alors que la Loi permettait au Magistrat de prononcer une peine d'emprisonnement, celle-ci n'a pas été envisagée, même avec sursis.

En outre, et surtout, ni le Ministère Public ni le Tribunal, ni la Cour n'ont également envisagé une quelconque interdiction professionnelle.
Les Magistrats ont considéré qu'ils se devaient d'appliquer la Loi, quand bien même cela était regrettable, vu l'intérêt manifeste de l'action qui avait été entreprise par l'Association que je conseillais.
 
Par ailleurs, aucun Organisme ne s'est constitué Partie Civile devant le Tribunal de Grande Instance de BETHUNE ou la cour d'Appel de DOUAI. L'Ordre des Pharmaciens n'est nullement intervenu. La DRASS n'est guère plus intervenue en tant qu'autorité poursuivante.

Les faits reprochés remontent à l'année 1990. Le premier Jugement a été rendu en mars 1992 et l'Arrêt définitif en Janvier 1995. Il s'agit de faits anciens qui n'ont nullement troublé en quoi que ce soit l’opinion publique. Nul n'a prétendu que les faits poursuivis devant la juridiction pénale étaient des actes de nature à discréditer la profession ni un manquement à l'honneur.

Tant les faits que la procédure diligentée n'ont nullement porté atteinte à ma considération tant auprès de l'entourage professionnel qu'auprès des malades.

La loi N° 92-1279 du 8 décembre 1992 modifiant le livre V du Code de la Santé Publique et relative à la pharmacie et au médicament, admet «'utilisation de médicaments sans autorisation dans 3 cas: - traitement de pathologies graves, - patients atteints de maladies rares, - importation de médicaments reconnus à l'étranger.

3 - AFFAIRE DE LA LETTRE AU PROFESSEUR DEVULDER

À ce propos, je me contenterais de reprendre les termes de la lettre du 10 janvier 1989 du Docteur OLIVIER DUBOIS, qui présidait l'ordre des Médecins du Pas-de-Calais: « l'ensemble des praticiens a estimé que les attaques du Docteur LACAZE portaient essentiellement sur les méthodes d'enseignement, ou les qualités pédagogiques du Professeur DEVULDER. Il est parfaitement juste qu'à aucun moment, la compétence professionnelle d'un confrère n'a été mise en cause. » Je n'ai jamais eu connaissance de la mise en garde qu'il devait me faire et j'ai découvert au mois de novembre 1995 l'existence d'un dossier concernant cette lettre au Professeur DEVULDER, dont je ne mets en cause ni les méthodes d'enseignement, ni les qualités pédagogiques. J'estime au contraire qu'il est un remarquable pédagogue. Le centre de mon propos est de montrer la nécessité d'une médecine de terrain et de la nécessaire collaboration des 2 médecines.
 
La lettre de Monsieur DUBOIS, appelle de ma part une autre remarque. Il écrit: « nous avons été amené à examiner une lettre injurieuse adressée à un Conseiller Général du Département. » Par un courrier daté du 30 septembre 1988, ce Conseiller Général m'écrit: «j'ai l'honneur d'accuser réception de votre lettre ... qui met, pour ce qui me concerne, un point final au quiproquo qui avait pu naître sur ma seule responsabilité de la non-admission d'une habitante de W. à l'Aide Médicale Gratuite. Je partage par ailleurs tout-à-fait votre point de vue et je m'efforce avec les modestes moyens qui sont les miens d'avancer vers une société qui soit plus juste et plus fraternelle. »

4 - A PROPOS DE LA LETTRE DU DOCTEUR VAN RAES ET DE LA REPONSE DE MONSIEUR OLIVIER DUBOiS PRESIDENT DE L'ORDRE

J'ai agi d'une façon tout à fait déontologique, puisque comme j'en ai l'habitude, quand la famille m'a amené le malade, je me suis enquis du nom du médecin traitant. La famille m'a proposé de le voir. Ce qui a été fait par le fils du malade le 8 février 1989. Le Docteur VAN RAES m'a communiqué des éléments du dossier, et a pris connaissance de ce que je proposais. Il a refusé de collaborer et prévenu le Président de l'ordre. C'est son droit et j'estime que cela a été effectué très correctement. Le malade était malheureusement en phase terminale d'un cancer de la vessie traité par seule chimiothérapie. Il devait décéder le 15 mars 1989. J'ai proposé des moyens thérapeutiques pour améliorer au maximum son confort. Moyens, d'ailleurs figurant à la pharmacopée ou au Vidal, soit sous forme de spécialités soit sous forme de préparations magistrales homéopathiques.

Je joins le témoignage de Monsieur M. H.du 9 février 1989.
Je note sur la lettre du Docteur OLIVIER DUBOIS la phrase: « si vous souhaitez faire poursuivre le Dr LACAZE (qui est récidiviste des faits), vous voudrez bien me l'indiquer.» Je suis à plusieurs reprise intervenu auprès du conseil départemental pour avoir connaissance des faits qui justifient cette phrase de Monsieur DUBOIS. Il m'a été confirmé par courrier que n'existe aucun élément autre que ceux figurant dans le dossier du Conseil Régional de l’Ordre.

 5 - A PROPOS DE M. G. L. .

Je me contenterais de reprendre la lettre que j'ai envoyée à Monsieur le docteur J. J. HUART, le 18 janvier 1990, et qui figure dans les documents transmis au conseil régional. J’ajouterais simplement que Monsieur HUART n’a pas jugé bon de me répondre ni aux questions, concernant la révélation de la maladie à Mr G. L, ni sur l’effet de la thérapeutique instituée par mes soins en 1980. M. G. L est décédé d'un cancer du côlon en décembre 1994, après un traitement chirurgical et chimiothérapique dans le service du Professeur GAUTIER au Centre Hospitalier de LENS. Il a donc survécu 15 ans a une maladie de kahler, qui n'a pas entraîné son décès. Son bon état de santé a été constaté à plusieurs reprise par le Docteur FRANÇOIS lui-même: cf. courriers de ce médecin.

J’insiste enfin, sur le fait que le médecin-conseil de la CSM de COURRIERES a refusé que M. G. L soit suivi par une autre équipe hématologique que celle de LILLE. Comportement qui est parfaitement anti-déontologique selon le courrier du Président du Conseil Départemental de l'Ordre en date du 8 février 1990 et figurant au dossier. Il a transmis un dossier tronqué à l'Ordre des Médecins du Pas-de-Calais: les premiers documents de ce dossier, étant de 1989. L'actuel secrétaire général de l'Ordre National des Médecins Monsieur le Docteur DUBOIS alors président du conseil départemental du Pas-de-Calais écrivait dans ce même courrier du 8 février 1990: « le Dr LACAZE pratique depuis de nombreuses années, sans apporter la moindre preuve scientifique, la moindre communication ou témoignage, pour appuyer ses dires ou affirmations. » Je lui adressais aussitôt l'intégralité du dossier de M. G. L (que j'avais envoyé, auparavant au Centre Hospitalier de LENS dès que j'ai connu son hospitalisation). Ce qui a l'évidence constituait au moins un témoignage. Curieusement Monsieur DUBOIS ne m'a jamais répondu. Mais je prends note de sa demande de TEMOIGNAGES. En annexe de ce mémoire, figure de nombreux témoignages. Je note encore une fois, à l'inverse que dans le dossier d'accusation ne figure aucune plainte de patient.
 
Il est curieux que la plainte du Conseil Départemental évoque «la réclamation du Professeur Francis BAUTERS, concernant le Sieur Mr G. L de A., malade soigné au CHR », alors que ce malade était suivi par moi depuis 10 ans pour une maladie de kalher diagnostiquée en mai 1980, que j'avais envoyé L'ENSEMBLE DU DOSSIER A L'HOPITAL DE LENS, que j'avais clairement indiqué par courrier le traitement que prenais Mr G. L. Bref j'ai agi avec responsabilité dans l'intérêt de ce malade dans une clarté totale en donnant tous les éléments que j'avais en main. L'attitude des hospitaliers qui ont à cette époque pris en charge M. G. L est parfaitement ANTI-DEONTOLOGIQUE. Le Docteur FRANÇOIS, chef de service au Centre Hospitalier de LENS - PARFAITEMENT AU COURANT DE CE QUE J'AVAIS FAIT EN FAVEUR DE M. G. L. ET DE SON ETAT: PLUSIEURS LETTRES L'ATTESTENT- s'est permis en toute impunité de me traiter de « gourou qui influence ses malades », non seulement sans en apporter la moindre preuve mais en contradiction totale avec les faits. Il a exercé une pression injustifiée sur M. G. L. Je joins en annexe les lettres que j'ai envoyées a Monsieur  FRANÇOIS, à Monsieur BAUTERS et les réponses qui m'ont été faites.
 
Je joins des témoignages de M. G. L.
 
En conclusion:

1 - j'ai scrupuleusement respecté le code de déontologie, en apportant à M. G. L une thérapeutique qui lui a permis de survivre à une maladie de kahler, en  informant avec une grande précision les médecins hospitaliers en particulier qui ont eu à connaître son dossier. Il est de la responsabilité de ces praticiens de prendre en compte les effets de ces thérapeutiques, car ils sont seuls à disposer de l'infrastructure matérielle nécessaire. Dans le cas de GASTON LEFLON, il y avait eu abandon à son initiative de la  thérapeutique classique qu'il ne supportait pas, donc nécessité d'instaurer un autre  traitement.
2 - je note que le comportement de certains médecins hospitaliers fut particulièrement  anti-déontologique. L'un me traitait de «gourou qui influence ses  malades ». Il est vrai que l'ordre n'a pas à juger les comportements des hospitaliers  laissant à ces confrères toute latitude pour calomnier et tronquer la vérité des faits.
 

6 - A PROPOS DES COURRIERS DU DOCTEUR OLIVIER DUBOIS

a - Monsieur DUBOIS me fait un procès d'intention non fondé quand il écrit: « le Docteur LACAZE pratique depuis de nombreuses années sans apporter la moindre preuve scientifique, la moindre communication ou témoignage (souligné par moi), pour appuyer ses dires ou affirmations. » En effet, j'ai participé à la publication de témoignages, de travaux cliniques. Sont annexés à ce mémoire un certain nombre de témoignages qui d'une part montrent la réalité de ma pratique et d'autre part établissent des résultats tout à fait dignes d'intérêts de certaines thérapeutiques. En réponse à cette lettre, j'ai communiqué à Monsieur Dubois un dossier parfaitement documenté concernant M. G. L. Je comprends mal qu'il n'ait eu aucune réaction et que même contre toute évidence le Conseil Départemental soutienne que je n'ai pas produit de témoignage.

b - Monsieur DUBOIS fait état: - « de nombreuses démêlées avec le Doyen DEVULDER » -« qu'il est un opposant à l'ordre des médecins », - « qu'il refuse régulièrement sa cotisation », - « qu'il est un récidiviste des faits » . Monsieur DUBOIS invite des praticiens à porter plainte contre moi. Que se passe t- il ?

Je n'ai pas eu de démêlées avec Monsieur le Professeur BERNARD DEVULDER. Il est un personnage public, incarnant une pratique scientifique, médicale, et administrative que je ne partage pour l'essentiel pas. Je lui en ai fait part, par une lettre publique que je lui ai envoyée dans son service le 15 mars 1988. C'est mon droit le plus élémentaire. Je comprends pourquoi, je n'ai jamais reçu la « mise en garde très vive » dont parle Monsieur DUBOIS dans son courrier du 10 janvier 1989. Il est difficile de mettre en question, même pour l'Ordre des Médecins une liberté fondamentale. Mais quand même cette propension à grossir les faits....
 
c - J'ai été plusieurs années adhérent au Syndicat de la Médecine Générale, qui existe toujours, et qui a mené une longue campagne  contre l'Ordre des Médecins. Dans ce contexte nous avions refusé de payer notre cotisation à cet organisme. Comme d'autres confrères, j'ai été condamné par le Tribunal d'Instance à payer mes cotisations ce que j'ai fait. Monsieur DUBOIS mettrait-il en question le droit de se syndiquer de défendre publiquement et légalement ses idées?

7- CONCLUSIONS.

Il existe donc un ensemble de courriers, et de documents, en provenance du Conseil de l'Ordre des Médecins du Pas-de-Calais qui établissent:

- que rien de précis ne m'est reproché, hormis mes actions PUBLIQUES en faveur de la défense et de l'expérimentation des médecines différentes;

- qu'existe une volonté nette de me nuire. Le bulletin de l'Ordre des Médecins du Pas-de-Calais publie un éditorial sous la signature de son Président fixant parmi les 6 priorités de ce Conseil: « l'action à rencontre de confrères considérés depuis longtemps comme dénaturant l'image du corps médical et jusqu'alors, bien peu inquiétés ».

Cet ensemble de faits, pose un véritable et grave problème. Nous sommes en effet à un important tournant de la pratique médicale en FRANCE, révélée, par 3 ordres de faits. Il y a d'abord, la crise du système de financement liée à la crise sociale (chômage, exclusion). La crise de confiance liée à l'affaire dite du sang contaminé, est profonde, et ce d'autant qu'elle est soulignée par le surprenant et assourdissant silence de l'Ordre des Médecins. La troisième série de faits, concerne la crise du financement d'une partie de la recherche, liée en particulier à l'affaire de l'ARC et à l'incompréhensible comportement de grands ténors de la cancérologie française. Il faut rattacher, à cette dernière catégorie l'orientation quasi exclusive de la recherche, sur le génome. Pour moi, la question dite des médecines différentes est partie intégrante du problème auquel aujourd'hui notre société est confrontée. J'émets le voeu que ce problème pourra être examiné avec sérénité et dans son ampleur par le Conseil Régional de l'Ordre des Médecins du Nord-Pas-de-Calais. Les faits sont têtus, un phénomène de société encore plus.


CONCLUSIONS GENERALES

Il m'est principalement fait un procès d’opinion. Oui, je défends les médecines différentes. Oui, je demande leur expérimentation. Oui, j'ai mené cette action au plus haut niveau.

Non, je n'ai pas contrevenu au code de déontologie médicale, que j'ai respecté dans son essence: apporter aux personnes qui me font confiance le maximum d'aide et de respect, pour essayer de les guérir et de les aider à vivre. Non, je n'ai pas terni l'image du corps médical. Non je n'ai tiré aucun profit personnel des actions que je mène, bien au contraire.

Mais qu'on ne s'y méprenne pas, mon ambition est et reste de concourir à l'édification du Service de Santé de demain. Aujourd'hui, dans les mentalités, dans l'idéologie médicale dominante, dans les institutions (exemple la sécu), ce qui prime c'est à plus de 95% traiter la maladie. Il en résulte des recherches de pointe comme celles sur le génome, sur la fécondation in vitro, sur les moyens chimiques d'abaisser artificiellement le cholestérol etc... etc. il s'agit de traiter les maladies dans une optique purement anatomo-clinique.

Il convient de changer de cap et d'axer le système et les ressources sur la prévention. L'étude du Professeur RENAUD sur la prévention des maladies cardio-vasculaires par le régime crétois en est le prototype.
 
Il s'agit bien dans cette perspective d'assurer sa place à chacun, professionnels de tout type et usagers. Il s'agit tout particulièrement de réhabiliter les médecines populaires et traditionnelles, les médecines marginalisées, les médecines différentes. Ceci sur la base d'une évaluation adaptée (on n'évalue pas d'une façon identique un anticancéreux et une méthode agissant sur le terrain d'une personne ou d'une population) et une synergie entre les pratiques médicales. L'objectif devra alors être de potentialiser les pratiques.
 
La santé appartient aux citoyens de ce pays. C'est à eux de la gérer et non à une caste de professionnels recroquevillés sur leurs prérogatives, et tranchant au nom d'une science incertaine.
 
Les propositions d'évaluation que j'avais contribué à établir peuvent constituer une des bases de discussion. La balle est aussi dans votre camp. Vous pouvez décider d'agir pour que les choses changent, qu'une évaluation soit mise en route. Vous pouvez prendre ce  risque historique.
Liévin le  15 mars 1996
 
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1 mars 2008 6 01 /03 /mars /2008 19:48
FONDEMENT THEORIQUE
ET PROPOSITION DE PREVENTION
DE LA MALDIE D'ALZHEIMER
(février 2008)


Voir le texte en cliquant sur: link
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Published by Jacques Lacaze - dans Gernez André
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26 février 2008 2 26 /02 /février /2008 17:36
  
 






























Texte intégral de l'article de l'Avenir de l'Artois:

Le Dr Lacaze, poursuivi
par l'Ordre des Médecins du Pas-de-Calais.
Le Conseil Régional prononce la relaxe

"C'est un jugement très important que vient de rendre le Conseil Régional de l'Ordre des Médecins. Il s'agit à n'en pas douter d'un début de reconnaissance des médecines différentes. Le dossier soutenu contre moi par le Conseil de l'Ordre du Pas-de-Calais était vide. Il évoquait un soit disant exercice illégal de la médecine, or je suis toujours régulièrement autorisé à pratiquer la médecine en France" nous déclare le Docteur Jacques Lacaze à la sortie du «tribunal» organisé samedi dernier à Lille. «Aucune sanction ne sera prise contre vous, aucune faute n'a été commise» tels furent tes propos du Président du Conseil. Les nombreux amis du docteur Lacaze présents dans la salle pour le soutenir applaudirent à l'annonce du jugement.
    
Soigner hors des sentiers battus
Jacques Lacaze est médecin, installé à Liévin, rue Emile Zola, il pratique régulièrement l'homéopathie, la phytothérapie, l'oligothérapie soit comme thérapeutiques principales, soit en complément de traitement chimiothérapiques. Mais le docteur Lacaze n'hésite pas pour autant à recourir à la médecine traditionnelle lorsqu'il le juge nécessaire.
Dans le rapport présenté par M Soulier devant le Conseil Régional de l'Ordre, il n'était fait aucun reproche sur le plan médical au docteur Lacaze. Aucun médecin ne s'était vraiment élevé contre les thérapeutiques prèconisées. Aucun patient n'avait porté plainte contre le Docteur Lacaze. Pourtant, selon le Docteur François, chef de service au Centre Hospitalier de Lens, M. Lacaze est un «gourou qui influence ses malades». Il est vrai que le docteur Lacaze a utilisé pendant quinze années une plante venue du Nord Cameroun pour traiter un patient atteint d'une maladie de Kahler. Or pendant toute cette période, le docteur François lui-même ne pouvait que constater le bon état de santé de ce malade. En 1994, ce patient décédait d'un cancer du colon après un traitement chirurgical et chimiothérapique. Ce n'était donc pas la maladie de Kahler qui avait entraîné son décès.
 
Un Ordre trop conservateur
Le fond de l'affaire qui oppose le docteur Lacaze à ses pairs semble plutôt reposer sur les prises de positions du docteur contre le Conseil de l'Ordre. Jacques Lacaze reproche au Conseil de l'Ordre son conservatisme et son corporatisme. Selon lui: «L'art de guérir ne se décrète pas. Cet Ordre a été créé en octobre 1940 sous le régime de Vichy. N'oublions pas qu'en 1962, l'Ordre condamne la contraception, avant de lutter contre la légalisation de l'avortement. Ces faits souligne l'enracinement profond de cette institution dans un système politique unanimement rejeté.»
Pendant plusieurs mois, le docteur Lacaze refusera de payer sa cotisation à l'Ordre sur ordre de son syndicat, le SMG (Syndicat de la Médecine Générale). Condamné, comme ses confrères, il remboursera ce qu'il n'a pas payé.

Enfin, dans une lettre adressée au Professeur Devulder, doyen de la Faculté de Médecine, le docteur Lacaze soulignait l'intérêt d'une médecine de terrain et la nécessaire collaboration des médecines. Certains médecins crurent voir dans ce courrier une remise en cause des méthodes d'enseignement et des qualités pédagogiques du professeur Devulder. D'après Jacques Lacaze, il existe « une volonté de me nuire alors que rien de précis ne m'a été reproché". Dans l'un des bulletins de l'Ordre des Médecins du Pas-de-Calais, son Président dans son éditorial fixe comme l'une de ses priorités: «l’action à rencontre de confrères considérés depuis longtemps comme dénaturant l'image du corps médical» et qui étaient jusqu'à présent «bien peu inquiétés».
 G. Leroy

 

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26 février 2008 2 26 /02 /février /2008 08:09
VACCIN CONTRE
L'HEPATITE VIRALE B


Article de NATURE & PROGRES n°7 de septembre-octobre 1997


Printemps 1994, la France se réveille un beau matin avec un scoop : « l’hépatite virale B nous menace tous ». Des campagnes de vaccination, basées sur une médiatisation outrancière sont mises en place. Campagne orchestrées par les deux principaux laboratoires producteurs du vaccin qui en retirent évidemment des bénéfices considérables. Le tout payé en grande partie par la Sécurité Sociale. Or ce vaccin est très loin d’être anodin. On le soupçonne fortement d’occasionner dans un délai proche ou moyen, des maladies auto-immunes : sclérose en plaques, Lupus érythémateux…
Suite à cela, le Dr Jacques Lacaze, avec un petit groupe de médecins lance un appel auprès des médecins suivi peu après par une lettre ouverte aux plus hautes autorités de l’Etat réclamant un moratoire sur cette campagne de vaccination. Voici son témoignage :



Les campagnes de vaccination contre l’hépatite B qui se succèdent dans ce pays depuis le début de l’année 1994, offrent un exemple frappant de la façon dont la recherche du profit se conjugue avec l’incapacité des Pouvoirs Publics à prendre des mesures efficaces. Quand il ne s’agit pas de complicité pure et simple. Je voudrais expliquer ici comment j’ai vécu cette affaire et pourquoi je suis intervenu et par quels moyens, et enfin, comment on peut analyser les conséquences de cette intervention, en particulier ce qu’elle nous a révélé. Je me permettrais de dire mon point de vue sur les solutions à apporter pour que de tels faits ne se reproduisent plus, et pour que notre santé ne soit pas prise en otage par la France du profit et du fric qui, aujourd’hui pavoise sans vergogne, étalant ses colossaux bénéfices. Toujours plus favorisés par les gouvernements qui se succèdent, au nom des « convergences de Maastricht et de la monnaie unique », pendant que chômage misère, catastrophes sanitaires augmentent, à l’autre pôle de la société. J’ai découvert que les campagnes de vaccination contre l’hépatite B posaient problème et ce pour deux raisons :
- quand le ministre, M. Douste-Blazy, a lancé la campagne en direction des classes de 6ème , alors que la presse médicale et grand public sensibilisait en direction des adolescents ,
- quand des associations d’usagers et le mensuel L’Impatient, m’ont alerté sur les cas de sclérose en plaques, survenus chez les personnes victimes de la première vague de vaccination obligatoire dans les hôpitaux et dans tout ce qui de près ou de loin, concerne les collectivités. L’Impatient consacrait un numéro spécial à ce problème, avec de nombreux témoignages. Médecines nouvelles, de son côté, se faisait l’écho des interrogations et des mises en garde des médecins.

La presse médicale s’en mêle
Dans le même temps, un journal médical de très grande diffusion, Le Généraliste, publiait le 1er novembre 1995, un dossier sous le titre : « Santé publique : qui décide ? Qui agit ? Qui communique ? » L’éditorial signé par le Dr Bernard Geidel est à ce sujet édifiant, on pouvait notamment y lire : « La campagne de vaccination contre l’hépatite B de juillet 1994… a été, dans l’ensemble, très bien acceptée par les médecins et par le public. Elle a cependant posé plusieurs problèmes. Le principe de la généralisation de la vaccination, que certains remettent en cause, aurait gagné à être justifié par un dossier plus solide, reposant sur une évaluation précise de la situation en France et des  bénéfices attendus. Mais le malaise et la confusion sont surtout venus de l’énorme campagne médiatique qui a accompagné cette mesure précipitéeees pouvoirs publics ont agi sois pression. La pression fantasmatique de l’opinion d’abord, qui aurait pu accuser de ne pas l’avoir fait, syndrome du sang contaminé oblige ». « La pression du monde de la science et de l’industrie ensuite. Le prosélytisme des uns et des autres s’est trop fait sentir pendant la campagne médiatique ». « toutes les armes de communication dirigées vers les médecins, mais surtout, le public, sont-elles acceptables en matière de santé publique ? Outre l’utilisation d’arguments en deçà de toute honnêteté intellectuelle quant à la gravité de la maladie ou sa transmission par la salive, se peut-il que l’information médicale soit transmise sans possibilité de contrôle et sans devoir de réponse » ? ». « La justification d’une diffusion massive du vaccin existe peut-être, mais si, mal étayée, si mal présentée, que l’impression qui domine est que l

Campagne de promotion massive
Aujourd’hui, ce texte garde toute sa valeur. Dans la presse médicale en effet, à la télévision, dans les journaux et périodiques grand public, dans les salles de cinéma, dans les stades, dans les collèges… s’étale la publicité sous différentes formes, en faveur du vaccin contre l’hépatite B. Selon la presse médicale, ces publicités sont payées par les deux grands groupes qui se partagent le marché des vaccins. Ce qui serait totalement illégal, si la loi qui interdit toute publicité pour des produits remboursés, ne l’autorisait pour les vaccins. Tolérance tout à fait exorbitante qui est à souligner. Et comme par hasard, M. Bernard Mesuré, le président du Syndicat National de l’Industrie Pharmaceutique (SNIP) interlocuteur des pouvoirs publics en matière de médicaments était en même temps président de SmithKline-Beecham, un des deux grands laboratoires qui fait la promotion du vaccin et qui à cette occasion, vient de damer le pion à son concurrent : Pasteur-Mérieux-MSD. Le responsabilité des Pouvoirs Publics deviendrait écrasante, s’il apparaissait qu’en définitive, ces campagnes de vaccination n’avaient d’autre fondement que la rivalité entre deux groupes mondiaux de production de vaccins. L’un d’eux (Smithkline-Beecham), se servant de la peur de l’hépatite B, créée de toutes pièces, pour s’implanter sur le marché français au détriment de l’autre groupe.

Un vaccin pas si anodin
Par ailleurs, ce vaccin, présenté comme très bien toléré, n’est pas aussi anodin qu’on a bien voulu le dire . Une récente étude (Thérapeutiques n°10, janvier-février 1996), portant sur la première vague de vaccination, celle qui a concerné les personnes à risques (professions de santé principalement),et concernant les maladies de la peau, a montré la survenue d’affections auto-immunes et allergiques graves. Plus inquiétant, sur la base d’études épidémiologiques et immunologiques, des équipes de chercheurs reconnues internationalement, soupçonnent entre autres le virus de l’hépatite B d’être à l’origine de sclérose en plaques (La Recherche n°284, février 1996). Introduire l’antigène de ce virus massivement à des millions de nourrissons comme cela est en train d’être réalisé, n’est-ce pas courir le risque de déclencher cette maladie, et de voir son incidence flamber dans 15 ou 20 ans ? Un nombre non négligeable de personnes atteintes de sclérose en plaques ont apparemment eu des poussées après injection du vaccin. Il semblerait même que la maladie se soit déclarée chez certaines personnes à la suite de ce même vaccin. Par une circulaire du 2 novembre 1995, le Pr. J-M. Alexandre, Directeur de l’Evaluation à l’Agence du Médicament, indique : « il est rappelé que toute stimulation immunitaire comporte le risque d’induire une poussée chez les patients atteints de sclérose en plaques. L’utilisation du vaccin est déconseillée chez ces malades ». par ailleurs, l’incidence de l’hépatite B et ses modes de contamination restent encore très discutés. Et les chiffres qui sous-tendent l’argumentaire en faveur de ce vaccin sont contradictoires. On évoque tantôt plus de 100.000 cas nouveaux en France, tantôt de 30.000 à 100.000. tantôt de 13.000 à 30.000. on parle aussi de mortalité en citant des chiffres de plusieurs milliers, mais sans préciser qu’il s’agit là de chiffres mondiaux. L’essentiel de la campagne auprès des adolescents enfin, a reposé sur le danger de la transmission par la salive… qui n’a jamais été démontré (on a dit et on dit encore qu’un seul baiser suffit à contracter la maladie. NDLR). Quant à évoquer la survenue d’un cancer des dizaines d’années après l’infection par le virus, cela relève du bourrage de crâne, car il n’est alors plus possible de faire la part des choses entre les différents facteurs de risques…

Une « enquête » opaque et non publiée
En décembre 96 pourtant, la Commission de pharmacovigilance se réunissait sur une base non définie et déclarait dans un communiqué de presse anonyme qu’il n’y avait pas « un lien de causalité entre la vaccination contre l’hépatite B et la sclérose en plaques », et que les programmes de vaccination devaient être maintenus. Cette décision appelle plusieurs remarques
-  elle s’est faite sur la base de « l’enquête de pharmacovigilance », étude totalement opaque et non publiée : personne ne connaît les documents qui ne sont pas publics, ni les noms des auteurs et en particulier les titres et fonction de ces personnes. D’autre part, curieusement ce communiqué du Ministère du Travail et des Affaires Sociales qui engage donc le gouvernement est distribué aux médecins par… Pasteur-Mérieux-MSD, qui en profite pour promouvoir ses produits.
-  remarquons à propos de la sclérose en plaques, que le diagnostic de cette maladie ne se fait en général qu’après plusieurs années dévolution. Il n’y a aucune méthode actuellement disponible pour le faire dès la première poussée de la maladie. Les cas répertoriés sont essentiellement ceux issus des premières campagnes touchant le personnel médical et paramédical pour qui le vaccin est obligatoire sous peine de licenciement. Les cas secondaires aux campagnes se déroulant depuis le printemps 94, ne seront malheureusement connus que beaucoup plus tard.
-  dans ce texte, ne sont pas mentionnées les autres maladies auto-immunes induites par le vaccin : polyarthrites, diabète non insulino dépendant, lupus, lichen etc.

Manœuvres en sous-main

En avril 96, avec un petit groupe de médecins et le concours logistique de l’Association Santé-Solidarité de Nantes », je rédigeais et lançais un manifeste qui à ce jour a recueilli plus de 440 signatures de médecins (*). Cette campagne de signatures précipitait la prise de conscience des médias. Fin 1996, plusieurs publications grand public faisaient état des doutes que provoquait ce vaccin quant à son innocuité. ainsi, « VSD »présentait des témoignages, « Le Pèlerin Magazine » également. Le mensuel de vulgarisation scientifique « Sciences et Avenir », dans sa  livraison de janvier 1997, rendait public un texte d’une extrême importance. Il s’agit de la déclaration d’un responsable du trust pharmaceutique Smith-Beecham qui se partage avec Pasteur Mérieux-MSD le marché mondial des vaccinations. « Dès 1988, nous avons commencé à sensibiliser les experts européens de l’OMS (Organisation Mondiale de la Santé) à la question de l’hépatite B. de 1988 à1991, nous avons financé des études épidémiologiques sur le sujet, pour créer un consensus scientifique sur le fait que cette hépatite était un problème majeur de santé publique. Avec succès, puisqu’en 1991, l’OMS a émis de nouvelles recommandations en matière de vaccination contre l’hépatite B ». « En France nous avons eu la chance de tomber sur Philippe Douste-Blazy, un ministre de la Santé dynamique. Nous sommes allés le voir et il a compris, du premier coup, qu’il y avait un problème de santé publique ». « … Cela n’a pas été le cas avec l’Allemagne et la Grande-Bretagne. L’hépatite B, les Britanniques n’en démordent pas : ils disent ne pas connaître…Ailleurs, comme au Bénélux, il s’agit d’abord d’une question de manque d’argent. Une campagne de vaccination de cette taille coûte une fortune. « …Et puis, il faut trouver le ministre qui amorcera le mouvement. En 1994, en France, nous avons décroché le marché de la vaccination en milieu scolaire. Quand un enfant se fait vacciner en sixième, sa mère pense à faire vacciner ses autres enfants par son médecin traitant et puis elle se dit : pourquoi pas moi et mon mari » ?

Vacciner, c’est bon pour les actionnaires

De son côté, Rhône-Poulenc, grand trust de la chimie, associé à Pasteur Mérieux-MSD affichait dans un slogan publicitaire : « Quand Rhône-Poulenc vaccine 20 personnes, c’est bien pour les actionnaires ». de tels textes, de tels aveux, ne s’inventent pas et ne se commentent pas. Ces campagnes de vaccination contre l’hépatite B, résultent bien d’un long et  patient travail des chargés « de relation et communication scientifique » des firmes pharmaceutiques qui fabriquent le vaccin. L’hépatite B, comme la malaria (qui touche surtout le Tiers monde) la fièvre jaune, le sida, l’hépatite C, etc… constitue un grave problème de santé publique, à l’échelle de la planète. Elle est responsable de millions de cas, de milliers de morts. Comme d’autres maladies virales, elle a été disséminée en France, en Europe, aux Etats-Unis, essentiellement par le sang contaminé, par les transfusions en particulier. C’est donc fondamentalement un problème de sécurité sanitaire. La question du risque se pose principalement au niveau du système de distribution des soins.

La santé publique aux mains des laboratoires
Les campagnes de vaccination contre l’hépatite B seront suivies de nombreuses autres vaccinations. Les laboratoires fabriquant des vaccins ne cachent pas leur intention : elle est de faire de la politique vaccinale, l’axe essentiel de la prévention en Europe. C’était l’un des buts fondamentaux et avoués des campagnes contre l’hépatite B : étudier le comportement des adolescents, en particulier, et des familles, face aux nouvelles alarmistes. Souvenons-nous : en 1994, la première campagne de vaccination s’est appuyée sur un amalgame entre sida et hépatite B : « On ne peut se vacciner contre le sida, mais on le peut contre l’hépatite B ». c’était le message soutenu par le Ministre en personne. Les firmes pharmaceutiques ne cachent pas leur volonté d’être les principaux opérateurs dans ces politiques « de santé publique ». leur stratégie ne fait aucun mystère et est développée publiquement : il s’agit pour elles de multiplier les vaccins. Les associations vaccinales qui, je le répète, tiendront lieu de politique de santé publique, auront deux cibles principales :
1.les jeunes parents, qui sont invités à vacciner, dès l’âge de 2 mois, leur bébé.
2. les adolescents au sujet desquels se multiplient les études, les interviews, pour trouver les moyens de leur faire accepter ces politiques. Il n’y a pas de débat. Nous retrouvons les mêmes experts, plus ou moins anonymes, et qu’on nous présente comme intemporels et doués de pouvoirs quasi surnaturels: ils ne se trompent pas… mais ils sont au service de l’industrie pharmaceutique. Ils ne se sont pas trompés pour l’amiante, et ont fabriqué de faux « travaux scientifiques » démontrant son innocuité. Ils ne se sont pas trompés pour le Distilbène qui a fait 160.000 victimes ni pour le sang contaminé, ni pour la vache folle, ni pour l’hépatite C (600.000 à un million de personnes contaminées en France et elles sont loin d’être toutes connues), ni pour l’hormone de croissance. Bien entendu, à propos de l’intérêt du vaccin contre l’hépatite B et de ses conséquences sur la santé, ils ne se trompent pas non plus.

A quand des experts indépendants ?
Il est urgent de séparer les fonctions d’experts, de chercheurs et de fabricants. Il faut aujourd’hui, remettre en question la toute puissance de l’expert, qui est à la fois conseiller des pouvoirs publics, des ministres, et à la fois inventeur, promoteur d’une technique, d’un médicament, etc… et à la solde de l’industrie pharmaceutique. C’est la première et urgente proposition que nous formulons. Il faut créer, dans le cadre d’une politique de sécurité sanitaire, un corps d’experts de très haut niveau, totalement indépendants des milieux industriels comme des promoteurs des produits pharmaceutiques et médicaux, avec les garanties juridiques de leur indépendance et des sanctions très lourdes en cas de compérage. Les Académies de Sciences, de Médecine, et de Pharmacie, traditionnelles conseillères des ministres ne répondent pas à ces critères. Nous aimerions connaître par le détail les implications de nos académiciens avec les lobbies industriels. Qu’ils rendent publics, comme les hommes politiques en ont le devoir, l’état de leurs finances, leurs relations, etc… Chiche ! Quant à la sécurité sociale elle est un dispositif égalitaire, qui a pour ambition d’assurer la distribution des soins, en fonction des besoins de chacun, en non en fonction des ressources. Elle a été mise en place en 1946, par le ministre communiste Ambroise Croizat. Depuis des décennies, elle fait tourner un système privé de distribution de soins, des médicaments en particulier. C’est une grave contradiction. La démocratie dans son mode de fonctionnement y a disparu depuis des lustres : plus d’élection des dirigeants par les assurés sociaux. Elle s’est mise à la solde des lobbies médicaux et industriels. Elle a remboursé, sans broncher, par exemple ces campagnes de vaccination contre l’hépatite B. elle n’a rien réclamé au laboratoire qui s’est enrichi avec le Distibène etc.

Nationaliser les opérateurs de santé publique
Il est nécessaire et  urgent pour la santé de tous, comme cela avait été proposé en 1946, de nationaliser l’industrie pharmaceutique et de rendre à la sécurité sociale sa vocation de principal et égalitaire opérateur en santé publique. Ceci en la soustrayant aux lobbies de toute sorte. Elle devra s’appuyer sur les experts de haut niveau et indépendants, pour fixer sa politique. Les usagers, les assurés devront retrouver toute leur place. S’ils préfèrent les médecines douces, il n’y a aucune raison pour que les spécialistes à la solde de l’industrie les en dissuadent. Elledevra enfin, devenir un des piliers d’une véritable politique de prévention et de santé publique.


(*) :Dont une soixantaine de spécialistes parmi lesquels 35 pédiatres, 3 professeurs d’université… Au total, elle comptabilisera plus de 1200 signatures.

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Published by Jacques Lacaze - dans Vaccins
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